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Economie

Grand-messe des chasseurs à Marrakech

Par L'Economiste | Edition N°:2762 Le 23/04/2008 | Partager

. Plus de 30 pays à la 55e assemblée jusqu’au 26 avril. La chasse régulée pour protéger la faune. Un gisement cynégétique pour développer l’écotourisme au Maroc LA chasse comme outil de développement durable. C’est le thème du forum mondial de la conservation de la chasse qui tient ses travaux à Marrakech jusqu’au 26 avril. Un thème censé donner une nouvelle dimension aux problématiques de la biodiversité et les équilibres écologiques. A noter que la rencontre est organisée par le Conseil international de la chasse et de la conservation du gibier (CIC) et le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD). Le Maroc qui abrite la 55e assemblée mondiale du CIC a mis en place une politique en matière de développement des activités cynégétiques, la faune marocaine offrant aux chasseurs une multitude de choix. Du reste, le développement du secteur cynégétique s’intègre aux plans de développement du pays qui visent à améliorer les conditions de vie des populations concernées. «Le gisement cynégétique national constitue une véritable niche de chasse écotouristique qui diversifiera l’offre touristique», rappelle Abdelhalim Lhafi, directeur du HCEFLCD. «Dans certaines régions rurales, il est possible d’exploiter l’espace autrement, en développant une niche d’écotourisme tout en respectant l’équilibre de l’écosystème», poursuit Lhafi. Propos renchéris par le président des chasseurs mondiaux, Dieter Schramm. «Sans développement durable, la protection ne suffit pas comme le démontre l’exemple du panda en Chine, alors que dans les pays où la chasse est suffisamment régulée et surveillée, les impacts négatifs sur la faune sont sinon évités, réduits». Pour le CIC, une chasse non régulée ou mal régulée, associé à un braconnage non contrôlé peut mener à une surexploitation de la faune et à une aggravation de la pauvreté rurale. «C’est le cas dans des pays en Afrique et en Asie centrale, qui connaissent des fuites de revenus de chasse à l’extérieur de leurs frontières», analyse Gerhard R Damm, président du CIC.A Marrakech, le mouflon à manchettes a ravi la vedette. Il a fait l’objet d’une expérience élaborée en collaboration entre le HCEFLCD, la FAO et la République tchèque pour la gestion cynégétique durable des populations de mouflons à manchettes. Expérience qui permis de réintroduire cette espèce dans la région d’Oulmès où elle a prospéré jusqu’à sa disparition. Un autre enclos a été identifié et suffisamment valorisé à Marrakech. Soit au total 2.000 ha. Ces efforts étant entrepris pour la réhabilitation de la faune de cette zone, le Haut-commissariat envisage d’ouvrir la chasse guidée au mouflon, mais uniquement pour les sujets âgés. «Mais, il reste à régler des problèmes techniques d’utilisation des armes», répond Lhafi. Le Haut-commissariat négocie encore avec le ministère de l’Intérieur pour mettre en place un schéma et des standards de sécurisation. La chasse au mouflon demandant des carabines à canon rayé, dont l’utilisation n’est pas autorisée au Maroc.«Or, une chasse de ce type de gibier ne représente aucun intérêt pour l’art cynégétique, surtout en utilisant des armes à canon lisse dont la portée et la précision risquent d’engendrer des souffrances atroces à l’animal mais ne permettant pas pour autant sa capture», estime un chasseur professionnel. Une fois le problème technique et sécuritaire résolu, le Haut commissariat prévoit une chasse sélective. «C’est une chasse sans aucun danger. Une technique reconnue pour l’amélioration de la qualité du gibier», souligne Mohamed Saïdi, directeur national du projet. Par ailleurs, c’est une chasse très coûteuse. D’ailleurs, les chasseurs -américains et russes- payent souvent des sommes importantes pour l’acquisition d’un trophée de ce genre. On estime à près de 300.000 DH le trophée.


2 millions d’hectares amodiés

AU Maroc, la chasse rassemble environ 40.000 chasseurs nationaux et près de 3.000 touristes cynégétes étrangers. Le Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la diversification appuie le recours à la chasse amodiée ainsi les chasseurs deviennent des gestionnaires de la faune sauvage en l’exploitant avec le souci de pérennité. En 10 ans, la superficie amodiée a presque triplé et dépasse actuellement 2 millions ha, répartis entre 393 lots de chasse associative, 32 immeubles ruraux et 76 lots de chasse touristique. Aux amodiations, le HCEFLCD donne en exploitation des lots sous des conditions d’aménagement. Pour la chasse touristique, 32 sociétés opèrent sur le terrain au profit de 3.000 touristes par an. Un chiffre en deçà des aspirations souhaitées.Badra BERRISSOULE

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