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    Economie

    Forum des affaires et du développement en Afrique: Pas de propositions nouvelles

    Par L'Economiste | Edition N°:503 Le 10/05/1999 | Partager

    De notre envoyé spécial à Marrakech, Rafik IKRAM

    · Le privé doit prendre la relève

    · Les modalités de traitement de la dette à revoir

    LE Forum des affaires et du développement en Afrique, organisé par Dow Jones les 10 et 11 mai à Marrakech, a démarré sur des idées ayant jusqu'ici primé pour sortir le continent africain du rouge. En effet, la plupart des intervenants n'ont fait que souligner les insuffisances que présentent les différentes économies africaines sans apporter de nouvelles solutions. Ils se sont limités à "développer" les propositions qui reviennent dans pareilles rencontres.
    En tout état de cause, les conférenciers soulignent l'importance, voire la nécessité d'une intégration régionale économique au niveau du continent africain. "Cette opération aura pour effet de développer la taille du marché et réduire les coûts de production", explique M. Festus G. Mogae, Président du Botswana.
    A rappeler que des efforts ont déjà été accomplis dans ce sens ces dernières années via la constitution de la SADC, la COMESA qui a procédé à une réduction tarifaire entre les pays membres et la poursuite de la coopération monétaire et commerciale entre les pays de l'UEMOA. "Ces efforts doivent tenir compte des mutations intervenues dans les relations économiques à l'échelle mondiale", observe M. Omar Kabbaj, président de la Banque Africaine de Développement (BAD). Et d'ajouter que l'intégration régionale doit être tournée vers l'extérieur et multidimentionnelle et créer un cadre qui permette au groupe d'être plus compétitif sur le plan international. Les investissements directs étrangers ont également été au menu. Ces derniers sont jugés timides. "Bien qu'ils aient dépassé 5 milliards de DH, ils sont encore faibles", souligne M. André Azoulay, conseiller de SM le Roi en soulevant la problématique de la dette qui freine le développement du continent noir. Selon lui, ce dossier est encore géré avec une stratégie totalement archaïque par rapport à la nouvelle donne qu'est l'Afrique. "D'où l'intérêt de revoir les modalités de traitement de la dette", indique-t-il en précisant que c'est en Afrique que les industriels peuvent encore trouver des parts de marché. Reste que la participation de l'Afrique au PIB mondial ne dépasse guère 1%.


    Le rôle de la BAD


    A Banque Africaine de Développement (BAD) met les bouchées doubles pour soutenir l'Afrique dans son développement. Les approbations de la banque se sont élevées, au titre de 1998, à 1,7 milliard de Dollars. Cette somme a porté sur des prêts, des dons, l'allégement de la dette et sur des prises de participations. De plus, la Banque a apporté une contribution de 774 millions de Dollars pour le cofinancement de 24 projets représentant un investissement total de 10 milliards de Dollars. A noter par ailleurs que la ratification de la huitième reconstitution du Fonds Africain de Développement (FAD-VIII) est censé permettre à la banque de fournir jusqu'à 3,4 milliards de Dollars de ressources concessionnelles au cours des trois prochaines années. "A cela s'ajoute la récente augmentation du capital de la banque à hauteur de 35%, ce qui lui permettra de continuer à octroyer des prêts à des taux compétitifs", affirme le président de la BAD, M. Omar Kabbaj.o

    Rafik IKRAM

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