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Fusion internationale dans l'industrie pharmaceutique : Ciba-Maroc prévoit d'incorporer Sandoz

Par L'Economiste | Edition N°:222 Le 21/03/1996 | Partager

La multinationale suisse Ciba-Geigy et son concurrent Sandoz ont annoncé le 7 mars leur projet de fusion. La décision n'a pas encore reçu l'approbation des actionnaires des deux sociétés. Au Maroc, Ciba, filiale de Ciba-Geigy, envisage déjà quelques scénarios. Les principaux concernent l'incorporation de Sandoz-Maroc et la séparation de son activité chimie.


La nouvelle usine de fabrication liquide et pâteuse de Ciba démarrera le mois prochain à Aïn Sebaâ. Le coût de l'investissement est de 15 millions de DH dont 5 millions correspondent à des équipements existants et réutilisés dans la nouvelle installation. La capacité de production de la nouvelle unité est de 100.000 tonnes de liquides. Le même chiffre devrait être atteint pour les crèmes. La nouvelle usine remplacera les anciennes installations de Yacoub El Mansour à Casablanca.
Ce nouvel investissement porte à plus de 100 millions de DH le total des investissements depuis 1987.
Pour Rolf Widmer, directeur de Ciba (Ciba-Geigy Maroc SA et Ciba-Geigy pharma Maroc SA), c'est l'ouverture de cette nouvelle usine qui est l'événement.
Pourtant, le 7 mars, était annoncé à Bâle, en Suisse, un autre événement qui, selon les experts, devrait chambouler le marché pharmaceutique au niveau mondial. En effet, les présidents des conseils d'administration de Sandoz et de Ciba-Geigy ont annoncé leur projet de fusion. Cette décision devrait se traduire par la création de la société Novartis et nécessitera au préalable l'approbation des actionnaires de Ciba-Geigy et de Sandoz. Novartis détiendra, d'après les estimations, 4% du marché pharmaceutique mondial et occupera la seconde place derrière le groupe anglais Glaxo-Wellcome.
La conséquence directe de la création de Novartis sera pour Sandoz le désengagement de ses activités MBT-Master Builders Technologies. Sandoz avait regroupé auparavant son activité chimie dans une nouvelle société: Clariant.
Pour Ciba-Geigy également, il sera question de vendre son activité chimie.

Sous-traitance

Les deux sociétés Ciba-Geigy et Sandoz sont représentées au Maroc à travers les deux filiales: Ciba et Sandoz-Maroc. Cette dernière confie à Laprophan la fabrication de ses médicaments.
Sur les conséquences à court terme de la fusion pour l'activité des deux filiales, le responsable local de Ciba estime qu'il est prématuré de se prononcer, d'autant plus que le projet n'a pas encore été ratifié par les actionnaires des deux sociétés.
En revanche, des schémas commencent déjà à se dessiner. Ils remontent aux principales décisions annoncées à Bâle, à savoir la création d'une seule entité juridique et la cession par Ciba-Geigy de son activité chimie.
Concernant le premier aspect, Ciba prévoit d'incorporer au Maroc l'activité pharmaceutique de Sandoz. Mais il reste à définir les modalités de cette phagocytose, d'autant plus que Sandoz-Maroc a des engagement vis-à-vis de Laprophan. En fait, s'il est question au Maroc d'incorporation de Sandoz et non de fusion, c'est surtout au regard de l'importance des deux filiales. En effet, les
activités de Ciba sont multiples: produits pharmaceutiques, produits phytosanitaires, additifs, pigments...

Ces produits sont importés mais aussi fabriqués au sein des infrastructures locales de Ciba pour lesquelles des investissements ont été réalisés. A l'inverse, pour son industrie pharmaceutique, Sandoz-Maroc recourt aux installations de Laprophan. Par ailleurs, les autres activités ne sont pas aussi nombreuses que celles de Ciba. Cette différence est illustrée par les performances financières réalisées par les deux filiales.
Ciba réalise en moyenne 300 millions de DH de chiffre d'affaires. "Sandoz-Maroc en réalise la moitié".
Pour 1995, la performance de Ciba aurait été meilleure s'il n'y avait eu la conjoncture défavorable. La sécheresse, en particulier, a affecté la division Agribusiness de la société: produits phytosanitaires, d'hygiène et de santé animale. Cette division représente 30% de l'ensemble des activités de Ciba au Maroc. Les trois autres divisions sont les colorants et produits chimiques (30%) les produits pharmaceutiques (30%) et les additifs, pigments et polymères (10%).

Recherche

S'agissant de la cession de l'activité chimie au Maroc, un scénario est également envisagé. D'après M. Widmer, il faut plutôt parler d'une séparation. "Du point de vue légal, il s'agira d'une cession. Mais les installations et le personnel qui lui sont affectés restent chez Ciba".
Cette précision est importante, d'autant plus que les dirigeants de Ciba-Geigy et de Sandoz tablent sur une réduction de 10% des effectifs totaux à travers le monde. "Lorsqu'on parle de réduire les effectifs de 10.000 personnes, il est question en réalité des synergies qui existent entre les départements pharmaceutique et l'agrochimie. L'activité chimie n'est pas concernée".
Un objectif escompté par la création de Novartis est de favoriser la recherche, grâce aux moyens financiers des deux laboratoires réunis. Le Maroc, bien sûr, n'est pas concerné. Mais il pourra néanmoins bénéficier des nouveaux médicaments, dont la création est prévue d'ici l'an 2000.

Mohamed.BENABID.

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