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    Economie

    Fruits et légumes
    Le Maroc s’essaie au marché anglais
    De notre envoyé spécial à Londres, A.GHOUIBI

    Par L'Economiste | Edition N°:3394 Le 29/10/2010 | Partager

    . Un potentiel de 90 milliards de DH, 80% des besoins importés. La campagne gouvernementale contre la «mal-bouffe» défriche le terrain. Le plus difficile, se faire référencer par les puissants intermédiairesUNE petite exposition. A peine quelques 200 m2 y sont occupés par une brochette d’exposants des secteurs des fruits et légumes frais et transformés. N’empêche que les participants affichent un optimisme à toute épreuve, surtout, ceux qui présentent des produits à forte valeur ajoutée. Groupe des Domaines, Conserves de Meknès, Mogador, Delassus, May Bio, ce sont ces entreprises qui constituent la locomotive du produit marocain sur le segment de produits élaborés au Royaume-Uni, un marché que convoitent les grandes puissances de l’industrie agroalimentaire. Le passage par le rendez-vous de Londres est incontournable, relève Jamila Aït Akka, directrice de développement du groupe Conserves de Meknès plus connu sous sa marque Aïcha. Même si le groupe en est à sa première participation, la responsable se veut confiante. Car, rassurée par le programme de rendez-vous établi au préalable par les équipes de Maroc Export. Au demeurant, le « World fruit and vegetable show» ouvert le mercredi 27 octobre est à peine à sa 4e édition au prestigieux Excel London. Entièrement réservé au B to B, le salon se veut un point de ralliement des professionnels des produits frais et transformés. «Lors de l’édition précédente, plus de 2.700 visiteurs professionnels dont 21% de grossistes et 19% de distributeurs avaient fait le déplacement », selon les organisateurs. L’exposition avait rassemblé 118 participants provenant de 21 pays. Mieux encore, l’évènement était soutenu par de grandes enseignes. Cette année, l’un des principaux acteurs britanniques, Tesco en l’occurrence, a reconduit son soutien. Déjà partenaire en 2009, le premier distributeur anglais compte 2.282 magasins. Il en est de même des grandes surfaces leaders (ASDA, Sainsbury, Waitrose). Sans oublier les grossistes. Estimé à 7 milliards de livres sterling, le marché britannique des fruits et légumes est en forte croissance. Il bénéficie de l’effet des campagnes de sensibilisation menées par le département de la Santé publique sous le thème «Mangez 5 fruits et légumes par jour ». Aujourd’hui, le négoce des fruits frais représente à lui seul plus de 38% du chiffre d’affaires des produits horticoles. Est-ce à dire que le pari de se positionner est jouable pour les opérateurs marocains ? Là, les avis ne sont pas tranchés. Surtout que les produits qui y pénètrent pour la première fois doivent passer nécessairement par les chaînes de supermarchés. Celles-ci demeurent les acteurs privilégiés de la diffusion notamment de produits alimentaires. Ces enseignes possèdent les gammes les plus larges de spécialités alimentaires ou de produits importés. Leur approche en direct n’est cependant pas la voie la plus simple. La directrice de développement de Conserves de Meknès concède : «Le plus difficile est de se faire référencer auprès de puissants groupes d’acheteurs; les contacts au Salon ont surtout permis d’explorer quelques pistes». Le groupe Aïcha mise surtout sur les produits à forte valeur ajoutée comme les sauces préparées pour la restauration collective. Ou encore, l’huile d’olive et d’argane dont la renommée dépasse déjà les frontières européennes. Car, les groupes britanniques ont développé une politique de «Category Management» et se reposent largement sur l’expertise de partenaires privilégiés qui leur fournissent un service complet (définition des gammes, segmentation, sourcing, 12 mois sur 12, garantie de qualité...). Les méthodes de la grande distribution britannique sont très différentes de ses consoeurs continentales. Pour l’approcher, il est nécessaire de bien connaître les spécificités du marché et de comprendre les politiques différenciées des distributeurs. Au total, 4 grandes chaînes de supermarchés, totalement intégrées (Tesco, Asda, Sainsbury et Morrisons) concentrent environ 70% du chiffre d’affaires du secteur. Des chaînes moins importantes et peu spécialisées sur certains segments de marché telles que Somerfield, Iceland et Waitrose pèsent environ 10% du secteur. Le secteur coopératif (Coop) représente 4 à 5% du secteur avec environ 2000 points de vente. Le reste est départagé entre les chaînes de «discounter», dont l’implantation remonte aux années 1980 et d’autres formes de commerce plus diversifiées. On cite dans ce cadre, les grands magasins comme Marks & Spencer, drugstores du type Boots the Chemist et d’autres opérant dans l’épicerie fine.Pour ce qui est des légumes, certains groupes marocains ont déjà pénétré nombre de ces circuits de distribution. Avec, à la clé, des produits haut de gamme mais relativement bon marché. Mais la tâche demeure particulièrement ardue pour les agrumes. Selon Ahmed Darrab, secrétaire général de l’Aspam, le Maroc a tout intérêt à prospecter ce marché pour des variétés nobles de petits fruits. D’autant plus que les objectifs de la filière portent sur l’exportation de 1,3 million de tonnes d’agrumes à l’horizon 2018.

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