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    Gaz à effet de serre: Schwarzy contre Bush

    Par L'Economiste | Edition N°:2353 Le 04/09/2006 | Partager

    . La Californie s’engage à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit de l’un des Etats les plus pollueurs de la planèteDES experts et des écologistes en Europe ont salué la semaine dernière la décision du gouverneur républicain de Californie, Arnold Schwarzenegger, de s’engager à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à contre-pied du président américain George W. Bush. «C’est un tournant décisif (...) Cela va poser des problèmes à l’administration Bush dont la position consiste à ne rien faire» contre le réchauffement climatique, a commenté Steve Sawyer, de Greenpeace international. A Londres, le ministère de l’Environnement a «souligné l’importance du fait qu’un Etat aussi important montre un tel engagement pour s’attaquer à un problème aussi substantiel». Le Premier ministre, Tony Blair, vient de signer avec Schwarzenegger un accord de coopération pour la recherche en matière d’énergies propres. Même satisfaction en France. «Qu’un Etat comme la Californie fasse un pied de nez à Bush en disant “il faut s’y mettre” c’est une bonne chose», a déclaré Jean-Yves Le Déaut, président de la mission parlementaire qui a publié le 12 avril un rapport alarmant sur les conséquences du réchauffement climatique dû aux émissions de gaz à effet de serre (GES). Pour ce député socialiste, la position des Etats-Unis qui n’ont toujours pas ratifié le protocole de Kyoto, conclu en 1997 et entré en vigueur en 2005, est «incompréhensible et insoutenable». La Californie, un des Etats les plus pollueurs de la planète, devient le premier Etat des Etats-Unis à s’engager à réduire ses émissions de GES, à l’instar de ce protocole. «Ce que fait l’Etat de Californie est remarquable», a renchéri Nathalie Kosciusko-Morizet, député UMP, rapporteur de cette mission parlementaire. Les autorités californiennes «ont une politique complètement à rebours de ce qui se fait au niveau fédéral», a-t-elle commenté. «Je crois beaucoup, dans le système américain, aux vertus d’exemplarité de ce qui se fait dans les Etats», a-t-elle ajouté. Cette décision ne devrait pas avoir «un impact direct sur le marché européen du carbone qui est un marché très spécifique, lié au système d’échanges de quotas dans l’Union européenne», a observé Jean-François Conil-Lacoste, directeur général de Powernext, gestionnaire de la bourse européenne du carbone,. Ces quotas sont imposés aux pollueurs (fournisseurs d’énergie et industriels) qui peuvent acheter à ceux qui polluent moins, des droits d’émission. Entré en vigueur en janvier 2005, ce système vise à endiguer les émissions de GES, dont le principal est le gaz carbonique, et permettre ainsi aux Européens de respecter leurs engagements de Kyoto. Le projet de loi californien pourrait également inclure des mécanismes contraignants concernant les émissions de GES avec un système d’échanges de quotas, a fait observer à l’AFP Véronique Bugnion, analyste spécialisée sur l’Amérique du Nord pour la société Point Carbon basée à Oslo.Synthèse L’Economiste

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