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    France: Une fondation pour financer l’islam

    Par L'Economiste | Edition N°:1983 Le 22/03/2005 | Partager

    . Les quatre grandes associations impliquées. Prélèvement sur la viande halalLe ministre français de l’Intérieur Dominique de Villepin, s’est déplacé en personne pour présenter au Conseil français du culte musulman (CFCM), “la fondation des œuvres de l’islam de France”. Elle s’ajoute au dispositif institutionnel de l’islam de France. Le ministre a assuré les membres présents que des entreprises françaises apporteront des fonds à la fondation. Quelques pays musulmans ont exprimé également leur volonté de soutenir financièrement la fondation. Le marché de la viande halal estimé à 400.000 tonnes (250.000 tonnes ovins et bovins et 150.000 poulets; cf.www.leconomiste.com) pourra être une source supplémentaire pour le financement du culte musulman. Un rapport sur le marché de la viande halal sera présenté par le ministère de l’Intérieur au mois de mai, a indiqué Arbi Abdelkader, rapporteur de la commission Halal. Sur ce dossier les avis sont partagés, l’anarchie de ce secteur, sa complexité et son évolution rapide ne permettront pas un financement immédiat. . Le rugbyman Benazi au ConseilLa Fondation des œuvres de l’islam de France n’est pas une structure du CFCM. Elle sera fondée par les quatre principales fédérations musulmanes: Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF), la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF), La Grande Mosquée de Paris (GMP), L’Union des organisations islamiques de France (UOIF). Les quatre fédérations devaient signer hier, 21 mars 2005, l’accord pour la création de la fondation qui selon ses statuts a pour but de “contribuer à l’organisation et au développement de l’islam de France”. Son action s’exercera “en priorité en vue de la construction ou de l’aménagement ou de la rénovation de lieux de culte”. Elle devra être soucieuse de l’islam “dans toutes ses dimensions”, “soutenir la formation des personnels religieux comme les imams ou les aumôniers”. Elle appuie le “fonctionnement des instances représentatives du culte musulman”.La fondation sera administrée par un conseil de 15 membres: 7 personnalités désignées au titre du collège des fondateurs par les 4 associations fondatrices (CCMTF, FNMF, GMP, UOIF). Un Collège de 8 personnalités qualifiées dont deux seront proposées aux fondateurs par le bureau exécutif du CFCM. C’est cette voie qui permettrait à Arbi Abdelkader, président du CRCM Haute Normandie et à Aslam Timol, représentant de la mosquée de Saint Denis à la Réunion de trouver place au sein du conseil d’administration de la fondation. Deux autres personnalités hors du champs religieux institutionnel seront cooptées également, il s’agit de Denis Bouchard, un chiraquien et ancien président de l’Institut du Monde arabe et Abdelatif Benazzi originaire du Maroc et ancien capitaine de la sélection française de rugby, très actif dans l’humanitaire. Les 4 personnalités restantes seraient coptées par les fédérations fondatrices, actuellement les Turcs sont les seuls qui ont présenté une femme pour le collège des personnalités qualifiées: Filiz Onalan, présidente de la commission financière du CFCM. Un commissaire du gouvernement, désigné par le ministre de l’Intérieur, assistera aux séances du conseil d’administration avec voix consultative. “Il veille au respect des statuts et du caractère d’utilité publique de l’activité de la fondation”. “Les membres du conseil sont nommés pour une durée de 6 années renouvelées par tiers tous les 2 ans. Le conseil élit parmi ses membres un bureau de 5 personnes qui comprend outre le président, deux vice-présidents, un trésorier, un secrétaire. Le conseil d’administration peut créer un ou plusieurs comités d’experts chargés de l’assister dans toutes les actions menées par la fondation. Un règlement intérieur devra définir les modalités d’application”, indiquent les statuts de la fondation. Selon Haydar Deymeruk, président de CCMTF, il est peu probable que le bureau de la fondation soit connu avant les élections du CFCM du 19 juin 2005.


    Rite malékite

    Sur un autre plan, le conseil d’administration de la FNMF a décidé le 19 mars dernier, de créer deux commissions, une qui pilotera l’organisation des élections du CFCM prévues pour le 19 juin et l’autre pour la restructuration de la FNMF. Abdallah Essaferi, le nouveau secrétaire général de la fédération, désire doter la FNMF d’une ligne idéologique basée sur un islam modéré s’inspirant de l’école malékite et de la culture maghrébine. Pour lui, les institutions marocaines peuvent apporter à la jeunesse musulmane de France d’origine maghrébine un support pédagogique spécifique et adapté au contexte français. Pour Mohamed Bechari, la création d’un institut de formation des imams proche de la FNMF n’est pas sur l’agenda, il préfère collaborer avec des institutions déjà existantes. La formation des cadres religieux musulmans est l’autre défi que les musulmans de France auront à relever.Hakim EL GHISSASSI

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