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Forum de Paris-Casablanca Round doté d’une structure dédiée

Par L'Economiste | Edition N°:3443 Le 12/01/2011 | Partager
Objectif: installer dans la durée ce forum économique
Faire du Casablanca Round un rendez-vous annuel international

C’EST le temps des vœux. Et le président fondateur du Forum de Paris, Albert Mallet, en a de très structurés: créer une structure de droit marocain dédiée au Casablanca Round. Désormais, cette étape du Forum de Paris se verra doter d’une identité propre, avec des statuts et des équipes d’animation.
A première vue, il semble bien qu’un de ses vœux est aujourd’hui bien exaucé, peut-être même, au-delà de ce que certains souhaitaient. Lui, rêvait juste de s’exporter, le forum s’entend, en dehors de Paris et de la France et avoir donc des activités aux Maghreb. Il a trouvé la bonne formule, «extrêmement intéressante», qui est d’abord de garder la personnalité, l’identité du Forum de Paris, tout en exportant le concept. Ainsi est née l’étape marocaine du Forum de Paris ou Forum de Paris-Casablanca Round, dont la première édition s’est tenue le 20 janvier 2010. Le pari de montrer que la structure de Casablanca a aujourd’hui une identité propre avec comme partenaire, naturellement, L’Economiste, qui est un partenaire de référence, séduit le fondateur du Forum. De plus, Casablanca Round aura cette particularité d’être un forum économique. Celui de Paris, lui, traite de tous les sujets touchant de nombreux pays du pourtour méditerranéen.
Aussi, et en même temps, l’idée de faire de Casablanca Round un forum économique était liée à la conjoncture d’où le thème de la première édition: construire l’après-crise. Un choix de thématique qui, selon Albert Mallet procédait de l’objectif de réflexion sur les politiques et les moyens à mettre en place pour «protéger les économies du pourtour de la Méditerranée de la malfaisance du capital sauvage international, qui n’épargne personne».
Au Maroc, croit-on être en dehors des circuits de ce capitalisme? «En tout cas, aucun pays n’est en dehors des risques inhérents à ce système», bien que «le Maroc se soit donné des outils pour se protéger, dont essentiellement la qualité et la force de ses banques en plus de son système de contrôle des changes», relève Mallet. Il faut que le Maroc continue à se protéger, dit-il, «mais se protéger ce n’est pas se replier sur soi». Bien au contraire, «c’est conquérir de nouveaux marchés comme le font déjà certains entreprises marocaines en Afrique».
Initié par le Forum de Paris et L’Economiste, en partenariat avec les groupes CDG, OCP, la Bourse de Casablanca et Addoha, la deuxième édition du Casablanca Round est aujourd’hui soutenue, outre ses partenaires historiques, par la CDC française et la Fondation Hermès. Comme l’année précédente, l’agence Saga est en charge de toute l’organisation. Le 2 février prochain, la rencontre se penchera sur comment sécuriser la croissance. Les initiateurs, le groupe Eco-Médias et le Forum de Paris, l’avaient promis: «il ne s’agit pas de faire un coup et de disparaître». Au contraire, le second vœu de Mallet est d’«inscrire Casablanca Round dans la durée et en faire un rendez-vous annuel d’échanges et de débats». Car, lui, ne s’en cache pas, «ce rendez-vous se veut un laboratoire de thématiques qui seraient déclinées à la grande rencontre annuelle du Forum de Paris dans la capitale française» et devrait servir de modèle à exporter dans d’autres villes comme Tunis ou Barcelone.
Au fait, pourquoi d’ailleurs délocaliser le Forum de Paris au Maroc? Là-dessus aussi, Albert Mallet n’a pas à rougir: «C’est un penchant personnel». Un parti pris donc? «Non, la logique veut qu’on aille vers ce qu’on connaît». Et puis, «en plus, le fait d’avoir un partenaire au Maroc, en l’occurrence L’Economiste, qui est un grand média de référence. C’est donc relativement facile d’asseoir sérieusement ce rendez-vous», avoue Mallet qui se dit persuadé que ce forum grandira, s’élargira». Il confie, en passant, ne pas être pressé pour aller ailleurs. «Ça sera au Maroc, un rendez-vous économique annuel». Le challenge lui, sera de l’enrichir, le rendre plus attractif en proposant aux participants la présence d’orateurs et d’animateurs de qualité ayant quelque chose à apporter, reconnaît-il.
Fort du succès de la première édition lors de laquelle il dit découvrir «un public intéressant, contraire à celui blasé, qui avait une appétence de savoir», le fondateur du Forum de Paris avoue avoir bon espoir quant à l’avenir du Casablanca Round. «Des orateurs de premier ordre avaient séduit le public curieux de l’édition passée», au rang desquels, l’universitaire français, Jean Paul Fitoussi. Il avait remis en cause les agences de notation, les accusant vertement d’être à l’origine de la crise financière. Et la démarche, visant la parité entre orateurs marocains et étrangers laisse entrevoir l’ambition avouée des initiateurs du Casablanca Round d’en faire un forum international. Mallet le dit, «nous ferons venir des intervenants de partout, pour ne pas faire de ce rendez-vous un forum franco-marocain ou maroco-français, mais un forum international ouvert aux intellectuels, politiques, hommes d’affaires et publics interessés du monde entier». Le fil conducteur, «dialoguer pour construire», slogan du Forum de Paris, est respecté. «Nous voulons construire également à Casablanca un lieu de dialogue, un dialogue positif», pas seulement. A terme, l’objectif du Casablanca Round, c’est d’être une force de proposition. En attendant ses initiateurs disent se réjouir de l’intérêt des autorités pour ce forum naissant. Un signe encourageant, sachant que Casablanca n’avait pas jusqu’ici une rencontre à son image. Aujourd’hui, «Casablanca a son grand forum. Et on a le droit d’être prétentieux et très ambitieux pour Casablanca», confie Mallet. Un pied de nez aux autorités de la ville que Albert Mallet aimerait voir s’approprier ce forum «dans le bon sens du terme». Un peu comme à Paris où le Forum est devenu une affaire de la mairie et de tous ceux qui s’y retrouvent. Car «ce n’est qu’une propriété intellectuelle partagée».


Série d’initiatives


ALBERT Mallet, président du Forum de Paris, est psychologue clinicien de formation. Il a dirigé pendant quinze ans un centre de psychothérapie institutionnelle pour enfants autistes et psychotiques. Il est par ailleurs à l’origine de la création d’un réseau de radios associatives. Il a en particulier été, pendant 17 ans, président de Radio Shalom, «La voix de la paix», qui a œuvré et œuvre encore pour le rapprochement entre Israël et les pays arabes, et entre communautés musulmane et juive de France. Point d’orgue de ce combat, un grand colloque, en 1995, organisé à son initiative en partenariat avec TF1, «Proche-Orient: après la Paix, quel avenir», avait rassemblé des personnalités du Proche-Orient prêtes à engager ensemble un dialogue serein et constructif.

 


Bachir THIAM

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