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France Expo 2004
Investissements: L'Hexagone affectionne les grosses opérations

Par L'Economiste | Edition N°:1722 Le 10/03/2004 | Partager

. Elle conserve sa longueur d'avance…. …Mais privilégie privatisations et concessions. Les investissements spontanés toujours à la traîne La France est indétrônable en matière d'investissement direct étranger. En 2003, elle a renforcé sa présence dans plusieurs secteurs prioritaires. Cependant, trois opérations majeures ont marqué les esprits. Tout d'abord, le rachat des Brasseries du Maroc par le groupe Castel pour près de 1,7 milliard de DH, qui permet au groupe français de contrôler le marché local de la bière et des boissons gazeuses. Ensuite, la cession de 80% du capital de la Régie des Tabacs au groupe franco-espagnol Altadis pour un montant de 14 milliards de DH. Enfin, l'acquisition de 38% du capital de Somaca par Renault pour un montant de 95 millions de DH. Pour rappel, le constructeur français a versé 65 millions de DH au moment de la conclusion de la transaction. Le reliquat devrait être transféré en octobre 2005, après le lancement de la voiture familiale L90 programmé pour juillet de la même année. Selon une note de la Mission économique de l'ambassade de France, cette tendance pourrait se consolider en 2004 avec la cession de sucreries et la mise en vente de 16% restant du capital de Maroc Telecom. En 2002, plus de 40% du total des flux des investissements directs étrangers (IDE) a émané de la France, générant un montant de 2,56 milliards de DH. La Banque de France classait la même année le Maroc à la 25e place parmi les pays détenteurs d'investissements français dans le monde. L'Hexagone demeure donc le premier investisseur au Maroc, à la fois en termes de flux et de stocks. Selon les dernières données de la direction des Investissements extérieurs (DIE), ces flux se sont élevés en 2002 à 2,56 milliards de DH et gravitent autour de 5,8 milliards de DH en moyenne sur la période 1996-2002. Les stocks ont, eux, atteint 40,6 milliards de DH et représentent près de 44% du montant global drainé au cours des sept dernières années. Pour autant, l'on assiste à une chute de plus de 80% des flux par rapport à 2001. Une chute qui s'explique en grande partie par l'absence d'opérations de privatisation et le repli des IDE au niveau mondial. De plus, la Mission économique de l'ambassade de France juge l'année 2001 exceptionnelle, du fait du montant record généré par la privatisation de 35% du capital de Maroc Telecom et l'explosion des IDE spontanés. Ces derniers avaient triplé par rapport à la moyenne réalisée sur la période 1996-2000, grâce aux opérations Auchan (rachat de 49% de Cofarma pour près de 600 millions de DH) et Telefonica (apport de près de 2 milliards de DH dans Méditelecom). “Hormis les investissements étrangers liés aux grandes opérations de privatisation, de licence ou de concession, le niveau des IDE reçus en 2002 s'inscrit dans la tendance observée sur la période 1996-2000”, précise la Mission économique.Cependant, 2002 aura été l'année de lancement de gros chantiers, notamment dans le secteur touristique: rénovation du village Smir, création d'un deuxième village à Marrakech par le Club Med et ouverture d'un club à Agadir par Accor. A noter également le renforcement de la présence française dans la gestion déléguée de l'eau et l'électricité avec le contrôle des concessions de Rabat, Tanger et Tétouan par Veolia Environnement et celle de Casablanca par le groupe Suez.


Les secteurs bénéficiaires

Parmi les 25 grands groupes français, 21 sont présents au Maroc. Ils se positionnent essentiellement dans les secteurs du conseil, des biens de consommation et d'équipement. Durant la seule année 2002, plus d'une vingtaine de nouvelles sociétés se sont implantées. Leurs motivations se partagent entre une stratégie de délocalisation et d'approvisionnement du marché local. Quelques-unes d'entre elles ont une activité essentiellement tournée vers l'exportation. C'est le cas de STMicroelectronics, Alcatel et Crouzet dans le secteur des équipements électriques et électroniques. C'est aussi le cas de Valéo, Gespac, EADS et Snecma dans la sous-traitance automobile et de Décathlon, Sotap Caroll et Chantelle dans le textile.Mais en 2002, ce sont les services, l'immobilier et les banques qui ont la part belle avec respectivement 35% (898 millions de DH), près de 26% (660 millions de DH) et 14,5% (372 millions de DH) des investissements directs français.


Swaps: C'est fini

Entre 1996 et 2001, le mécanisme français de la conversion de la dette en investissements privés a fonctionné à plein régime. Il a permis au Maroc de convertir 412 millions d'euros (4,5 milliards de DH). La conversion a donné lieu à 53 opérations au profit de 29 sociétés et 15% de l'enveloppe a été attribué à des sociétés étrangères. Parmi les secteurs bénéficiaires, le tourisme, l'industrie, l'énergie, l'eau-électricité-environnement, l'agroalimentaire, le secteur financier... Depuis, l'Etat a réussi à contenir la dette extérieure. Il a recouru aux différentes techniques d'allègement de la dette, notamment avec l'émission d'un emprunt obligataire. Pour les années à venir, il lui faudra alléger sa dette intérieure. Mouna Kably

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