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Société

Ghali Sebti devant les juges aujourd’hui

Par L'Economiste | Edition N°:3107 Le 14/09/2009 | Partager

. Escroquerie, abus de biens sociaux et détournement de fonds, les charges. Deux poursuites judiciaires, en première instance et en appel «La vie est un long fleuve tranquille». Ghali Sebti, ex-président de l’Association professionnelle des minotiers (APM), aurait bien voulu y croire. Le procès intenté contre lui et 17 minotiers par la douane reprend ce lundi 14 septembre au tribunal de première instance de Aïn Sebaâ à Casablanca. Sebti est poursuivi en sa qualité de dirigeant de Cerelex et les autres en tant que membres du conseil d’administration. Ils comparaissent en état de liberté provisoire. La dernière audience date du 9 juin, à deux mois des vacances judiciaires. C’est la juge Rachida Benharef qui préside la cour. Escroquerie, abus de biens sociaux et détournement de fonds sont les charges qui pèsent sur Sebti (président de Cerelex), Kamal Aït Bouabid (administrateur DG) et Youness Abbderahman (responsable des finances). Cette affaire inaugure une rentrée judiciaire où s’entremêlent une rude réforme de la justice (voir pages 10 et 11) et d’épineux grands procès. Créée en janvier 1997, Cerelex, présidée par Sebti, s’active dans le commerce et l’import de blé. Elle sera liquidée cinq ans plus tard. Une année avant sa création, la libéralisation du secteur meunier a été lancée par le gouvernement Filali.La Douane, représentée par Me Abdelhak Naciri Bennani, accuse Cerelex de délits de change et infractions douanières. Piètre héritage pour une si courte existence. Ayant déposé plainte en février 2003, la douane demande un milliard de DH de dommages-intérêts. Un audit aurait mis à nu une ingénieuse parade comptable: «les prix du blé importé auprès de la société suisse, Tradi Grain, sont gonflés», selon les auditeurs. De 1998 à 2001, l’on estime que le manque à gagner pour l’Etat dépasse les 70 millions de DH. L’Office des changes relève également de grosses sommes de devises non rapatriées et des transferts d’argent à l’étranger. La saga judiciaire de Ghali Sabti se poursuit. Parallèlement, la version-bis de son procès, en tant que président de l’APM, Associations des minotiers, cette fois-ci, est devant la chambre criminelle de la cour d’appel de Casablanca. Sa réouverture remonte au 5 février 2008. Après l’enterrement de la Cour spéciale de justice, l’ex-numéro un des minotiers devrait répondre à des chefs d’inculpation revus et corrigés: les «détournements de deniers publics» ont été requalifiés en «dilapidation de deniers publics et privés» notamment. En avril 2000, Ghali Sebti s’enfuit en Espagne avant que l’étau judiciaire ne se ressert. Il sera condamné en première instance par contumace à 15 ans de prison. Son retour négocié durant l’époque du ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaâ, s’est fait dès mi-juin 2003. En contrepartie, l’ex-patron de l’APM a versé un million de DH comme caution à la justice. Il entame donc une nouvelle bataille judiciaire et toujours en liberté provisoire. Faiçal FAQUIHI

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