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Economie

France Expo
Un cru exceptionnel malgré la crise

Par L'Economiste | Edition N°:2901 Le 13/11/2008 | Partager

. Jusqu’au 15 novembre, l’exposition est le plus grand rendez-vous annuel d’affaires . Un effort particulier sur l’accompagnement des PMEEN quatre éditions, France Expo, ouverte jusqu’au 15 novembre au Parc d’expositions de l’Office des changes à Casablanca, est devenue le grand rendez-vous annuel d’affaires au Maroc. Incontournable, l’exposition l’est par la plateforme d’échanges et de mise en relation qu’elle offre aux entreprises, aux investisseurs et de plus en plus aux régions. Parmi les 287 exposants (sur 400) venus de France, on notera la présence massive des régions. La compétition économique se joue aussi à l’échelle des entités territoriales.Il ne fait pas l’ombre d’un doute que le cru 2008 de France Expo est encore meilleur que les précédents malgré la grisaille qui s’est abattue sur l’économie française, touchée de plein fouet par la crise financière et bancaire. Dans ce contexte, que les entreprises, notamment les PME, aient tenu à participer massivement à cette quatrième édition de France Expo, est en soi une forme de rating pour le Maroc. Crise ou pas, les investisseurs français, et pas seulement les plus grands, témoignent d’une confiance sans faille en les perspectives de l’économie marocaine. Le projet de construction d’une usine automobile à Tanger, dans laquelle l’Alliance Renault/Nissan investira plus de 11 milliards de dirhams, est la preuve supplémentaire de cette confiance. De même, la ruée de grands opérateurs français de services à valeur ajoutée sur les sites d’offshoring. Du tourisme au plan Emergence, les différents plans de développement sectoriel assurent l’attractivité du Maroc sans compter le gigantesque effort d’infrastructures lancé par les autorités: ports, autoroutes, chemins de fer, transports urbains, etc. Les organisateurs de France Expo ne s’y sont pas trompés: les véritables acteurs de la vitalité des échanges économiques entre les deux pays sont les PME. En 2007, la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc a accompagné la création d’une quarantaine de petites et moyennes entreprises initiées par des investisseurs venant de France. Ce sont elles qui créent de l’emploi et de la richesse. Par conséquent, c’est sur elles que doivent être cristallisés les efforts d’accompagnement. L’engouement pour le Maroc ne faiblit pas. Pour les 10 premiers mois de l’année, le management de la Chambre affirme avoir traité au moins 600 requêtes émanant de sociétés françaises. De part et d’autre de la Méditerranée, la prise de conscience existe. La France, au travers d’une politique volontariste, veut rattraper son retard dans le positionnement de ses PME sur les marchés mondiaux. Paris est, à juste titre, persuadée que ces entreprises souffrent structurellement d’un déficit de capacité de projection à l’international. Le commerce mondial, ce n’est pas que de grands contrats, ni des TGV. C’est surtout des flux constants entre PME. Tout un plan stratégique a été défini pour soutenir les PME et le Maroc figure parmi les pays-cibles dans le cahier des charges fixé à Ubifrance, bras armé de la politique de soutien à l’export du gouvernement français et coorganisateur de France Expo.Premier fournisseur et premier client du Maroc, la France est également le premier investisseur dans le Royaume. A l’inverse de ce que disent souvent les déclarations sanctionnant des rencontres diplomatiques, le niveau des relations économiques maroco-françaises est vraiment à la hauteur de la qualité des relations politiques. Sur le plan économique, l’Hexagone est un partenaire de premier rang. Au moins 40% des transferts de fonds de la diaspora marocaine viennent de France. Sur les 7 millions de touristes qui ont visité le Maroc en 2007, près de la moitié émanait du marché français. Les entreprises tricolores sont présentes dans tous les domaines d’activité et accompagnent la dynamique de développement du Royaume. De la banque jusqu’aux services à la collectivité en passant par l’assurance et les transports urbains. Avec le succès que l’on sait. Au moins 600 entreprises françaises ou à capitaux français sont opérationnelles au Maroc employant plus de 105.000 personnes. Mais la concurrence s’organise et se fait plus agressive. Si, depuis 2000, les échanges commerciaux entre la France et le Maroc ont continué à croître, la position concurrentielle française sur le marché marocain, elle, se tasse. La Chine, l’Espagne, l’Italie apparaissent de sérieux challengers. Sur le front des investissements, les pays arabes du Golfe se tiennent en embuscade.


Comment la Coface perçoit le Maroc

EN 2007, la croissance a fortement ralenti suite à une mauvaise campagne agricole. Sous réserve de conditions climatiques plus favorables, la croissance devrait rebondir à plus de 6% en 2008, portée par la reprise de la consommation de la population rurale ainsi que par les exportations de textiles et les investissements dans les infrastructures de transport et de tourisme. L’inflation devrait demeurer en 2008 inférieure à 2,5%, contenue par la politique monétaire restrictive de la banque centrale. Cette perspective favorable se reflète dans l’indice Coface des incidents de paiement, qui reste proche de la moyenne mondiale. Cette conjoncture positive devrait faciliter un nouveau redressement des finances publiques, sans remettre en cause les ambitieux programmes d’investissements (transport, logements, santé, éducation). Par contre, le solde commercial, grevé par les coûts de l’énergie et des importations de biens d’équipement, pourrait se creuser davantage, si la zone euro est moins dynamique que prévu. Pour autant, les recettes du tourisme et les remises des expatriés devraient permettre de maintenir un compte courant excédentaire, réduisant davantage le poids de la dette extérieure. En outre, la modicité du besoin de financement et le niveau très confortable des réserves de devises limitent l’exposition au risque de change.


Risque-pays

LE Maroc est placé dans la grille A4 et sous surveillance avec implication positive depuis octobre 2006 par les experts de l’analyse du risque-pays de la Coface. Traduction du texte: «les perspectives politiques et économiques peuvent être marquées par quelques fragilités. Une relative volatilité de l’environnement des affaires est susceptible d’affecter les comportements de paiement, la probabilité moyenne que cela conduise à un défaut de paiement restant acceptable».Abashi SHAMAMBA

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