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Entreprises

Frumat remonte à la surface

Par L'Economiste | Edition N°:535 Le 23/06/1999 | Partager

· Première mission accomplie: Soulager le marché intérieur et maintenir les prix à un niveau intéressant

· Moyen utilisé: Un Fonds de Soutien de 60 millions de DH par an, une politique de compression des charges et l'adhésion des producteurs


Après avoir été mise à genoux, Frumat se relève. Les perspectives pour l'entreprise sont aujourd'hui qualifiées de bonnes et le plan de restructuration continue(1). Au total, pour cette saison, l'entreprise a écrasé près de 87.000 tonnes d'agrumes dont 65.000 de Maroc Late.
«Pour cette campagne 1998/99, Frumat a rempli son contrat: éponger une partie des excédents et maintenir les prix à un niveau intéressant», indique M. Ahmed Derrab, secrétaire général de l'ASPAM. Pour la Maroc Late, par exemple, un prix maximum de 1DH/kilo a été fixé, ce qui a servi de référence pour les prix du marché intérieur, tirés vers le haut.
Ces résultats tranchent ainsi avec la situation «dramatique» de la saison précédente caractérisée par un déséquilibre chronique entre l'offre et la demande. Sur toute la campagne dernière, la moyenne des prix réglés aux producteurs pour les écarts de triage de la Maroc Late, toutes régions confondues, s'est située entre 40 et 50 centimes le kilo, soit moins que la moitié du prix de revient d'un kilo au départ du verger.

Autre effort consenti par Frumat, des règlements d'avances sur les livraisons, à la fin de chaque mois en fonction des quantités livrées. S'y ajoute également la liquidation définitive des variétés selon un calendrier précis.
«Ces différentes actions ont été possibles grâce à la mise en place d'un plan de restructuration avec notamment un Fonds de Soutien, pris en charge à parts égales par les producteurs-exportateurs et l'Etat, qui a été arrêté à 60 millions de DH par an», indique M. Derrab. Tout en rappelant que l'objectif de ce fonds est dans une première étape de reconstituer le capital de Frumat et ensuite de renflouer les prix payés aux producteurs pour le soutien des prix des agrumes livrés aux usines de transformation. Le secrétaire général de l'Association indique que les producteurs-exportateurs ont versé lors de la campagne 1997/98 leur quote-part (30 millions de DH) et près de la moitié au titre de cette campagne. Pour ce qui est de celle des pouvoirs publics, elle reste encore liée à la publication d'un décret d'application.
De son côté, la participation des banques a concerné la consolidation des crédits à court terme, un rééchelonnement des crédits moyen et long termes sur une période de 12 ans, avec un différé d'amortissement de trois ans, à compter de fin septembre 1997 et ce, avec un taux d'intérêt de 8% l'an et l'abandon des frais financiers de l'exercice en cours.
La finalité de toute cette stratégie est de permettre à Frumat de récupérer ses positions sur les marchés intérieur et extérieur. Stratégie s'intégrant d'ailleurs dans le projet d'organisation du marché local initié par l'ASPAM. Son objectif, trouver le fameux équilibre entre un export de meilleure qualité, un marché intérieur équilibré au niveau de l'offre et de la demande et une industrie de transformation suffisamment approvisionnée.

(1) Cf L'Economiste du 25 juin 1998.


Les origines du mal


Différentes causes ont entraîné en 1996 Frumat au fond du gouffre. En tête de liste, l'irrégularité de l'approvisionnement. Autre cause, la dégradation des cours des jus et concentrés d'agrumes sur le marché international due à une surproduction du Brésil et au retour de la Floride sur le marché européen. Frumat s'est alors retrouvée en état de cessation de paiement et toutes ses usines ont cessé de tourner lors de la campagne 1996/97. Réunie le 20 mars 1997, l'assemblée générale extraordinaire devait se prononcer sur la continuité ou l'arrêt définitif de Frumat vu la perte de plus des trois quarts du capital social de la société. La poursuite de l'activité a été l'option retenue.o

Meriem OUDGHIRI


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