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Les tendances de la coopération décentralisée

Par L'Economiste | Edition N°:1722 Le 10/03/2004 | Partager

. Une vingtaine de coopérations sont réellement actives. La convention Doukkala-Abda et Nord-Pas-de-Calais pour la fin de l'annéeLe Maroc est l'un des pays où la coopération décentralisée est bien ancrée. Depuis le milieu des années 90, le nombre de partenariats entre collectivités françaises et marocaines n'a cessé de croître et se diversifier. Selon Alain Lhéritier, attaché de Coopération au service de Coopération et d'Action culturelle de l'ambassade de France (SCAC) au Maroc, une vingtaine de collectivités territoriales françaises sont concernées et près d'une quarantaine de coopérations déjà établies. Mais seulement 15 à 20 d'entre elles sont réellement actives aujourd'hui, souligne pour sa part Maxime Poissonnier du SCAC. Parmi celles-ci, il cite la coopération entre les régions Rhône-Alpes et Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs, l'Aquitaine et le Souss-Massa-Drâa, Champagne-Ardennes et la région de l'Oriental, la Côte d'Azur et Tanger-Tétouan. Figurent également sur la liste la coopération entre les communes de Romans-sur-Isère et de Taroudant, entre le département de Seine-Saint-Denis et la commune de Figuig. D'autres coopérations actuellement en gestation verront prochainement le jour, indique-t-on auprès des services de Coopération de l'ambassade de France. C'est le cas notamment des régions Nord-Pas-de-Calais et Doukkala-Abda dont la convention sera signée vers la fin de l'année. Ces coopérations grandissent en nombre mais connaissent aussi une amélioration qualitative. Après les communes, les communautés, les régions et les grandes villes s'impliquent à leur tour. Les relations entre élus se densifient et les interventions se diversifient aussi bien sur le plan géographique que sectoriel. Ainsi, outre le renforcement des compétences techniques, administratives et institutionnelles, la coopération universitaire, la recherche et la formation professionnelle, les domaines d'intervention s'étendent au tourisme et au développement local et durable. Ces champs constituent, selon Maxime Poissonnier, des volets de coopération très en vogue actuellement. Quel que soit son domaine d'intervention, la coopération, souligne-t-il, consiste en un échange mutuel et en véritables partenariats visant à mobiliser les potentialités locales. “C'est un échange entre personnes, élus ou cadres dans un esprit d'intérêt réciproque, de compétences et de savoir-faire dans le but d'impulser et de dynamiser le développement local”. Autre tendance, souligne Maxime Poissonnier, les coopérations décentralisées s'acheminent vers une plus grande professionnalisation de leurs acteurs avec la création de services dédiés. C'est particulièrement le cas dans les collectivités qui en ont les moyens, indique-t-il. L'implication grandissante de la société civile et de communautés marocaines résidant en France marque aussi l'évolution de la coopération décentralisée. Il en est ainsi de la coopération entre le département Seine-Saint-Denis et la région de Figuig qui s'appuie sur un important réseau associatif où les Figuiguis de France jouent un rôle prépondérant. Aussi, pour mieux dynamiser l'action de la collectivité, Alain Lhéritier préconise-t-il de renforcer davantage l'intervention de la société civile et des associations. Celles-ci assureront mieux le suivi et le fonctionnement quotidien et durable de la coopération. Pour Maxime Poissonnier, la coopération doit être en effet un tremplin pour renforcer le maillage de la société civile.


Un million d'euros sur 3 ans

Chaque année, le ministère des Affaires étrangères français consacre une partie de son budget à la coopération décentralisée. Pour les trois dernières années, c'est environ un million d'euros (en coût direct) qui a été versé pour le soutien et l'accompagnement des actions des collectivités locales françaises auprès de leurs homologues marocaines. Vu l'évolution tant quantitative que qualitative de ce type d'échanges, l'enveloppe est appelée à se développer au cours des années à venir, indique-t-on auprès du service de la Coopération de l'ambassade de France. K. E. H.

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