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Economie

Fruits et légumes: La révolution du conditionnement

Par L'Economiste | Edition N°:3378 Le 07/10/2010 | Partager

. Gros investissements dans les unités pour répondre aux exigences des marchés extérieurs . Un outil de valorisation de la production mais pas assez rentable dans la filière agrumes. La saisonnalité de l’activité est une des causes Equipements sophistiqués, automatisme, démarches qualité, ressources humaines compétentes… la filière du conditionnement dans le secteur des fruits et légumes a connu un développement fulgurant ces 20 dernières années. Pendant deux jours à partir d’aujourd’hui, jeudi 7 octobre, l’activité sera au coeur d’échanges et de débats à l’occasion de la première édition du colloque Felexport, sous le thème «Conditionnement des fruits et légumes destinés à l’export». Ce rendez-vous, désormais annuel, est organisé par l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE). Il sera l’occasion de faire le point. Face aux défis à relever dans les 10 à 20 années à venir, en termes de libéralisation croissante des échanges dans le domaine alimentaire et de l’augmentation de la demande, la filière est particulièrement concernée. Ceci d’autant plus qu’elle sera confrontée à une réglementation plus rigoureuse sur la qualité des aliments et la traçabilité. Fort heureusement, la filière a depuis longtemps fait sa mue. De fait, sa vocation à l’export ne lui laisse le choix que de répondre aux exigences des clients et des marchés de distribution. Une situation qui a suscité une grande évolution dans les techniques, notamment de packaging. Les professionnels ont ainsi petit à petit délaissé les caisses en bois et les sacs en jute au profit notamment des emballages en carton et des filets répondant aux référentiels européens. Dans les années 1980, à l’ère de la libéralisation de la commercialisation des fruits et légumes sur les marchés extérieurs, des changements ont été aussi opérés au niveau des aires de conditionnement. Même si la transformation n’est pas générale chez les petites entreprises, on est très loin aujourd’hui chez les grands groupes des grands hangars sans distinction des aires qui étaient dédiées au conditionnement. «Nous n’avons rien à envier en la matière actuellement à nos concurrents étrangers», avance Fouad Benabdeljalil, producteur de fruits et légumes dans la région. En effet, les professionnels ont fortement investi et continuent à investir dans le conditionnement et cela n’a pas manqué de tirer vers le haut l’origine Maroc. De leur côté, les institutionnels ont structuré le domaine pour accompagner cette évolution, mais toujours et encore pour répondre aux exigences des importateurs. L’activité est en effet réglementée. «Jusqu’à présent, toute création de station de conditionnement est soumise à l’inscription au registre du conditionnement au niveau de l’EACCE», indique Lahbib Laaouane, délégué principal de EACCE à Agadir. Le renouvellement annuel de l’inscription et un suivi régulier sont aussi de mise. Dans la région du Souss, où l’on compte 122 stations de conditionnement sur 238 à l’échelle nationale, une quinzaine de stations sont autorisées à l’autocontrôle. Ainsi, le suivi de l’EACCE est réalisé ponctuellement. Pour les autres entreprises du genre, elles sont soumises à un contrôle régulier. L’objectif est d’améliorer la qualité du produit de manière à continuer à se positionner sur les marchés extérieurs. Pour ce faire, des subventions ont été accordées par le département de l’Agriculture pour accompagner la création de nouvelles stations. Les efforts conjugués des uns et des autres ont permis de se démarquer sur les marchés les plus lointains tels la Russie et le Canada. Sur ces destinations, la clémentine marocaine détient près de 80% de part de marché, estime Khalid Bounejma, secrétaire général de l’Association des stations de conditionnement d’agrumes. Et aujourd’hui, le produit est en train de séduire d’autres marchés tel le britannique en raison, entre autres, de sa qualité, résultat d’importants investissements dans le conditionnement qui est indéniablement un outil de valorisation de la production. Les opérateurs de la filière sont cependant confrontés à un manque de rentabilité des stations de conditionnements d’agrumes, souligne Bounejma. A l’origine de la situation, des campagnes très courtes dont le pic se situe d’octobre à janvier. A ces périodes particulièrement, les producteurs font face à l’insuffisance des capacités frigorifiques. Outre la saisonnalité, le manque de rentabilité des stations de conditionnement d’agrumes provient du fait que ces unités ne sont dédiées qu’au traitement des produits à l’export. En effet, au Maroc, les produits vendus sur le marché local ne transitent pas par les stations de conditionnement. De l’avis des producteurs, il est temps d’apporter du changement à ce niveau, non seulement pour rester compétitif, mais aussi pour s’aligner sur le marché communautaire européen.


Innovation

Le développement de la filière a suscité des innovations locales. C’est ainsi que l’entreprise Next Agadir, qui commercialise des progiciels depuis 1979, s’est spécialisée, il y a une dizaine d’années, dans la mise en place d’un progiciel de gestion de production et de traçabilité, dédié aux filières fruits et légumes, «Tracefruit». Un produit pour lequel elle a décroché le trophée de l’innovation au Sifel Maroc 2009. Le progiciel mis en place permet d’extraire des informations d’une base de données à condition que toutes les données soient correctement saisies à toutes les étapes du process, depuis la réception de la matière première, en passant par le conditionnement, le stockage dans les frigos et le chargement de camion ou container. Cela, sans oublier les différents contrôles qualité indispensables aux différentes étapes du process. Il est alors possible et très rapidement, à partir d’un code-barres colis ou palette, de remonter toutes les informations en amont et en aval afin de faire des retraits de lots en cas de problème sanitaire. Les clients étrangers étant de plus en plus exigeants en matière de traçabilité. Le progiciel a équipé depuis de nombreuses unités de production et conditionnement.Malika ALAMI

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