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Fruit LogisticaLes opérateurs préparent l’après-criseDNES à Berlin, Abdelaziz Ghouibi

Par L'Economiste | Edition N°:2960 Le 10/02/2009 | Partager

. Approche marchés/produits, repositionnement de l’origine Maroc sur différents marchés…. Les grands groupes marocains confiants. Mais réclament la garantie du risque commercial Rendez-vous incontournable pour le monde de l’horticulture et de la chaîne de valeur internationale, Fruit Logistica a subi comme d’autres rencontres le contrecoup de la crise. Le salon, qui a clôturé vendredi dernier sa 17e édition, a drainé, comme annoncé, pas moins de 2.288 exposants venus de 80 pays du monde entier. Mais côté visiteurs, l’affluence des acteurs de négoce n’a pas été à la hauteur des prévisions établies par les organisateurs. Ces derniers tablaient en effet sur un nombre de visiteurs voisin de 50.000, mais de l’avis de nombreux exposants, le bilan reste faible à ce niveau. En cause, le spectre de la crise qui plane sur les principaux marchés d’exportation. Car si les réservations des surfaces d’exposition se font plusieurs mois auparavant, il en va autrement de la décision de visiter un salon, voire honorer un rendez-vous pris quelques semaines avant la tenue de l’événement. Et c’est le cas cette année pour de nombreux opérateurs dont la clientèle se recrute parmi les petits et moyens faiseurs. Le constat est surtout valable pour les fournisseurs des fruits et légumes frais. Autrement dit, les produits périssables. A l’opposé, les fabricants de matériel d’emballage, conditionnement, froid et logistique de manière générale se déclarent satisfaits. Le Maroc n’a pas échappé à cette situation. Pour Taoufik Lagzouli, directeur général de MFB (Maroc Fruit Board), «le carnet des rendez-vous a été mené à bon port». Mieux encore, une rencontre au sommet avec le géant américain de l’agrumiculture, Sunkist a eu lieu à Berlin avec les responsables de MFB. Ce groupe, dont le potentiel export est de l’ordre de 350.000 tonnes d’agrumes et 120.000 de primeurs, réalise l’essentiel de ses ventes directement auprès des centrales de commercialisation. En Amérique du Nord, 80% des expéditions de petits fruits et oranges sont destinés aux grandes surfaces. Ce taux est de 100%, s’agissant des marchés de l’Europe du Nord. Pour ce qui est de la Russie, le groupe est en partenariat depuis 10 ans avec les plus grandes sociétés d’importation de ce pays. «Cela nous met à l’abri des contingences dont souffre actuellement de nombreux opérateurs qui travaillent sur le marché russe», se réjouit Lagzouli. Lequel reconnaît tout de même que la situation s’annonce difficile pour la deuxième moitié de la campagne d’exportation qui démarre en mars prochain. Difficultés qui résultent avant tout des dépréciations des monnaies des principaux marchés (cf. www.leconomiste.com). A commencer par le débouché russe qui absorbe désormais 50% des exportations d’oranges marocaines et où le risque commercial se précise au jour le jour. «Le sous-financement bancaire des importations, combiné à la forte dévaluation du rouble risque d’avoir des répercussions désastreuses sur la trésorerie des agrumiculteurs et primeuristes marocains», prévient Lagzouli. Déjà, le manque à gagner pour la recette nette producteur est estimé à 0,50 DH/kg. Ceci bien que le dollar américain, monnaie des transactions, s’est apprécié de 15% et le coût du fret a baissé de 25%. Mais il faut aussi s’attendre à de nombreux cas de non-paiement. Surtout en provenance de la clientèle russe qui se voit imposer des taux d’intérêt bancaires voisins de 25% pour des crédits consentis sur des périodes relativement très courtes.C’est pourquoi, les opérateurs comptent introduire une requête auprès de l’Etat pour sécuriser le risque commercial et en particulier le paiement. Pour le moment, l’Asmaex (Assurance marocaine à l’exportation) ne couvre que 20% alors que l’intervention de l’Etat se limite au risque politique. Mais des pays comme la France ou la Hollande ont anticipé cette situation. Pour le Maroc, l’enjeu est de taille. «Nous sommes à mi-parcours de la campagne d’exportation et nous devons maintenir le cap. A défaut, ce sont des parts de marché qui vont être cédées à la concurrence», prévient Ahmed Darrab, secrétaire général de l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc. «D’autant plus que la profession s’est engagée, dans le cadre de son contrat-programme à doubler et la production et le volume des exportations d’ici l’horizon 2018», ajoute-t-il. «Objectif qui demeure à portée si tous les partenaires se mettent dès à présent à préparer l’après-crise», souligne Saâd Benabdallah, directeur général du Centre de promotion des exportations (CMPE) qui a adopté tout récemment l’identité visuelle «Maroc export». Comment? En accompagnant les exportateurs selon une approche marchés/produits. Auparavant, il va falloir repositionner l’origine Maroc sur les marchés où ses produits bénéficient d’une notoriété certaine mais pas desservis directement. C’est particulièrement le cas du marché allemand dont le potentiel est considérable en termes de quantités et de prix. Or, ce marché qui absorbait il y a 10 ans plus de 150.000 tonnes d’agrumes marocains n’en importe actuellement que 20.000. Mais encore faut-il préciser que l’essentiel de ce volume transite par l’intermédiaire de négociants hollandais qui procèdent au reconditionnement des fruits. Histoire d’être en phase avec la réglementation en vigueur. C’est pourquoi Maroc Export affiche parmi ses priorités la reconquête du marché allemand. Des contacts ont été pris avec pas moins de 13 centrales d’achat et les discussions sont bien avancées avec la grande enseigne «Univeg» dont les responsables sont attendus au Maroc d’ici quelques semaines. Sur ce marché, la diplomatie économique fonctionne aussi à plein régime. Rachad Bouhlal, ambassadeur du Maroc à Berlin, et son staff multiplient en effet les efforts pour permettre aux produits marocains de se positionner sur le marché allemand. Même si ces efforts n’ont ciblé jusqu’à présent que les sphères institutionnelles, il n’empêche que des retombées commerciales pour certains secteurs sont déjà enregistrées. L’opération réalisée en faveur de l’artisanat est édifiante à cet égard (voir notre édition du 5 février 2008). Expérience à rééditer et généraliser pour d’autres produits. Elle témoigne aussi de l’intérêt affiché pour l’origine Maroc.


