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    Politique

    Gouvernance locale: Où sont les femmes?

    Par L'Economiste | Edition N°:2649 Le 12/11/2007 | Partager

    . Un taux de 0,58% d’élues femmes. 3% des femmes étaient têtes de liste pour les législatives de 2007La politique au féminin. C’est le combat de plusieurs décennies des femmes marocaines, pour renforcer leur présence sur la scène politique. Les chiffres sont sans équivoque(1): la sous-représentation de la femme dans la gouvernance locale est une réalité. En 2003, seulement 4 municipalités étaient dirigées par une femme. Les élues locales n’occupaient que 127 sièges sur 22.816 mandats de conseillers municipaux, soit un taux de 0,55%. C’est une des conséquences de la frilosité des partis politiques. Ces derniers sont peu enclins à placer des candidates dans des conditions d’éligibilité. La question de la parité a également été soulevée dans le cadre de «l’approche genre» qui préconise l’égalité homme/femme dans le monde du travail et de la politique en particulier. «Les femmes marocaines ont besoin de la politique pour résoudre leurs problèmes et pour lutter contre la discrimination qu’elles subissent au quotidien», lance Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité. En tout cas, la ministre socialiste n’a rien perdu de sa verve. Seulement 3% des femmes ont été têtes de liste aux dernières législatives. C’est maigre par rapport aux ambitions proclamées par les partis. La constitution des listes nationales (féminines) a été émaillée de déchirements dans la quasi-totalité des organisations politiques. Des militantes «chevronnées» se sont plaintes de «parachutages» au profit de candidates sous prétexte de rajeunissement et de renouvellement. Nouzha Skalli, militante de la cause féminine, prend très au sérieux la question d’égalité des sexes. Elle s’est engagée à trouver des solutions constructives à la discrimination envers la femme. «Le ministère a mis en œuvre une stratégie nationale pour l’équité et l’égalité entre les sexes par l’intégration de l’approche genre dans les politiques et programmes de développement avec comme vision le développement humain durable basé sur l’égalité des sexes», révèle la ministre socialiste. Le ministère de l’Intérieur, pour sa part, s’est engagé à traduire l’approche genre dans les projets au niveau local. C’est Abdelouah Ourzik, directeur des affaires juridiques, des études de la documentation et de la coopération au ministère de l’Intérieur, qui l’a annoncé au séminaire. Pour cela, le ministère a présenté des solutions pour une meilleure intégration de l’approche genre dans les politiques locales. Des commissions spécialisées dans les affaires des femmes et de l’enfant seront créées au sein des communes pour leur présenter des solutions pratiques aux problèmes quotidiens. Créer des communautés de quartier, des maisons d’élues qui seront des espaces de formation, rencontre et échange. Mais reste qu’une formation politique est nécessaire. «On ne peut pas se réveiller le matin et se dire qu’on peut faire de la politique, il faut une formation, une dimension politique, à l’université, à l’intérieur des partis politiques et des écoles pour sensibiliser les jeunes à la politique», affirme Zoubida Bouayad, élue de la ville de Casablanca et parlementaire membre de l’Assemblée nationale.


    Perspectives 2009

    Les résultats des élections de 2007 (34 femmes au lieu de 35 pour les élections de 2002) démontrent que le Maroc doit aborder la question de la prise en compte du genre dans le cadre d’une stratégie globale de promotion. Cette stratégie devrait être adoptée et mise en œuvre dans la perspective des prochaines échéances électorales de 2009.Wafa ABYAD----------------------------------------------------------------(1) C’est dans cette même optique que la Direction générale des collectivités locales (DGCL) et la ville de Casablanca ont organisé le 2 novembre avec le concours de l’Agence américaine pour le développement international (USAID) un séminaire sous le thème «La représentation des femmes dans les assemblées locales élues»

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