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    Gérard Lenorman: «Je ne suis profondément heureux que sur scène»

    Par L'Economiste | Edition N°:3122 Le 06/10/2009 | Partager

    Gérard Lenorman était en tournée le week-end dernier à Rabat, Casablanca et Marrakech. Il nous a accordé un entretien une demi-heure avant d’entrer sur scène, le vendredi soir, au Megarama à Casablanca. En dehors de la scène, ce grand chanteur qui a séduit plusieurs générations aime la nature, les voyages et la cuisine. Il apprécie aussi les moments de solitude… - L’Economiste: Que ressentez-vous à l’idée de chanter pour le public marocain? -Gérard Lenorman: Je suis très heureux d’être ici. Je connais bien le Maroc, et spécialement Marrakech, où je suis venu très fréquemment pendant une période de ma vie. Pendant longtemps, Marrakech a été ma ville préférée. J’ai même souhaité y vivre il y a une trentaine d’années. J’ai failli acheter un riad mais ça ne s’est pas fait. Car j’avais beaucoup de choses à faire, m’occuper de ma famille, poursuivre ma carrière… Aujourd’hui, Marrakech n’est malheureusement plus la même. Elle a beaucoup changé… - Vous avez l’image d’un artiste éternellement jeune, qui voit la vie en rose… - Non, c’est un peu exagéré. La vie est loin d’être toujours rose, mais j’essaye de contribuer à l’améliorer. Les grands rois, les empereurs et autres puissants de la terre ont de tout temps été servis et aidés par des artistes. Tous les puissants doivent leur lumière aux artistes…- Est-ce que les artistes souffrent eux aussi de la crise économique?- Malheureusement, les artistes, comme tous les autres professionnels, vivent une époque difficile. Nous donnons de moins en moins de spectacles. Les prix d’entrée ont été revus à la baisse. Mais même les plus grands en souffrent. Je pense à Johnny Halliday par exemple. Tout le monde se bat, dans un contexte économique difficile. - Combien donnez-vous en moyenne de spectacles par an? - J’en donne 40 à 60 par an. Heureusement qu’il nous arrive aussi de faire des concerts privés pour des entreprises ou autres… - Est-ce vous qui écrivez les paroles de vos chansons? - Non, je n’ai pas écrit les paroles de mes chansons, car je suis très paresseux de ce côté-là. Mais ce sont toujours mes idées en général. Je donne l’histoire, le titre et souvent le refrain. C’est ce qui s’est passé pour La Ballade des gens heureux, dont j’ai eu l’idée dans un avion. Le titre me semblait au début tellement médiocre, mais finalement ce titre a énormément plu. - Quelles sont vos passions?- Toute ma vie c’est la scène. D’ailleurs, je ne suis profondément heureux que sur scène. Mais en dehors de cela, j’aime la terre, la nature, j’aime marcher dans la campagne. J’ai appris à aimer la nature pendant mon enfance, avec ma grand-mère, en Normandie. Vous savez, c’était un peu le Moyen-âge quand j’étais jeune. Il n’y avait même pas de tracteurs à l’époque dans cette région. Aujourd’hui encore, je n’aime pas m’enterrer dans la crasse des villes. J’ai un appartement sublime à Paris, mais je ne supporte pas d’y vivre. Ma femme Marie, elle, est très contente dans cet appartement. J’aime aussi faire la cuisine, pour vivre un moment de partage autour d’un bon repas. Mais je suis assez solitaire. Et mon plaisir à certains moments, c’est de n’avoir à parler à personne. Je suis aussi très entier car je déteste mentir. Je ne suis pas facilement maniable. On a son petit caractère… - Quelle est votre destination préférée? - Oh vous savez, j’aime trop découvrir pour avoir une destination préférée. J’aime rencontrer de nouveaux endroits et de nouvelles gens. Pendant quelques années, on a beaucoup voyagé en Amérique latine, puis nous avons découvert l’Asie. Maintenant on va aller en Nouvelle-Zélande. J’ai toujours été attiré par le désert, que j’ai d’ailleurs découvert au Maroc, à Mhamid. Le chamelier nous avait reçus sur le toit de sa maison. Tout était magique. On devait manger avec les mains et le côté hygiène laissait un peu à désirer. L’eau avec laquelle on s’est lavé les mains ressemblait plutôt à du cambouis. Quand la première gêne est passée, d’un seul coup je me suis laissé aller. Et j’ai fait un festin de roi. J’ai appris beaucoup de choses ce jour-là. Ces grands moments vous ramènent à une véritable humilité. On prend conscience du besoin d’être humble. C’est formidable. Parcourir l’avenue Champs Elysées à Paris ou à New York, avec tous les bijoutiers du monde, les mêmes qu’à Dubai et partout dans le monde: franchement, que c’est ennuyeux! - Vous soutenez depuis de nombreuses années l’association «Vaincre la mucoviscidose». Pourquoi cette cause? - J’ai été bouleversé par un petit garçon qui était atteint de cette maladie et qui m’avait fait savoir que j’étais son chanteur préféré. J’ai chanté pour lui à l’Olympia à Paris. Ensuite, j’ai été très affecté par la mort de plusieurs enfants âgés de 6 à 24 ans. Depuis, j’ai fait des tournées spéciales pour eux. Mais je n’aime pas trop me vanter. Nadia BELKHAYAT

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