La Russie, la plus gourmande

La production mondiale des fruits et légumes est de l’ordre de 1,5 milliard de tonnes. Sur ce volume, moins de 7% sont destinés à l’exportation. La Russie se place en tête des importateurs mondiaux avec 7 millions de tonnes alors que l’Espagne occupe le premier rang mondial en tant qu’exportateur: 3,8 millions de tonnes en 2008. Les autres grands producteurs exportateurs sont par ordre d’importance, l’Italie, la Hollande, la France et le Maroc avec 1,3 million de tonnes. A noter aussi que le Chili est le premier exportateur de l’hémisphère sud.


Coût de participation: 5 millions de DH

Le coût global de la participation marocaine au Fruit Logistica s’élève à 5 millions de DH. Ce montant comprend la location d’espace d’exposition, l’agencement des stands, l’animation et la promotion. Sur ce montant, les exposants bénéficient d’une subvention de 75% à laquelle contribuent aussi les associations professionnelles dont ils relèvent.


208 kg de fruits et légumes par an consommés

Le chiffre d’affaires brassé par le négoce allemand des fruits et légumes a atteint 19 milliards d’euros en 2008. Il a été réalisé par les 2.400 gros distributeurs qui s’activent dans le domaine. Selon une enquête sur la consommation, les fruits et légumes frais représentent 29% du budget de la ménagère allemande. En tout, l’allemand consomme 208 kg de fruits et légumes par an dont 10 d’oranges et 5 de clémentine.

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