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    Economie

    Gestion d’actifs
    Engouement pour les fonds actions

    Par L'Economiste | Edition N°:2423 Le 15/12/2006 | Partager

    . Ils ont doublé de taille sur les onze premiers mois de 2006. Le métier a gagné en maturité. Les sociétés de gestion indépendantes consolident leurs positions Halte aux recettes light et coaching diététiques! Cette année, c’est place aux bourrelets, sus au cholestérol pour l’Asset management! Au cours de l’année 2006, le métier de la gestion collective a connu une évolution très significative. Sur les onze premiers mois de l’année, l’actif total sous gestion s’est élevé à 123,4 milliards de DH contre 86,5 milliards de DH à la fin de l’année précédente, ce qui représente un bond de 47%. Les fonds obligataires (monétaires, court terme, et moyen et long termes) continuent de s’accaparer l’essentiel de cet actif à hauteur de 88%. Toutefois, les fonds actions ont suscité un réel engouement chez les investisseurs et ont pratiquement doublé de taille, passant de 4,6 milliards de DH, au 30 décembre 2005, à 8,5 milliards de DH, au 1er décembre 2006.Plusieurs facteurs se conjuguent pour expliquer cette évolution, notamment:■ Le gain en maturité du métier: les OPCVM occupent aujourd’hui une place privilégiée comme véhicules de gestion qui permettent aux investisseurs de bénéficier des services de gestionnaires professionnels et de s’assurer des avantages liés à une réglementation stricte et un suivi rigoureux par les autorités du marché. En outre, la forte concurrence qui caractérise cette activité pousse les gestionnaires à adopter les meilleures pratiques du marché.■ L’externalisation des caisses de retraites des entreprises étatiques: il a résulté de ce processus un effet d’éviction des importantes réserves de prévoyance de ces entreprises vers les OPCVM, à même de réaliser les meilleures rendements tout en veillant à minimiser le risque encouru par les investisseurs■ Les excellentes performances réalisées par les OPCVM: En particulier les fonds obligataires et actions ont enregistré, en moyenne, des performances respectives de 12% et 67% sur les onze premiers mois de l’année. A titre de comparaison, le Moroccan Bond Index global et le MASI ont enregistré des performances de 11,5% et 66%, respectivement. En d’autres termes, en moyenne, les fonds ont réalisé des performances relativement supérieures aux indices de références de la place tout en offrant aux souscripteurs les avantages afférents à ces véhicules d’investissement, tels que la liquidité, la divisibilité de l’investissement (parts d’OPCVM) . Baisse des levées du TrésorL’année prochaine ne devrait pas connaître de changements majeurs au niveau des marchés monétaire et obligataire. En effet, la sur-liquidité structurelle du système bancaire devrait maintenir les taux de financement autour de 2,50%, soit le taux des reprises de liquidité hebdomadaires de la Banque centrale. Parallèlement, la forte demande pour les titres de l’Etat conjuguée à l’aisance financière du Trésor devrait résulter en une stabilité des taux obligataires aux niveaux historiquement bas observés actuellement.Le projet de la loi de Finances 2007 tend à confirmer ce scénario. Notamment, il y est budgétisé un besoin en financement interne de l’ordre de 19,5 milliards de DH, et ce, sur la base d’hypothèses «conservatrices». A titre d’exemple, l’évolution des recettes ordinaires et fiscales est estimée à 0,2% et 2,8%, respectivement, par rapport à la loi de Finances 2006, et le prix moyen de 65 dollars/baril. Ainsi, il est probable que le Trésor n’aura pas à lever la totalité du montant prévu sur le marché primaire, comme ce fut le cas cette année. Au niveau du marché des actions, le trend haussier des indices boursiers observé ces dernières années devrait se poursuivre, conforté en cela par les solides fondamentaux et les bons résultats des sociétés cotées. A cela, il faut ajouter les ramifications positives des introductions en Bourse prévues l’année prochaine sur la confiance des investisseurs et la liquidité de la Bourse de Casablanca. Dans ce contexte, les sociétés de gestion devraient consolider les acquis de cette année. Signe de maturité du métier de la gestion collective, les sociétés de gestion indépendantes sont perçues aujourd’hui parfaitement comparables à leurs contreparties affiliées aux banques. Par exemple, Upline capital management a enregistré une croissance forte des actifs sous sa gestion. Ceux-ci sont passés de 713 millions de DH, à la fin de l’année précédente, à 3 milliards de DH, au terme des onze premiers mois de l’année. Comme d’autres gestionnaires de la place, Upline s’est orientée vers les clients institutionnels; il en a résulté que cette catégorie d’investisseurs constitue aujourd’hui près de 95% des actifs. Ces réalisations s’expliquent par la qualité et le savoir-faire des ressources humaines de la société. En particulier, l’équipe de gestion est composée de membres multidisciplinaires dotés de diplômes et certifications qui font référence dans le domaine de la finance au niveau international, tel que le Chartered Financial Analyst (C.F.A.) octroyé par le CFA Institute.Said MABROUK

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