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    GPBM: Projet de centrale d'informations sur les risques

    Par L'Economiste | Edition N°:756 Le 27/04/2000 | Partager

    . Le Conseil du Groupement a lancé le projet, mercredi dernier

    . Objectif: Faire baisser les coûts bancaires

    . Les banquiers ont dit au revoir à M. Maâroufi

    Conseil important au GPBM, le mercredi 26 avril courant. Les patrons des banques ont certes dit au revoir à l'un d'entre eux, M. Abdallah Maâroufi, qui part comme ambassadeur du Maroc à Washington, mais ils ont aussi avancé dans la coopération interbancaire pour faire baisser les coûts.
    Les présidents de banque, qui étaient tous présents au conseil, ont enregistré les progrès du projet de centre de compensation (cf L'Economiste du mardi 4 avril). Ce centre qui doit commencer son travail dans les prochaines semaines a la forme d'une société anonyme. "Ce ne sera pas un interbancaire numéro deux et ses tâches seront élargies", notent les banquiers. Ils veulent que ce centre équilibre ses comptes tout en faisant baisser les coûts pour chaque établissement actionnaire pour les opérations qui seront ainsi communautarisées.
    En fait, ont décidé les banquiers, le GPBM ira plus loin que la simple compensation et les terminaux-points de vente et installera une société anonyme d'acquisition monétique. "Nous voulons faire la monétique de demain", soulignent-ils.
    Parallèlement, le GPBM lance un projet de centrale des risques bancaires. L'idée tourne depuis plusieurs années, y compris entre les sociétés de crédit. Néanmoins, jusqu'à maintenant, elle s'était heurtée à deux écueils: la rivalité bancaire (y compris entre les personnes) et le fait qu'aucune banque n'est fâchée de voir sa voisine peiner avec les mauvais payeurs qu'elle a elle-même affrontés. Pourtant l'augmentation du volume des créances en souffrance et la perspective des nouvelles restructurations industrielles et commerciales obligent les banques à un minimum de coopération pour identifier les clients à risque. Pour le système bancaire, c'est l'un des rares moyens à sa disposition pour faire baisser les coûts bancaires, coûts qui sont répercutés sur les bons clients et valent aux banques des accrochages réguliers avec les autorités politiques sur le niveau trop élevé des taux d'intérêt. Pour la petite histoire, il faut savoir que la bonne entente personnelle entre les patrons des trois principaux établissements bancaires (MM. Maâroufi de la Banque Populaire, Benjelloun de la BMCE-Bank et Alami de la BCM) a facilité cette démarche de communautarisation des informations.


    Les petites phrases de Benjelloun


    Après deux ans d'exercice en tant que président du Groupe des Banques Populaires, M. Abdallah Maâroufi a été nommé ambassadeur du Maroc à Washington, poste diplomatique de première importance pour Rabat avec Paris, Madrid et celui de Bruxelles (toujours inoccupé mais où l'on pressent la nomination de Mme Aïcha Belarbi). Le président du GPBM a profité de l'au-revoir à M. Maâroufi pour mettre en relief deux remarques concernant la diplomatie. Il s'est d'abord félicité que ce soit un homme du monde des affaires, et en particulier un banquier, qui ait été choisi. M. Othman Benjelloun, qui est président du Conseil maroco-américain, a ensuite souligné qu'à "l'ère de la communication" un ambassadeur est le représentant de son pays auprès des pouvoirs politiques, mais il est aussi de fait "accrédité auprès de la société civile du pays d'accueil, de sa communauté d'affaires, des médias et de l'opinion publique en général". Le président du GPBM a aussi relevé le redressement de la Banque Populaire sous la présidence de M. Maâroufi.
    Pour sa part, ce dernier a dit qu'il avait apprécié le caractère "banque citoyenne" que les établissements marocains se donnent, ainsi que la coopération existant entre eux.

    Nadia SALAH

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