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    Formation en entreprise :

    Par L'Economiste | Edition N°:13 Le 23/01/1992 | Partager

    Un projet de loi concernant la formation en entreprise est déjà approuvé par le conseil du gouvernement. Il devrait "décrisper" la position du secteur privé vis à vis du marché de l'emploi en facilitant les formules d'insertion.


    LE CNJA avait prévu lors de ses premières estimations une insertion de 25.000 jeunes diplômés au sein du secteur privé. Cependant, le secteur privé n'a recueilli que 10.000 à 12.000 jeunes diplômés. Une nouvelle formule serait alors introduite, la formation en entreprises. C'est la seizième mesure préconisée par le CNJA lors de sa première session. Le texte a été approuvé par le gouvernement, et serait probablement discuté au parlement durant la session d'avril.

    Formation en entreprise

    Cette formule facilitera une meilleure adaptation aux jeunes dont le profil ne correspond pas au marché de l'emploi. Ces derniers auront la possibilité d'effectuer un stage de 18 mois dans une entreprise. Le stage sera régi par un contrat. La rémunération du jeune diplômé avoisinera celle du service civil, soit aux environs de 1.800 dirhams.
    Les entreprises auront l'avantage de ne retenir que les personnes qui répondront à leur besoin. En effet, le CNJA par cette formule espère "décrisper" les entreprises vis à vis du marché de l'emploi.
    Cette formule pourrait néanmoins comporter des effets pervers dans la mesure où les entreprises utiliseraient cette formule non pas pour former des diplômés et en choisir les meilleurs, mais pour satisfaire leurs besoins en main d'oeuvre pour une période déterminée. A titre d'exemple, cette formule a connu en Espagne ces effets pervers, alors qu'en Allemagne elle fonctionne sans entrave.
    Ceci pourrait s'expliquer au système de gestion participative en vigueur en Allemagne.

    L'évaluation des travaux du CNJA

    Pour ce qui est du PIACE, il a été relevé pendant la réunion du 17 janvier 1992 du CNJA que 15.000 personnes ont demandé le crédit jeunes promoteurs.
    3.300 ont actuellement des dossiers prêts mais un recours à des spécialistes financiers est jugé souhaitable.
    A cet effet, des contacts ont été établis avec la chambre de commerce et d'industrie française au Maroc pour une éventuelle formation des jeunes diplômés marocains au sein des entreprises françaises.
    La C.F.C.I.M. a apprécié l'idée du CNJA et a promis une étude de la proposition en question. M. El Malki a reçu d'autre part l'invitation du président de la C.C.I. américaine au Maroc, qui était présent à la réunion, pour une journée similaire.
    Dans la réunion du 17 janvier, il a été également discuté de l'opportunité du maintien des commissions provinciales et préfectorales dans le cadre de la prochaine création de l'agence pour l'emploi.
    En fin de réunion, il a été décidé que dans les centres moins importants du point de vue industriel, les commissions seront remplacées par des permanences qui seront chargées de l'accueil des jeunes.
    Les autres commissions devront continuer leurs travaux de rapprochement entre l'offre et la demande d'emploi, en dénombrant toujours les offres d'emploi du secteur privé.

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