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    France 24
    Les «24 heures en arabe» lancées de Casablanca

    Par L'Economiste | Edition N°:3382 Le 13/10/2010 | Partager

    . Capter 80% d’une audience de 300 millions de téléspectateurs potentiels. Autonomie, indépendance et impartialité, les défis de la chaîneLA chaîne de télévision publique française d’information internationale, France 24, passe à la vitesse supérieure pour ses programmes en arabe. L’annonce du lancement des 24 heures d’antenne en langue arabe a été faite à Dubaï, le 11 octobre, et le test grandeur nature, à Casablanca le lendemain. France 24 émet, depuis le 12 octobre, 24 heures sur 24 en arabe. Lancée en décembre 2006, la chaîne diffusait ses émissions en arabe dix heures par jour depuis le mois d’avril 2009. Pourquoi cet engouement? La réponse du PDG de la chaîne, Alain de Pouzilhac, tombe sous le sens. «Il y a 300 millions de personnes dans le monde arabe, dont 60 à 80% qui ne parlent que cette langue, c’est pourquoi nous devons parler l’arabe si nous voulons qu’elles nous écoutent».Alain de Pouzilhac a beau botter en touche, dès sa nomination en 2008 à la tête de la holding Audiovisuel extérieur de la France (composée de France 24, RFI, TV5 Monde, Monte Carlo Doualiya), que «France 24 ne peut pas et ne doit pas être un instrument diplomatique, encore moins la voix de la France», à s’y méprendre, sa mission semble le contraindre. L’Etat français ne cache pas sa volonté de tirer meilleur profit de ce pôle. En tout cas, c’est ce qui ressort du rapport Levitte-Benamou, des noms du conseiller diplomatique, Jean-David Levitte, et de l’ex-conseiller de l’Elysée pour la culture et l’audiovisuel, Georges-Marc Benamou, présenté en décembre 2007. Selon ce document, cette réforme doit permettre à la France d’être une grande puissance médiatique. Pour cela, ses auteurs préconisent une présence accrue dans le domaine de la production et de la diffusion de l’information planétaire. Ce qui, selon les scénarios retenus, passe par l’association des trois modes de diffusion complémentaires (internet, télévision et radio) et par la force de son message. Objectif: faire de la chaîne une véritable plateforme multimédia de référence dans le paysage audiovisuel mondial. C’est à ce prix, selon de Pouzilhac, qu’elle trouvera sa place face aux chaînes concurrentes comme la BBC Middle East, Al Arabiya ou CNN. France 24 se veut une chaîne «autonome, indépendante de tout pouvoir politique, impartiale et honnête». Alain de Pouzilhac confirme que le pataquès dans lequel se débattait la chaîne, du fait de son bras de fer avec la directrice générale, Christine Okrent, compagne de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères françaises dont dépend le pôle AEF, «c’est du passé». Lui, il veut axer sa stratégie sur la grille de programmes de la chaîne autour des piliers comme l’actualité, l’économie, la météo, les sports, la culture et l’art de vivre. Ce qui justifie peut-être les 20 millions de téléspectateurs revendiqués par la chaîne, recrutés chaque semaine dans la zone Emea (Europe/Moyen-Orient/Afrique). Dès son lancement, l’ambition de France 24 a été d’abolir véritablement les frontières entre le broadcast et l’internet afin d’établir une totale convergence entre les antennes: les 2 chaînes de télévision et le site web trilingue. L’organisation de la rédaction donne à voir une entreprise audiovisuelle novatrice sur bien des points. Ils sont 380 salariés dont 170 journalistes bilingues ou trilingues.La rédaction travaille indifféremment en français et anglais pour l’ensemble de ses supports, à laquelle s’ajoute désormais une rédaction travaillant indifféremment en français et en arabe.


    France 24 pour quelle mission?

    Désormais, le capital de la chaîne est détenu à 100% par l’Etat français, après le retrait de TF1. Avec des comptes équilibrés pour l’exercice écoulé, la chaîne garde les mêmes ambitions dont l’objectif majeur consiste à «montrer l’actualité internationale avec un regard français», généralement caractérisé par trois dimensions: la reconnaissance de la diversité du monde, le sens du débat et de l’approfondissement, voire de la confrontation, la culture et l’art de vivre. Au-delà de l’information, promet de Pouzilhac, «nous essaierons de décrypter l’actualité et d’apporter un point de vue différent de celui des Anglo-Saxons ou de celui d’Al Jazeera». S’ouvrir au monde, le comprendre dans sa diversité et sa richesse, développer une approche plus panoramique des relations internationales, décrypter toute la complexité de l’actualité, tels sont les grands axes de la ligne éditoriale de France 24. Tout un programme. B.T. & J.T.

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