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    Economie

    Gestion des déchets
    Un centre de valorisation à Oujda

    Par L'Economiste | Edition N°:1903 Le 25/11/2004 | Partager

    . Le site transformera le biogaz en énergie électrique. Démarrage de l’exploitation en mars 2005. Un projet du même genre à BerkaneOujda aura son centre de traitement et de valorisation des déchets. Un projet-pilote est initié par le ministère de l’Intérieur et l’Agence du Nord (ADPN), en collaboration avec la wilaya de la Région orientale et la communauté urbaine d’Oujda. Cette dernière a décidé de confier, pendant 15 ans, la construction, la gestion et l’exploitation de son futur centre de traitement et de valorisation des déchets à la société CSD-CRB basée à Oujda. Le contrat, signé en mai 2004, prévoit le traitement d’une quantité annuelle de 90.000 tonnes de déchets solides. La Sarl CSD-CRB est constituée à 50-50 par les entreprises suisse CSD sise à Lausanne et marocaine D-CRB à Oujda. Le projet est situé à environ 10 km au sud d’Oujda en zone rurale. “Les études de terrain, notamment celles de nature géotechnique et hydrogéologique, ont montré que le site est favorable à l’implantation du nouveau centre. Les nuisances pour le voisinage sont en outre inexistantes”, assure Roger Chartiel, directeur de CSDIC Maroc, filiale marocaine de CSD. La construction du centre a commencé en juillet dernier et sera achevée en mars 2005, date de démarrage de l’exploitation, qui devra donc s’achever en 2020. La partie principale du site est constituée “d’une décharge contrôlée bénéficiant des technologies optimales en matière d’environnement, bien connues en Europe”, souligne Roger Chartiel. Il s’agit de l’étanchéification de la décharge, du tri et compactage des déchets, de la séparation des eaux et de la récolte et traitement des lixiviats (jus des ordures). Il s’agit aussi de la collecte du biogaz(1) et de sa valorisation en électricité. La quantité de gaz extraite augmentera, est-il expliqué, au fur et à mesure du stockage des déchets et de l’installation de trois moteurs générateurs à biogaz (la troisième année d’exploitation, puis la cinquième et enfin la septième). Elle est évaluée, la septième année à 12 millions de Nm3 (normal mètre cube) par an, soit une production électrique de 2,3 MW. L’exploitation du centre, qui permettra la création d’une trentaine d’emplois, induira un abaissement des coûts de gestion et d’exploitation de la décharge, grâce à la valorisation, souligne Roger Chartiel. De plus, l’amélioration des conditions environnementales aux alentours du site permettra une requalification de l’affectation des terrains notamment en zone industrielle. A noter que le groupement CSD-CRB débute parallèlement l’exploitation du centre d’enfouissement technique de la ville de Berkane et de ses environs sur le même modèle que celui d’Oujda. Sauf que les capacités de traitement sont inférieures: 30.000 à 40.000 tonnes par an. Pour ces deux projets, l’investissement est jugé important, mais Roger Chartiel ne divulguera aucun chiffre.


    Carte de visite

    CSD Ingénieurs conseils SA Lausanne fait partie du groupe CSD Holding SA dont le siège est à Berne. Domaines d’activité du groupe: environnement et aide à la décision, sciences de la terre, génie civil, structure et travaux spéciaux, gestion des déchets et dépollution de sites, process engineering et installations de traitement. En 2003, le groupe employait 235 collaborateurs à plein temps. Moins d’un tiers de son chiffre d’affaires (31%) est réalisé dans la gestion des déchets et la dépollution des sites. CSD compte 20 succursales en Suisse et des filiales en France, Belgique, Allemagne et au Maroc (depuis 2003).«La valorisation par la biométhanisation naturelle des déchets s’inscrit dans le cadre d’un développement durable de la gestion des déchets.A partir de la qualité des déchets actuels, la simulation de la production de biogaz a été évaluée.Un des meilleurs moyens de valoriser ce “gisement de biogaz” est la production d’électricité à l’aide d’un ou plusieurs groupes moteur générateur à biogaz. L’électricité ainsi produite est refoulée sur le réseau de l’Office national d’électricité (ONE). La production d’électricité est ainsi vendue et permet de financer le réseau de captage de gaz des déchets, l’installation de soutirage, ainsi que toutes les mesures d’amélioration de la gestion et de l’exploitation de la décharge. Cette valorisation de biogaz contribue aussi à accélérer la minéralisation des déchets et à diminuer leur pouvoir polluant.La production de biogaz est possible dès lors que l’on peut conserver les déchets avec une bonne humidité et que le captage du biogaz produit est réalisé et maîtrisé. Le schéma ci-après présente très globalement l’application du procédé de valorisation énergétique qui sera appliqué à la décharge.« N. B. ---------------------------------------------(1) Le biogaz est le gaz produit par la fermentation de matières organiques en l’absence d’oxygène. Cette fermentation se produit spontanément dans les décharges contenant des déchets organiques, mais on peut aussi la provoquer artificiellement dans des digesteurs.

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