×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    International

    France: Le déficit pourrait refluer en 2011

    Par L'Economiste | Edition N°:3119 Le 01/10/2009 | Partager

    . Il est dû aux dépenses de relance et à l’effondrement des recettes fiscales. La dette poursuivra son envolée Le gouvernement français a repoussé à 2011 la perspective d’une décrue du déficit public abyssal de la France, avec l’espoir d’être alors aidé par un net redressement de la croissance, mais la dette continuera, elle, sa folle progression. Le déficit de l’Etat, qui s’établit en 2009 à 141 milliards d’euros, entamera un reflux l’an prochain (116 milliards), selon le projet de budget présenté hier mercredi. Mais la flambée du chômage, qui se poursuivra encore au moins jusqu’à mi-2010 selon Bercy, va détériorer les comptes sociaux, plombant le déficit public global.Ce dernier, qui regroupe le budget de l’Etat, celui des collectivités locales ainsi que les comptes sociaux, sera de 8,2% du produit intérieur brut (PIB) cette année et grimpera encore en 2010 à 8,5%, un niveau inédit, en raison notamment des allègements d’impôts réservés aux entreprises.«C’est une aggravation que nous assumons», a déclaré le ministre du Budget, Eric Woerth, estimant qu’il s’agit pour près des deux tiers d’un «déficit de crise» dû aux dépenses de relance et à l’effondrement des recettes fiscales.Pour la suite, le Premier ministre, François Fillon, a promis une loi «qui planifiera une baisse de la dépense publique sur plusieurs années». Concrètement, le gouvernement table sur un reflux régulier du déficit public pour atteindre 5% du PIB en 2013. Ces prévisions s’appuient sur une hypothèse de croissance très volontariste de 2,5% par an à compter de 2011.«C’est un objectif ambitieux, mais pas du tout irréaliste, il est plausible qu’en sortie de crise, on ait un tel rattrapage de croissance», estime Hervé Boulhol, de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). «Maintenir une telle croissance à moyen-long terme, c’est autre chose», nuance-t-il toutefois.En outre, la reprise économique ne suffira pas. «Il n’est pas certain que la croissance résorbe d’elle-même le déficit d’autant», explique-t-il. «Il faudrait alors des mesures complémentaires, baisse des dépenses ou augmentation des recettes, pour faire reculer le déficit structurel». Or, «on peut difficilement imaginer un serrage de vis violent avant la présidentielle de 2012», prédit un haut fonctionnaire de Bercy. «En 2011, on va commencer à réduire doucement les dépenses, c’est un chantier à dix ans».Même si le déficit baisse au rythme espéré par le gouvernement, il sera encore en 2013 bien au-dessus de la limite de 3% du PIB autorisée par Bruxelles, mais que la plupart des pays ont franchie à cause de la crise. Surtout, la dette publique poursuivra son explosion, passant de 67,4% du PIB fin 2008 à 84% l’an prochain. Cette progression continuera ensuite, bien qu’à un rythme moins effréné, au moins jusqu’en 2013 (91%).En 2010, la dette va rester «dans la moyenne des pays de l’OCDE», indique Eric Woerth. Le risque toutefois est que les taux d’intérêt, actuellement bas, augmentent dans un futur proche. «La charge de la dette serait alors très élevée et il faudrait resserrer la politique budgétaire pour éviter un effet boule de neige», prévient Hervé Boulhol, redoutant «un effet néfaste sur la croissance». Synthèse L’Economiste

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc