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Economie

France Expo
Les entreprises tricolores perdent du terrain

Par L'Economiste | Edition N°:2901 Le 13/11/2008 | Partager

. Elles sont concurrencées par la Chine, l’Espagne et l’Italie. La France absorbe 28% des exportations marocainesElle est son premier client et son premier partenaire commercial. La France absorbe 28% des exportations marocaines. Depuis 2000, les importations françaises du Maroc stagnent aux alentours de 2,5 milliards d’euros. Elles restent concentrées sur les produits textiles, les composants électriques et électroniques ainsi que l’agroalimentaire. Ce quarté représente environ 80% des achats français. En 2006, ces importations ont enregistré une diminution en raison de la baisse enregistrée dans le secteur habillement. Ce qui s’explique, selon la Mission économique relevant de l’ambassade de France, par la réorientation des commandes vers la Chine et les pays de l’Europe centrale. En revanche, en 2007, elles ont repris avec une croissance de 3,8%. Durant cette année, les échanges commerciaux entre les deux pays se sont élevés à 6,2 milliards d’euros. Ce qui représente 19,7% des échanges extérieurs marocains(1). La France est également le premier fournisseur du Maroc avec un montant d’importations qui s’élève à 3,5 milliards d’euro. Elle détient 15,8% de part de marché. Mais malgré une progression régulière annuelle moyenne de 5,1% des exportations françaises, la part de marché des entreprises tricolores est en baisse depuis 2000 au profit de pays comme la Chine, l’Espagne et l’Italie. La Grande-Bretagne, qui était troisième fournisseur du Maroc en 2000, a enregistré une baisse. Elle se retrouve en 2007 au 11e rang juste derrière la Turquie. Les Etats-Unis, eux, accaparent la quatrième place. Selon la Mission économique, le recul des positions de la France s’explique par l’ouverture du marché marocain, en particulier dans le cadre de l’accord d’association avec l’UE, les effets de la hausse des prix des produits pétroliers, la concurrence des pays émergents et la baisse de la sous-traitance dans le secteur textile. Les achats du Maroc en France sont composés à hauteur de 42,7% de biens intermédiaires, en l’occurrence les composants électroniques, tissus et produits sidérurgiques. A cela s’ajoutent les biens d’équipements (22,2%), de consommation (12%), les produits agricoles et l’industrie automobile ainsi que les produits pétroliers. Côté investissement, la France détient la première place en tant qu’investisseur étranger au Maroc. La présence française est en développement dans tous les secteurs. «Les investissements français au Maroc suivent soit une logique de service du marché local (agroalimentaire, laboratoires pharmaceutiques, banque, assurance, environnement, énergie, tourisme, télécommunications, matériaux de construction, BTP, distribution), soit une logique de production pour l’exportation, notamment dans les secteurs des fruits et légumes, des équipements électriques et électroniques, de la sous-traitance automobile et aéronautique ou dans le textile-habillement», explique la Mission économique.A Tanger le projet Renault-Nissan, qui s’élève à plus de 600 millions d’euros, générera un flux important d’IDE français au cours des prochaines années. Mais si des investisseurs s’installent, d’autres ont plié bagage. C’est le cas par exemple d’Auchan, le groupe de distribution français qui était associé à l’ONA dans la gestion des supermarchés Acima et du réseau d’hypermarchés Marjane.Sur la période 2001-2007, les flux d’IDE d’origine française se sont élevés en moyenne à 1,18 milliard d’euros par an. Ce qui représente 56,7% du total des IDE reçus par le Maroc et 49,3% si l’on exclut les opérations Maroc Telecom et la Régie des Tabacs. A noter qu’en 2006 la société franco-espagnole Altadis est devenue l’unique actionnaire de la Régie des Tabacs. Pour 2007, les investissements directs étrangers français se sont élevés à 1,3 milliard d’euros et ce grâce au rachat de la Comanav par CMA CGM et l’implantation dans la sous-traitance automobile, dans l’aéronautique, l’offshoring, le tourisme, l’immobilier et les services urbains. Le stock d’IDE français au Maroc s’élevait en 2005 à 4,7 milliards d’euros. Ce qui le place au 18e rang des pays destinataires des investissements français à l’étranger. Selon la Mission économique, en 2006, les entreprises françaises comptaient 529 filiales au Maroc employant plus de 105.000 personnes. -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------(1) Contactés par L’Economiste, les responsables au ministère du Commerce extérieur sont restés injoignablesK. M.

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