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Golfe: Après Chirac, Sarkozy vient «reconstruire»
De notre correspondante, Diane Daudin-Clavaud

Par L'Economiste | Edition N°:2692 Le 15/01/2008 | Partager

. 500 milliards de dollars de potentiel d’investissements. Le secteur de l’armement inquiète Première étape de la tournée de Nicolas Sarkozy dans le Golfe: l’Arabie Saoudite. Accueilli dimanche soir avec les honneurs par le Roi Abdallah Bin Abdulaziz, le président de la République française se sait attendu avec intérêt. Officiellement, la visite est dite «politique» sans aucune signature de contrats. Seuls quatre protocoles d’accord bilatéraux dans les domaines de l’énergie et de la formation sont évoqués par l’Elysée. Signés dimanche soir au cours d’un dîner entre les deux chefs d’Etats au Palais d’Alqba, ils portent sur «l’institutionnalisation de la coopération politique», sur une concertation au sujet des questions énergétiques, sur le développement de la coopération universitaire et sur la formation professionnelle. . «Remettre à plat» Selon une interview du président publié dans le quotidien saoudien Al Hayat «l’objectif de cette visite est de donner une nouvelle dimension à notre partenariat stratégique avec l’Arabie Saoudite, de remettre à plat et de reconstruire». Avec notamment 60% de jeunes de moins de 25 ans, tout ce qui concerne le domaine civil, l’éducation et la culture préoccupe l’Arabie Saoudite. Comme en témoigne la politique du Roi Abdallah bin Abdulaziz - l’engagement saoudien consacré à la modernisation et à la construction d’établissements scolaires et universitaires s’estime désormais à 36% du budget de l’Etat - l’accent est mis sur les échanges d’étudiants entre les deux pays et les visites d’intellectuels saoudiens et français. Ce qui n’est sans rappeler une certaine «politique de civilisation»…Nicolas Sarkozy, qualifié de “cheval fougueux” par son homologue wahhabite, est également venu redéfinir, à travers un discours très attendu devant l’Assemblée de la Choura, la politique arabe de la France. «Il existe une concertation historique et étroite entre nos deux pays, et ceci sur tous les grands dossiers de politique régionale», rappelle Bertrand Besancenot, ambassadeur de France en Arabie Saoudite.Cependant, Nicolas Sarkozy est également accompagné de plus d’une dizaine de grands patrons spécialisés dans les domaines des transports, de l’hôtellerie, et de l’eau et de l’électricité. Les «éventuels»  contrats  industriels porteraient notamment sur la distribution d’eau à Riyad pour Veolia, sur le projet «Land Bridge» de liaison ferroviaire entre l’est et l’ouest du royaume pour Alstom, ainsi que le partenariat de raffinerie et de complexe pétrochimique de Total et de Saudi Aramco à Jubail, sur les rives du Golfe.Concernant les ventes d’armes, la France a décidé de développer une «nouvelle approche» avec l’Arabie Saoudite: l’Elysée explique que les ventes passeront par un «office» gouvernemental. Une nouvelle démarche qui reposerait sur une implication plus importante de l’Etat français, par l’intermédiaire de contrats d’Etat à Etat. Ceci permettrait de proposer aux Saoudiens des prix dérivés de ceux qui sont appliqués pour les armées françaises. Lundi midi, avant de s’envoler pour le Qatar, le président s’est entretenu lors d’un déjeuner avec le sultan Ben Abdel Aziz, prince héritier et ministre de la Défense. Un sujet est tout particulièrement à l’ordre du jour: le projet Miksa de sécurisation des frontières, évalué à 7 milliards d’euros. Sujet à un appel d’offres, ce dernier fait l’objet récemment de propositions par quatre industriels européens et américains dont Thalès pour la France. Coté équipements militaires, sont évoquées les possibles commandes de 4 frégates multimissions, de sous-marins, d’un satellite d’observation et de 5 Airbus ravitailleurs supplémentaires. EADS espère également vendre une dizaine d’hélicoptères NH90 à la marine, et une cinquantaine de Fennec à l’armée de l’air.Aujourd’hui, la France est implantée en Arabie Saoudite à travers une soixantaine d’entreprises françaises qui emploient plus de 22.000 salariés. Les relations commerciales entre la France et l’Arabie restent, certes, structurellement déséquilibrées, mais ont toutefois évolué. Depuis 2003, le dialogue économique a été relancé par la création du Conseil d’affaires franco-saoudien (CAFS), présidé côté français par le MEDEF International. «Nous sommes conscients de l’enjeu. Le marché saoudien est ouvert et nous savons que l’Arabie veut diversifier ses partenaires. La prédominance anglo-saxonne s’est effritée peu à peu. Ce pays a intégré les réalités de la globalisation et ses dirigeants souhaitent élargir leur panel d’offres», explique l’ambassadeur de France.D’après les dernières études du magazine Doing business 2008, publié par la Banque Mondiale, le marché saoudien se place au 23ème rang mondial.Sont évoqués, ces vingt prochaines années, des projets considérables pour un investissement saoudien de 500 milliards de dollars dans le domaine civil. Considérée comme un partenaire actif et apprécié de l’Arabie, la France est bien décidée à motiver ses entreprises pour qu’elles en gèrent une part significative.

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