×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 205.794 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 264.541 articles (chiffres relevés le 5/6 sur google analytics)
Culture

Gabriel Veyre, témoin d’une époque

Par L'Economiste | Edition N°:2887 Le 23/10/2008 | Partager

. Réédition de son livre «Dans l’intimité du Sultan» . Il y décrit la vie au palais au temps du sultan My Abdel Aziz. Ses premières photographies exposées à l’IFC jusqu’au 25 octobre «Dans l’intimité du Sultan» de Gabriel Veyre vient d’être réédité par Monique Mourez, arrière-petite fille de l’auteur, aux Editions Afrique Orient. L’ouvrage contient le texte original et intégral qu’avait publié Veyre en 1905, et où il retraçait avec beaucoup de verve sa découverte du Maroc, sa vie à la Cour (entre 1900 et 1905) et les enjeux politiques de la situation à cette époque. Dans cette réédition, Monique Mourez ajoute au texte de nombreuses photographies datant du début du siècle et prises par Gabriel Veyre lui-même, accompagné certainement du sultan. Ces photographies, inédites, ont été retrouvées dans le grenier familial et retravaillées par Monique et son mari Jean-Paul, un travail de longue haleine... Plus d’une quarantaine de photographies (30 cm sur 45) sont actuellement exposées à l’Institut français de Casablanca. La plupart permettent de découvrir des portraits de personnalités, la vie au Palais ou encore des scènes quotidiennes de l’époque. C’est à partir de ses souvenirs personnels et de la correspondance assidue qu’il a entretenue avec ses proches durant ce séjour au palais qu’il avait pu rédiger ce texte. Il y raconte de nombreux détails et anecdotes sur la vie au palais pendant le règne du sultan Moulay Abdel Aziz. C’est ce que nous a appris son arrière petite-fille, à l’occasion d’une conférence-débat qu’elle a animée mardi 21 octobre à l’Institut français de Casablanca. Devant une assistance venue nombreuse pour l’occasion, elle a raconté avec talent l’histoire de son ancêtre, de sa naissance en 1871 à sa mort en 1936. Une histoire qu’elle a pu retracer après avoir effectué de nombreuses recherches dans les archives familiales, mais aussi auprès d’organismes officiels (consulat, ministère des Affaires étrangères...). Les lettres qu’il a écrites à sa mère tout au long de sa vie ont été de précieuses sources d’information. Un premier ouvrage est paru il y a quelques années sur la première vie de Gabriel Veyre (de 1896 à 1900), période au cours de laquelle il a fait le tour du monde. Il est signé Philippe Jacquier (lui aussi arrière-petit-fils de Gabriel Veyre). Dans l’ouvrage qui vient d’être réédité, sa deuxième vie est racontée, et Monique Mourez envisage de faire paraître prochainement un ouvrage sur sa troisième vie (entre 1907 et 1936), période où il a vécu à Casablanca. Cette dernière espère revenir par la suite sur l’histoire de sa famille de 1936 à 1962, date du départ définitif du Maroc. Gabriel Veyre est né en Isère en 1871 dans une famille française de petits notaires de campagne, il décroche son diplôme de pharmacie à Lyon en 1895 puis s’engage au service des frères Lumière, pour réaliser des films et faire le tour du monde. Pendant 4 ans, il traverse, muni de son appareil, New York, le Mexique, Cuba, la Colombie, la Martinique, le Vénézuela, le Panama, le Canada, le Japon, la Chine et enfin l’Indochine. De retour en France, il songe à s’établir en achetant une officine, mais sa vie va prendre une tout autre direction. Il va se porter candidat pour le poste d’expert-instructeur en art photographique du jeune sultan Moulay Abdel Aziz et sa candidature sera retenue. Il débarque donc au Maroc le 4 mars 1901 pour un contrat de trois mois... Il y passera le reste de sa vie. Aux palais de Marrakech puis à Fès, dans la Cour des Amusements, il installe son atelier, et au jeune sultan avec lequel il lie rapidement amitié, il enseigne la photo et le cinéma, avant de l’initier aux «nouvelles technologies». Il apporte la première bicyclette, la première automobile, le premier téléphone, l’éclairage au gaz, l’électricité... C’est ainsi que durant quatre années, Gabriel Veyre, cotôyant quotidiennement le sultan et son entourage, gagne la confiance d’Abdel Aziz auprès duquel il joue également un rôle diplomatique discret. Lorsque Moulay Abdel Aziz quitte le pouvoir en 1908, Gabriel prend définitivement racine au Maroc: il s’installe à Casablanca et se fait construire une villa. Il achète aussi au sultan sa propriété de chasse de Dar Bouazza, un terrain de 1.000 hectares. En 1907, il crée une usine de minoterie, scierie mécanique, briqueterie et production de glace. Précurseur de l’électrification du Maroc, c’est lui qui importe la première voiture, une Ford, marque dont il devient concessionnaire dès 1909. Il fonde le garage Auto Hall en 1912 et devient ensuite président de Radio Maroc. A travers ses nombreuses activités, il a largement contribué au développement du Maroc...Une contribution qui mérite d’être reconnue... Nadia BELKHAYAT

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]e.com

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc