×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie Internationale

    G20: Pas de stabilité de l'économie mondiale sans politiques monétaires cohérentes

    Par L'Economiste | Edition N°:664 Le 21/12/1999 | Partager


    · 85% de la richesse mondiale était réunie à Berlin

    · Les prêts accordés par le FMI au centre des discussions


    Comment préserver des politiques économiques et financières saines au sein des économies du G20. Telle a été la principale préoccupation des grands argentiers des pays riches du G7 et ceux des principaux pays émergents réunis pour la première fois à Berlin jeudi dernier. Ces derniers n'ont pas raté cette occasion pour exprimer leur volonté d'oeuvrer ensemble pour la stabilisation de l'économie mondiale. Celle-ci a montré une grande vulnérabilité au cours de ces deux dernières années.
    Le communiqué rédigé à l'issue de la réunion a reconnu "que des taux de changes irréalistes (ne pouvant être maintenus en l'état) sont une très grande source de vulnérabilité", ajoutant qu'il "est essentiel de mener des politiques de change et des politiques monétaires cohérentes".
    Le G20 a réaffirmé "l'importance de la poursuite des progrès de la part de l'Organisation Mondiale du Commerce vers une libéralisation multilatérale des biens et des services qui "apporterait de larges bénéfices à l'économie mondiale", poursuit le communiqué.
    " Le G20 représente une étape très importante pour l'évolution économique dans le monde", a estimé le ministre canadien des Finances, M. Paul Martin, président de ce nouveau forum de discussions informelles. En effet, le feuilleton des crises qui ont secoué l'Asie, la Russie puis l'Amérique du Sud a montré l'importance du dialogue et de concertations "informelles" avec des pays émergents au rôle économique de plus en plus prépondérant à l'échelle mondiale. Plus de 85% de la richesse mondiale étaient présente à Berlin.
    Une telle rencontre ne pouvait avoir lieu sans évoquer le sujet épineux des prêts accordés par le FMI aux pays en difficulté.

    Bien que la réforme du Fonds Monétaire International ne figurait pas à l'ordre du jour, malgré la présence de son directeur général Michel Camdessus, les participants à la rencontre de Berlin, ministres des Finances et banquiers centraux, l'ont évoquée en marge, encouragés par les propos du secrétaire américain au Trésor, M. Larry Summers, faites à Londres mardi soir. Celui-ci avait indiqué souhaiter que le FMI "se concentre sur les prêts d'urgence".
    Les Allemands ont accueilli avec une certaine réserve ces suggestions. "Il doit encore être discuté de façon approfondie si le FMI peut se retirer autant" du financement du développement des pays émergents, a déclaré M. Eichel. Les Français ont pour leur part exigé que l'on ne laisse pas les pays les plus pauvres au bord de la route.

    Yousra MAHFOUD (AFP)




    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc