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    Economie

    Grand-messe économique avant la conférence d'aujourd'hui et demain

    Par L'Economiste | Edition N°:485 Le 14/04/1999 | Partager

    · La Chambre de Commerce et d'Industrie de Stuttgart en première ligne

    · Le Maroc brille par son absence lors de la conférence économique

    L'Allemagne fait d'une pierre deux coups. Avant la tenue de la Conférence euro-méditerranéenne des Affaires Etrangères les 15 et 16 avril, elle a convié tout le gratin des affaires à une grand-messe économique pour rencontrer les entreprises des pays de la rive sud de la Méditerranée. Le maître d'oeuvre de cette opération n'est autre que la dynamique Chambre de Commerce et d'Industrie de Stuttgart. La capitale du land Baden-Wurttemberg abrite le siège de cinq des plus grandes entreprises allemandes. Il s'agit notamment de Mercedes-Benz, de Bosch et de Porsche. Siemens, même si son siège social est à Munich, emploie 46.000 personnes à Stuttgart.

    Placée sous le thème générique des «Pays de la Mediterranée-partenaires du 21ème siècle», cette conférence économique de deux jours (mardi 13 et mercredi 14 avril) comprend plusieurs ateliers de travail. Le premier a porté sur les méthodes de financement des affaires des pays arabes. Le deuxième a concerné le rapport des expériences avec des partenaires locaux pour des projets techniques et «de management en fonction des standards et des mentalités des pays arabes».
    Les Allemands sont méthodiques dans l'organisation. Ils ont regroupé les pays du Sud de la Méditerranée en fonction de critères géographiques et de communauté d'intérêts. La Maghreb avait son groupe. La Tunisie, comme d'habitude, était présente en force. La délégation secteurs public et privé était conduite par M. Mohamed Ghannouchi, ministre de la Coopération Internationale et de l'Investissement Extérieur. Pour la première fois dans de pareilles manifestations, les chefs d'entreprise algériens ont fait massivement le déplacement à Stuttgart.

    Quant au Maroc, «pays de l'éblouissement des sens», il a brillé par son absence. Les officiels habitués de l'axe Rabat-Paris n'avaient sans doute pas jugé utile de faire le déplacement outre-Rhin. Sans le vouloir, ils ont cédé la place à M. Gerd M. Doepner, chef de la Chambre de Commerce allemande à Casablanca. Au lieu de présenter les potentialités et les opportunités économiques du Maroc, celui-ci a brossé un tableau sombre et une image floue qui dissuadent plus d'un d'aller investir au Maroc. M. Mouhcine Ayouch de la CGEM a tenté de redresser la barre en mettant en relief les différentes reformes engagées ces derniers temps. Trop tard, le mal était fait...


    Des caisses de brochures


    Dans ce genre de rencontres, la communication peut faire la différence. En effet, des pays du Sud de la Méditerranée avaient dans leurs bagages des caisses entières de brochures et de prospectus en tout genre et dans différentes langues. Toute cette documentation est en couleur. Malte a poussé le bouchon plus loin en mettant à la disposition de l'assistance des cassettes vidéo à emporter: «Malta, your business partner». Sur le Maroc, rien! Mais l'originalité de cette conférence économique est ailleurs: face à une assistance de décideurs allemands, les chefs d'entreprise du Sud étaient invités à présenter leurs activités et les créneaux de partenariat qu'ils souhaitent établir. Après cette démonstration, des tables étaient dressées pour que les sociétés puissent conclure. L'Allemagne a décidé que 1999 sera l'année du commerce extérieur.

    Mohamed CHAOUI

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