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Economie

Fruits et légumes
La mouche blanche perturbe les exportations au Japon
De notre envoyé spécial à Tokyo, Bachir THIAM

Par L'Economiste | Edition N°:3224 Le 03/03/2010 | Partager

. La Grèce, l’Italie et Israël en tirent profit. Grand-messe du secteur à Tokyo du 2 au 6 mars. Le ministère de l’Agriculture, grand absent Le Salon international des boissons et produits alimentaires du Japon a ouvert ses portes du 2 au 6 mars au Nippon convention center, à Chiba, dans la banlieue de Tokyo. Une manifestation à laquelle le Maroc revient après 6 ans d’absence avec une délégation de cinq entreprises. Celles-ci opèrent dans les secteurs de l’huile d’olive et d’argan (Agro Nafiss de Meknès, Alili Gourmet, Atlas Olive Oils de Casablanca), des épices, sauces et féculents (Kraima Mohamed Cereals Import-Export de Casablanca et Tajini de Rabat). Les éternels concurrents tunisiens sont à quelques encablures du stand marocain de 200 m2. Eux n’ont jamais levé le pied depuis leur première participation à la fin des années 1990. Pour eux, le Foodex Japan 2010 s’inscrit dans le cadre de la campagne de promotion de l’huile d’olive tunisienne. «L’objectif est de permettre le renforcement de la visibilité de l’huile d’olive tunisienne conditionnée à l’échelle internationale et d’accroître les exportations sur ce marché cible», explique l’un des responsables du stand. Aujourd’hui, pour le Maroc, il s’agit de consolider les actions de promotion menées au Japon depuis près d’un an par les équipes de Maroc Export! A ce titre, la présence au salon du seul importateur japonais du Maroc va au-delà du caractère symbolique. D’où l’attention particulière dont il a bénéficié, le temps d’un dîner offert par Maroc Export. Pour les officiels marocains (notamment El Aid Mahsoussi, secrétaire général du commerce extérieur), cet importateur est la preuve même que les produits marocains -en tout cas pour l’huile d’argan- ont bien leur place dans les habitudes alimentaires du Japon. Un pays où, il faut le souligner, les conséquences des différentes crises combinées depuis près de trois ans plombent la consommation des ménages. Et l’inauguration du salon par un collège d’officiels nippons vise à renverser la vapeur et retrouver la situation d’avant la crise. Depuis que ce pays est officiellement entré en récession au troisième trimestre 2008, les dépenses alimentaires des ménages de l’Archipel sont en baisse. Selon l’institut japonais Dai-Ichi, à la fin de l’année 2008, elles s’élevaient à 69.509 yens par mois (523 euros), soit une diminution de 24,4% par rapport aux années antérieures. A noter que les dépenses alimentaires constituent la deuxième catégorie de dépenses des ménages et correspondent à 23% de leurs budgets, hors période de crise. Pourtant les mêmes statistiques montrent que les Japonais sont toujours friands de shopping. Ils se rendent au moins 4 fois par semaine dans un point de commerce pour faire leurs emplettes. Que mangent les Japonais? Dans l’imaginaire des Occidentaux, les Japonais se nourrissent principalement de sushis et de riz. C’est une image aussi vivace que celle des Japonais qui pensent que les Français dorment nus et ne se lavent pas dans une baignoire. Non seulement les Japonais ne mangent pas tous des sushis, mais en plus, il y a des différences notables dans les habitudes alimentaires en fonction des régions. Mais globalement, l’achat d’aliments arrive au 2e rang des dépenses d’une famille japonaise. Les aliments frais constituant une part importante de leur régime alimentaire, la plupart d’entre eux achètent de la nourriture quotidiennement.Bien que les traditions soient importantes dans la culture japonaise, de nouvelles tendances se manifestent dans l’alimentation. On observe une augmentation de la demande de produits frais tels que fruits, légumes, viandes et poissons entrant dans la composition des repas. L’absence de l’Office des pêches (ONP) et des entreprises marocaines de ce secteur est à ce titre inquiétant pour un pays qui ambitionne de pénétrer le marché japonais. Mais celle aussi du ministère de l’Agriculture, qui aura fort à faire face à la réticence des Japonais à consommer les fruits et légumes marocains pour cause de présence de la mouche blanche (appelée aussi mouche à fruits ou mouche méditerranéenne). Une situation qui profite à d’autres pays concurrents: Italie, Grèce, Israël. Au-delà des différents temps forts qui ont marqué le début de cette «exhibition», le public pourra découvrir les différentes régions du monde de l’agroalimentaire (60 pays) chaque jour à travers de multiples animations.o


Leçons japonaises

Un monde d’écart. C’est l’impression qui ressort de ce business dating organisé avant l’ouverture du Foodex, mardi 2 mars, et animé par un conseiller en investissement et commerce de l’organisation des promotions japonaises (Mipro). Ainsi, l’expert de Mipro a donné une véritable leçon, en 20 points, aux 13 opérateurs marocains de la mission économique organisée par Maroc Export au Japon et en Corée. Objectif: décoder les codes socio-culturels des Nippons, difficilement décelables tant «le Japonais est borné, encore plus quand il s’agit de business», rappelle l’expert. Au-delà du packaging et de la qualité sur lesquels ces derniers sont intransigeants, ils croient dur comme fer que leur philosophie en la matière est infaillible: «En France, on mange avec la langue, ailleurs avec l’estomac et au Japon, on mange avec les yeux». Une leçon retenue par le staff de Maroc Export dont le défi désormais est d’ouvrir des brèches dans ce marché très fermé, à l’autre bout du monde.

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