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    Golf: Pourvu qu'il pleuve

    Par L'Economiste | Edition N°:196 Le 21/09/1995 | Partager

    Associé au tennis, le golf acquiert une "popularité"... dans les milieux privilégiés. Les parcours se multiplient, s'intégrant de plus en plus au sein de complexes touristiques. La beauté des paysages y aidant, le Maroc peut devenir une destination "golfique" privilégiée.


    Pour ceux qui ont dépassé l'âge de jouer au tennis et qui ont réussi à grimper dans l'échelle sociale, le golf apparaît comme le sport favori et idéal. Ce sport de luxe par excellence attire les cadres supérieurs, qu'ils soient hauts responsables dans l'Administration ou directeurs d'entreprises privées. Une condition néanmoins pour devenir "licencié" est de disposer d'un parrain.
    Trêve de plaisanterie: le golf n'est pas un sport de vieux même s'il continue à être un sport de clans. Pour preuve, le nombre de "licenciés" marocains a doublé en 5 ans, passant de 3.000 à 6.000. La Fédération Royale Marocaine de Golf, dans son objectif de développer la pratique du golf au Maroc, a mis en place dans chaque club une école de formation.
    Un autre objectif de la Fédération est de multiplier le nombre de parcours privés ou publics. Ainsi, viennent compléter le parc existant le Golf de la Palmeraie à Marrakech, face à l'Océan celui d'El Jadida, le Golf de Benslimane, de Fès, celui de l'Université de Settat, de Ouarzazate ou encore le Golf des Dunes du Club Med à Agadir. Prochainement ouvrira ses greens le Golf Amelkis du complexe ONA à Marrakech. Trois autres golfs sont en projet. Il s'agit d'un golf à Bouznika, un deuxième à Dar Bouazza et dans un avenir plus lointain un troisième à Laâyoun.

    Clientèle solvable


    Le golf, au-delà de sa caractéristique sportive, est assimilé à un produit touristique. Il est d'ailleurs un des rares produits touristiques à côté de l'équitation ou des rallyes. Il est également appelé à contribuer à la médiatisation du Maroc à l'étranger.
    Ainsi, des complexes touristiques s'organisent autour des golfs ou encore les tours opérateurs vendent des packages comprenant le produit "golf". En effet, la politique de la Fédération est de faire du Maroc une destination "golfique" privilégiée. Mais, au niveau de la Fédération, il est précisé qu'un équilibre est à maintenir entre l'offre et la demande afin qu'il n'y ait ni surplus de parcours, ni déficit par rapport à la demande des touristes. Toutefois, il est signalé que, vu l'importance du tourisme d'affaires à Casablanca, un parcours y trouverait bien sa place.
    Les golfeurs sont considérés par les professionnels du tourisme comme une clientèle solvable et fidèle. Le marché potentiel est estimé important puisque le nombre de "licenciés" est estimé à 40 millions aux Etats-Unis, 250.000 en France et 130.000 en Suède. Aussi l'Espagne estime-t-elle ses revenus "golfiques" directs et indirects à 10 milliards de Pesetas par saison, soit 700 millions de DH.
    Ainsi, le Maroc se positionne dans un marché très concurrentiel face à la France, l'Espagne, le Portugal, la Tunisie ou encore les pays de l'Afrique subsaharienne. Dans cet environnement, les prix des prestations ont tendance à être comprimés, explique M. Kamil El Kholti, président de la Commission "Communication et Promotion" de la Fédération Royale Marocaine de Golf, qui donne l'exemple de la France qui a offert cette saison un green à 100F. Il appelle alors les professionnels marocains à revoir leurs tarifs.

    Gaspilleurs d'eau


    Le tourisme incluant le produit "golf" ne s'arrête pas aux agences de voyages mais intègre également l'organisation des compétitions dont la vedette au niveau international est de loin le Trophée Hassan II qui se joue sur le non moins célèbre parcours de Dar-es-Salam. Cette merveille de Robert Trent Jones reste d'ailleurs classée parmi les plus beaux parcours du monde et a vu les meilleurs golfeurs qui soient. D'autres compétitions ont depuis vu le jour comme la Marrakech Cup, l'Open du Maroc, Sahara Cup, Peugeot Cup et Trophée UAP...Enfin est au programme du Ministère de Tourisme la mise en place de Média Cup.
    Par ailleurs, l'activité golfique est considérée comme créatrice d'emplois puisqu'un parcours emploie généralement entre 100 et 150 personnes dont les gestionnaires, les paysagistes ou les porteurs de caddys.
    Pourtant, se pose pour les golfs le problème de la gestion de l'eau. Une image de gaspilleurs d'eau leur est désormais attribuée dans les années de sécheresse. Mais M. Kholti précise que des systèmes d'arrosage automatique sont aujourd'hui installés qui permettent un arrosage optimal en fonction du moment de la journée. Par ailleurs, une idée est en train de faire son chemin, celle d'installer des systèmes de recyclage de l'eau. Tel est le cas du Royal Golf d'El Jadida qui compte introduire, en collaboration avec l'ONEP, une station de recyclage.

    Laïla TRIKI.

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