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    Economie

    Fruits et légumes: Les Marocains donnent la réplique aux Espagnols

    Par L'Economiste | Edition N°:646 Le 25/11/1999 | Partager

    · Les Espagnols réclament de Bruxelles de durcir le ton lors des renégociations
    agricoles


    Le torchon brûle de part et d'autre de la Méditerranée autour des fruits et légumes. Depuis plus d'une semaine, les Espagnols font monter la pression. Par articles de presse, ils réclamant de Bruxelles de durcir le ton lors des prochaines renégociations agricoles prévues en janvier 2000. L'histoire se répète. Déjà avant le précédent accord de 1995 la même tactique avait été employée. Jouant la carte de l'impassibilité dans un premier temps, les opérateurs marocains ont fini par prendre la mouche (pas la blanche). Leur réaction a pris la forme d'un communiqué diffusé le 22 novembre par l'Apefel (Association des Producteurs Exportateurs de Fruits et Légumes). Prenant un ton qui reste pourtant très diplomatique, le communiqué dénonce "les déclarations insidieuses et les actions de mobilisation entreprises contre les intérêts marocains". Dans leur ligne de mire, les agissements des organisations syndicales de fruits et légumes espagnoles.
    La situation se complique d'autant plus qu'un autre imbroglio pointe le nez, celui du différend sur l'accord de pêche. Arrivant à terme en novembre, celui-ci brouille les cartes, même pour le gouvernement espagnol qui se trouve bloqué entre le marteau et l'enclume. D'une part, les pêcheurs qui demandent que tout soit mis en branle pour que l'accord de pêche avec le Maroc soit reconduit. D'autre part, les producteurs de fruits et légumes qui redoutent que tout arrangement sur ce dossier ne se transforme en concessions plus larges accordées par l'Europe à l'accès des produits horticoles marocains vers l'UE.
    Dans cette affaire, c'est toute la logique des négociateurs espagnols, de tomate contre poisson, qui en prend un coup.

    Mais pour les producteurs nationaux de fruits et légumes, la controverse soulevée outre-Méditerranée reste un faux débat. Pour eux, les accusations continuellement proférées par les Espagnols sur le non-respect des contingents tarifaires européens sont dénués de tout fondement.
    A l'inverse de ce qui est annoncé, "un contrôle sévère est effectué par la Commission européenne sur les quantités et les produits horticoles exportés par le Maroc", indique le communiqué. Même l'UE le reconnaît.
    Quant à l'impact des produits marocains sur la santé du marché, il reste très accessoire par rapport à ses propres flux internes, source de sa fragilité. Pour un produit "sensible" comme la tomate, les Espagnols avaient mis sur le marché européen plus de 831.000 tonnes en 1998 quand les Marocains n'en faisaient que près de 181.000. Le brouhaha soulevé en Espagne s'avère donc sans fondement. C'est pourquoi l'Apefel attire l'attention du gouvernement marocain sur les conséquences de ce type d'actions.

    Ghassan KHABER

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