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    France/Centres d’appels
    Les syndicats dénoncent la «casse des prix»

    Par L'Economiste | Edition N°:2767 Le 30/04/2008 | Partager

    . Le secteur est étouffé. Les donneurs d’ordre imposeraient des «quotas»Les syndicats français des centres d’appels s’accordent avec le patronat du secteur pour dénoncer la «casse des prix» imposée par les groupes «donneurs d’ordre», sans pour autant dédouaner de leurs responsabilités sociales les dirigeants des centres d’appels. «Aujourd’hui le secteur est étouffé, il ne peut pas fonctionner correctement», constate Hervé Muddu, délégué CFDT. A l’instar du Syndicat des professionnels des centres de contact (SP2C, patronat), il condamne la méthode des enchères inversées pour obtenir un contrat auprès des «donneurs d’ordre». Il s’agit souvent de grandes entreprises qui externalisent leurs services d’appels pour faire des économies en «réduisant la masse salariale», relève Catherine Jacomet (CGT). «C’est le moins disant qui l’emporte», souligne Muddu, selon qui les donneurs d’ordre imposeraient des «quotas» de postes de travail «offshore» (à l’étranger)», essentiellement en Tunisie et au Maroc où les salaires sont encore plus bas. «Cela revient à du dumping» social, observe-t-il. «On fait reposer sur le salarié en termes de salaire et de conditions de travail cette dégringolade des coûts», déplore Xavier Burot, en charge à la CGT des centres d’appels prestataires de services. Dans ce contexte, les syndicats soutiennent la démarche du SP2C qui se tourne désormais vers l’Etat pour freiner les exigences des donneurs d’ordre. La CFDT est «totalement solidaire», rappelant avoir mené une campagne nationale en 2007 contre les pratiques «anti-sociales» de ces entreprises et interpellé la classe politique à ce sujet avant l’élection présidentielle. La CGT n’est «pas opposée» mais émet des «conditions». Si le gouvernement intervient pour «diminuer cette pression» sur les centres d’appels, cela ne doit pas être «pour que les entreprises s’enrichissent sur le dos des salariés», il faut que «cela se transforme en droits sociaux», selon elle. Les diplômes ne sont pas reconnus, les salaires souvent au Smic, les possibilités d’évolution minimes, il n’y a pas de complément de salaire en cas de maladie avant 8 jours, les femmes enceintes n’ont droit qu’au «strict minimum», égrènent les syndicats qui, depuis décembre, tentent de négocier des améliorations à cet avenant. Synthèse L’Economiste

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