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Economie

Gestion de la dette extérieure: 3 milliards de dollars traités à ce jour

Par L'Economiste | Edition N°:1139 Le 08/11/2001 | Partager

. La conversion de la dette en investissements et le refinancement de la dette onéreuse ont absorbé à eux deux, plus de la moitié. La dette extérieure du Trésor représente 33,5% du PIB fin 2000La réduction de la dette extérieure occupe une place de choix dans la politique macroéconomique de ces dernières années. Pour relever le défi, le Trésor s'est rôdé à partir de 1996 aux techniques de gestion active, à travers la conversion de la dette en investissements et le refinancement de la dette onéreuse. Un effort qui s'est avéré payant même s'il a été déployé au détriment de la dette intérieure.En effet, la dette extérieure publique est passée de 192 à 171 milliards de DH entre décembre 1995 et décembre 2000. Son poids dans le PIB a ainsi été ramené de 68,1 à 48,2%. Au même moment, le poids de la dette intérieure s'est accru de 6 points à 42%, pour un encours global de près de 150 milliards de DH. «C'est l'effet de vase communicant qui explique ce basculement de l'endettement extérieur vers l'intérieur«, explique Adil Douiri, administrateur-fondateur de CFG Group.La dette extérieure publique est constituée de la dette garantie et de la dette extérieure du Trésor. La première composante concerne essentiellement la dette garantie en faveur des entreprises publiques. Celle-ci a pu être maîtrisée puisque l'Etat ferme les robinets, accordant au compte-gouttes sa garantie aux institutions publiques désireuses de lever des fonds. Il continue cependant à gérer l'historique des garanties octroyées aux institutions qui étaient publiques par le passé et qui ont changé de statut entre-temps. Ce qui explique que la dette garantie évolue lentement, passant de 58,6 à 52,2 millions de DH entre 1995 et 2000, soit 14,7% du PIB (contre 21% en 1995). «Quoi qu'il en soit, elle est amenée à disparaître«, avance Adil Douiri.C'est sur la seconde composante que l'essentiel de l'effort de réduction du poids de la dette a été porté. Avec le soutien de quelques membres du Club de Paris, le Maroc a recouru à la conversion de la dette du Trésor en investissements privés et publics et au refinancement sur le marché international pour rembourser la dette onéreuse. Résultat: à fin décembre 2000, le poids de la dette extérieure du Trésor a été ramené de 47,3 à 33,5% du PIB, pour un montant de 119 milliards contre 133 milliards en 1995. «La dette extérieure croît moins vite que la richesse intérieure. Cette tendance est irréversible, reste à savoir maintenant à quel rythme nous voulons nous en affranchir«, relève Adil Douiri. Pour lui, la réponse se trouve dans le développement du marché obligataire. La dynamisation de ce compartiment contribuera à accélérer le financement intérieur et à donner un gros coup de fouet au remboursement de la dette extérieure (autrement dit, dégager des réserves pour rembourser plus vite). L'objectif final étant d'accroître la marge de manoeuvre sur le taux de change en assurant sa flexibilité dans la perspective du choc douanier en 2012. Les dernières données de la direction du Trésor relatives au traitement de la dette extérieure du Trésor montrent que 3,163 milliards de dollars ont pu être «recyclés« entre décembre 1996 et octobre 2001. En tête, les Swaps de devises avec 1,267 milliard. Le refinancement de la dette onéreuse et la conversion de la dettes en investissements se talonnent avec respectivement 877 et 862 millions de dollars.La France et l'Espagne ont été les pionniers puisqu'ils ont lancé dès 1996 deux tranches de conversion de dettes, en investissements privés. Une technique qui a permis de traiter 532 millions de dollars. La conversion en investissements publics pour laquelle a opté l'Italie a elle porté sur 330 millions de dollars. La France l'avait devancée en annulant un montant de 400 millions de FF en échange de programmes de développement en faveur des Provinces du Nord.L'analyse de l'encours de la dette extérieure publique confirme la prédominance des créances bilatérales. Le Maroc recourt au traitement politique de la dette, car ses fondamentaux ne lui permettent pas l'accès banalisé au marché international. Ainsi, bien qu'elle ait été réduite de moitié entre 1995 et 2000, la dette bilatérale envers les membres du Club de Paris et autres Etats créanciers s'élève à près de 7 milliards de dollars, soit 43% de la dette extérieure marocaine. Elle représentait quelque 54% (12 milliards), six ans plus tôt.Les institutions financières internationales (Banque Mondiale, BAD, BEI, Fonds Monétaire International...) détiennent pour leur part un peu moins de 6 milliards de dollars de créances, soit 37% du total de la dette extérieure.Enfin, l'encours des banques commerciales représente 20% de la dette extérieure globale, ce qui correspond à 3,3 milliards de dollars. En l'espace de quelques années, le recours aux techniques de gestion active aura donc permis de réduire de moitié l'encours de la dette bilatérale. Ce qui aura également contribué à réduire le gap qui existait entre les trois catégories de dettes (bilatérale, multilatérale et commerciale).


Standard and Poor's revoit ses perspectives

L'agence américaine révise pour la première fois ses perspectives de stables à négatives. La raison tient essentiellement aux risques d'instabilité macroéconomiques pour les trois prochaines années. Avant de toucher à la note (BB), S&P suivra de près les décisions pendant une période de 1 à 3 ans. La modification de la note peut intervenir à tout moment. La réaction du Ministère des Finances ne s'est pas fait attendre. Il récuse ces inquiétudes arguant la faiblesse du taux d'inflation par rapport à ses partenaires et concurrents, la stabilité du déficit budgétaire structurel (abstraction faite des recettes et dépenses exceptionnelles) et la maîtrise progressive de l'impact des aléas climatiques.Pour le ministère, le Maroc se situe parmi les pays qui ont une assez bonne capacité de remboursement de leurs dettes extérieures à long et moyen termes, même s'il reste en deçà de la catégorie de l'investment grade. Pour la dette intérieure, les Finances estime que la note «BBB« place le Maroc parmi ceux présentant le moins de risque. . Une priorité pour le plan 2000-2004En se référant au plan quinquennal, la gestion active de la dette extérieure sera consolidée et élargie. Elle visera deux objectifs fondamentaux, à savoir la poursuite de la politique actuelle de réduction du poids de la dette et le développement de la politique de gestion financière de la dette, par l'introduction de la protection contre les risques de fluctuation des taux d'intérêt et de change. M. K.

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