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Economie Internationale

France: 50 milliards pour la Sécurité Sociale en 1993

Par L'Economiste | Edition N°:41 Le 06/08/1992 | Partager

Le problème du déficit chronique de la branche vieillesse de la Sécurité Sociale sera bientôt résolu. Un fonds de solidarité créé sous la forme d'un établissement public sera mis en place à cet effet en Janvier 1993. Ce fonds se chargera de la gestion des dépenses de la sécurité sociale non couvertes par les cotisations, notamment les allocations chômage, les charges de préretraites et les dépenses relatives à la prise en charge des militaires sous service national, de même que le minimum vieillesse.

L'enveloppe financière d'un montant de 50 milliards de Francs sera alimentée, pour une bonne part, par ressources publiques, en particulier pour le minimum vieillesse. Cela permettra au régime vieillesse de réaliser une économie de 6 milliards de Francs. Cependant, le problème est de savoir si cette solution proposée par le gouvernement français est une issue aux problèmes structurels. En effet, les comptes de la Sécurité Sociale continuent d'être saignés.

Le déficit actuel est estimé à 7,2 milliards de Francs par la Commission des comptes. Il devrait atteindre 10 milliards de Francs en fin 1992 alors qu'il était prévu une baisse de l'ordre de 2,2 milliards au terme de cette même période. Cette hémorragie est la résultante de la chute du nombre de cotisants par rapport aux retraités. En effet, cette proportion qui était de 3 pour 1 en 1970 et de 2,03 en 1990, passera à 1,9 et 1,7 respectivement en 2010 et 2040.

M. Michel Rocard, alors Premier Ministre, avait affirmé que "dans vingt ans, le système va sauter. Et il y a de quoi faire sauter les cinq ou six gouvernements qui seront amenés à s'en occuper". En prenant cette décision, le gouvernement semble montrer la voie en ce qui concerne la solidarité nationale.

La balle est maintenant dans le camp des partenaires sociaux. Cependant, ces derniers ne verraient pas d'un bon il le relèvement de 37,5 à 40 ans la durée obligatoire donnant droit à une retraite à taux plein ou le passage de 10 à 25 ans de la période de référence des meilleures années pour le calcul de la pension.

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