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Formation continue: : La mobilité des cadres ouvre des créneaux

Par L'Economiste | Edition N°:83 Le 10/06/1993 | Partager

La mobilité s'impose dans les carrières de cadres. La formation continue acquiert alors une nouvelle importance. Les concepts et les méthodes s'adaptent. Un séminaire HEM-IFG Paris fait le point.

C'est une évolution considérable de la notion même de coopération internationale que le Maroc a connue depuis les années 70. M. Jamal Eddine Tebbaâ, directeur général adjoint de H.E.M., souligne en effet comment le pays, parti d'un recours relativement massif aux coopérants étrangers dans le cadre d'accords bilatéraux, a ainsi formé la majeure partie de la génération actuelle des cadres marocains. C'est ce qu'il explique lors d'un séminaire H.E.M. (Institut des Hautes Etudes de Management) organisé à Casablanca, du 5 au 19 juin 1993, en collaboration avec l'I.F.G. -Paris (Institut Français de Gestion). Ce séminaire de formation des formateurs porte sur l'enseignement assisté par ordinateur et la méthode des cas. La séance introductive devait présenter les synergies entre les formations premières et continues, la coopération internationale en la matière et le programme Med-Campus de formation des formateurs. A partir des années 80 et du début du chômage des jeunes diplômés, la coopération se transforme, tient compte d'objectifs ciblés, s'ouvre à la formation des formateurs et à une conception plus décentralisée. L'O.F.P.P.T. s'engage alors dans des réformes d'envergure à partir de 1984. Aujourd'hui émerge une nouvelle forme de coopération internationale, mettant en valeur une dynamique révisée, où le secteur privé joue un rôle essentiel. On redécouvre, dit-il, la gestion des ressources humaines, l'intérêt de la formation des formateurs, l'exigence de développer les différentes synergies entre les différents systèmes de formation, dans le cadre d'un véritable partenariat.

Objectif emploi

Cette synergie est largement mise en lumière par M. Jean-Jacques Justeau, directeur des écoles de formation continue de l'I.F.G. (premier privé en France), entre la formation initiale et la formation continue dont les différences s'estompent peu à peu. Aujourd'hui, affirme-t-il, les objectifs de la formation ont chargé. L'objectif premier est l'emploi plus que le diplôme: "La course aux diplômes n'est plus de mode", dit-il. Professeurs et animateurs sont souvent interchangeables, on n'arrête plus les études supérieures, parce que l'entreprise, évolutive, a besoin que les ressources humaines évoluent avec elle. La philosophie de la carrière dans un poste qu'on occupe à vie est périmée: au plus haut niveau, "on change d'emploi en moyenne tous les 6 à 7 ans". La mobilité nécessaire de l'emploi entraîne des plans de formation permanente. La formation initiale est elle-même emportée par le mouvement puisqu'elle travaille de plus en plus sur l'alternance. Ses objectifs d'évolution sociale sont remplacés par des objectifs d'emploi, et elle devrait toucher désormais deux nouveaux créneaux: les jeunes de 12 à 15 ans pour former leur "savoir-être", les préretraités de 60 ans dans un objectif cette fois culturel.

Normal de se tromper

C'est dans cette perspective qu'a donc été conçu le programme de formation présenté par M. Dominique Roux, directeur des programmes I.F.G.: d'abord ne pas "faire d'enseignement" mais "travailler sur la méthode pédagogique". "Il n'est pas besoin d'avoir de connaissances informatiques pour se servir de l'outil informatique", affirme-t-il. Ensuite, prendre conscience de l'importance capitale de la convivialité pour un apprentissage fondé sur une pédagogie de l'erreur: il est normal de se tromper, utile surtout pour un adulte de ne pas se sentir jugé (la machine est neutre), essentiel de savoir s'entraider et travailler en équipe, important de pouvoir dépasser par le symbolisme le barrage des différences linguistiques.

C'est pourquoi le programme insistera d'abord sur les acquis en fonction de l'objectif (formation de formateurs), puis sur le jeu dans la formation (avec acquisition de savoir et de savoir-faire), enfin sur la méthode des cas (appliquée au marketing) s'inscrivant dans le cadre d'une pédagogie de la découverte. Participent à ce séminaire de douze jours, au titre d'échanges interméditerranéens, huit Marocains, deux Tunisiens, quatre Algériens, enseignants et cadres d'entreprise, qui devraient être capables par la suite de divulguer la méthode Med-Campus dans les autres pays arabes.

T.B.

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