×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Fournitures scolaires
Le made in China ne séduit plus

Par L'Economiste | Edition N°:2851 Le 02/09/2008 | Partager

. Les produits boycottés pour leur mauvaise qualité. Les cahiers Prison Break, Mission impossible, Lost... les plus prisés. Le marché d’occasion et les crédits rentrée, une bouée de sauvetageUne tournée à Casablanca montre que le marché est inondé et le choix est vaste. Les fournitures scolaires proviennent pour la plupart de France, d’Allemagne ou même des Etats-Unis. Les importations proviennent aussi de Chine, de Turquie, d’Espagne et de Tunisie. A Derb Omar, par exemple, ce sont les produits chinois qui attirent le consommateur à budget limité. Pour être plus proches des consommateurs, des tables et des cartons alimentés de fournitures scolaires chinoises sont exposés. Les parents à budget limité préfèrent s’approvisionner dans ce quartier, là où les produits se vendent en grande quantité à petit prix. Le coût est, en effet, le secret de réussite des produits asiatiques (à titre d’exemple le sac à dos coûte près de 20 à 30 DH). D’autres parents, plus avertis, ne veulent plus entendre parler de produits «made in China». Dénigrés, critiqués pour leur mauvaise qualité par une catégorie de consommateurs, ils sont présents en masse sur tous les rayons. Même le produit local a été concurrencé par cette invasion chinoise. Plusieurs fabricants de cartables ont même fermé leurs usines. «Les produits chinois sont de mauvaise qualité et je crains que mes enfants soient atteints de maladies et autres», s’indigne un parent pour qui la durée de vie du produit chinois est très courte. Il préfère d’ailleurs acheter des marques plus connues comme Clairefontaine, Fabercastel… au détriment d’autres marques commerciales. Signalons au passage que les grandes librairies en France par exemple proposent aujourd’hui des fournitures scolaires «écolo» (calculatrice solaire, stylo en plastique recyclé, cahier en papiers certifiés et issus de forêts gérées durablement…). A côté des géants de la distribution, des sites Internet proposent toute une gamme de fournitures. Plus loin, les libraires de la place innovent pour dévier la concurrence. Les grandes marques font preuve de plus d’imagination pour séduire les parents et les écoliers puisque ce sont eux qui décident le plus souvent. Dans la catégorie haut de gamme, le design est privilégié. La facture reviendra ainsi plus cher allant de 1.000 à 4.500 DH, sans compter bien sûr les livres scolaires qui coûtent en moyenne de 150 à 300 DH l’unité. Les plus économes se procurent les manuels scolaires dans les grandes surfaces ou chez les petites papeteries de quartiers qui affichent des produits plus accessibles. Plusieurs parents se rabattent sur ces fournitures en raison de leurs tarifs défiant toute concurrence. Notons aussi que dans l’enseignement public, une liste complète peut revenir moins cher. Pour cause, les livres coûtent en moyenne 30 DH (exception faite pour les manuels de langue ou des ouvrages techniques). Les tarifs sont proposés selon la qualité du produit: les classeurs varient entre 11 et 22 DH, les cahiers piques ou à spirale de 28 à 32 DH. Un cahier pique de 96 pages avec à l’affiche «Prison Break» est proposé à 39,90 DH, tandis qu’un cahier sans dessin avec les mêmes références coûte 16 DH. Là, c’est le design qui l’emporte. Un cahier Broche de 144 pages avec des dessins de Ratatouille, Lost ou Mission impossible (liste non exaustive) est proposé à 5,70 DH. Du côté des calculatrices, deux prix sont affichés: 41,90 DH pour les 8 «digitales» et 88,90 pour la marque «CS-132». Des promotions sont faites aussi sur les stylos: par exemple 10 stylos Reynold coûtent 13,90 DH (17 auparavant) et 4 stylos Reynold 5,90 DH contre 6,90 auparavant. Autre tendance, le cartable à roulettes. Les petits sacs à dos, Trolley par exemple, sont proposés à 99, 125 et 145 DH. Les prix des sacs à dos pour les grands enfants varient entre 90 et 229 DH. D’autres cartables sont vendus à 239 et 249 DH. Les «produits mini» (gomme, stylos, effaceurs...) confirment également leur percée. Enfin, les trousses varient entre 11 et 38 DH.

Le marché d’occasion
Mais toutes les familles n’ont pas forcément les moyens d’acheter du neuf. «Je préfère acquérir des livres d’occasion qui reviennent moins cher», répond un jeune universitaire. L’aîné d’une famille de 5 enfants, ce jeune fait bon marché à Lbhira ou encore à Derb Ghallef. «Le marché de l’ancien fait aussi des bénéfices lors de la rentrée scolaire», est-il expliqué. Comment est alimenté ce souk de livres d’occasion? «Nous achetons des ouvrages de jeunes qui ont réussi leur année et qui désirent se faire un peu d’argent de poche», souligne un vieux bouquiniste à Lbhira. D’autres marchands achètent leurs produits directement chez des grossistes de la place. Notons que la vente des livres ne commence généralement qu’à la rentrée. Leurs prix sont fixés par l’Etat sauf pour les livres de langue française importés de l’étranger, indique un libraire. Ce business présente aussi une bouée de sauvetage pour les parents déjà endettés par les «crédits rentrée». En effet, le recours aux prêts bancaires représente la solution idéale pour couvrir les dépenses liées au paiement des droits d’inscription en hausse perpétuelle et l’achat de fournitures scolaires. Une étude réalisée par l’Unicef avait indiqué que l’achat des fournitures scolaires vient en tête des raisons de l’abandon scolaire. Elles représenteraient en moyenne 10% des revenus, soit environ 1.200 DH par enfant lors de chaque rentrée scolaire. Ce chiffre, multiplié par le nombre d’enfants par ménage, s’avère assez lourd. S’y ajoutent aussi les frais d’assurance, la tenue vestimentaire, sans parler des frais de cours supplémentaires.Fatim-Zahra TOHRY & Mohamed MOUNADI
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc