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    Ford Europe sous-traitera-t-il au Maroc?

    Par L'Economiste | Edition N°:299 Le 09/10/1997 | Partager

    Déjà fournisseurs de Renault, de Peugeot et de Fiat, les équipementiers marocains étendent leur marché à d'autres constructeurs. Des consultations sont en cours avec Ford.


    Le purchasing manager de Ford Espagne, M. Juan Assencio, a effectué une visite très intéressée aux équipementiers marocains les 6 et 7 octobre. Mandaté par la Direction de Ford Europe, il a pour tâche de rechercher les futurs fournisseurs en pièces des usines européennes, ce qui représente pour les industriels marocains une réelle opportunité. Plusieurs équipements sont concernés. Il s'agit notamment des amortisseurs, des câbles et faisceaux électriques, des pots d'échappement et des pièces injectées en plastique.
    C'est à l'Association Marocaine de l'Industrie et du Commerce Automobile (AMICA) que revient le mérite de cette opération. M. Ali Mohamah, son président et président de Sinfa, a effectué deux visites en Espagne. L'une à Sernauto, l'équivalent espagnol de l'AMICA, pour leur présenter le tissu industriel automobile marocain. L'autre plus tard au salon automobile Motortec où il a rencontré les responsables de Ford par l'entremise de Sernauto. Une correspondance régulière a suivi ces entretiens, précise M. Mohamed Ouzif le directeur de l'AMICA.

    Si les investigations de M. Assencio sont concluantes bien sûr.
    Pour cela, il faut que les éventuels fournisseurs marocains montrent leur savoir-faire et la qualité de leurs produits.
    L'enjeu est de grande impor-tance et pour le constructeur et pour les équipementiers marocains.
    Ford, qui «ne gagne pas d'argent sur l'Europe», doit faire face à une concurrence de plus en plus rude et rentabiliser son activité, a souligné M. Assenscio. Tout passe donc par une maîtrise des coûts. Or, pour cela, il faut trouver des fournisseurs dans les pays à faibles coûts (Low cost countries). Ford avait pensé aux pays d'Europe de l'Est, mais après des consultations, il a été estimé plus avantageux de se rapprocher davantage des centres de montage espagnols. Il ne restait plus donc que le Maroc et... la Tunisie. Le purchasing manager y a été d'ailleurs lors d'un salon de la sous-traitance. L'ayant trouvé peu intéressant, dit-il, il ne lui a consacré qu'une demi-journée. Les équipementiers marocains ne peuvent que s'en réjouir.

    Résultat le 13


    Ces derniers ont quant à eux toute une activité à développer et parfois même à «faire survivre». La construction de la voiture écono-mique avec Fiat leur a donné un nouveau souffle, certes, mais ce n'est pas assez pour permettre à l'industrie automobile de poursuivre son expansion.
    Par ailleurs, les industriels ont les yeux fixés sur cette grande échéance qu'est la libéralisation totale du marché automobile. Lorsque les droits de douane disparaîtront, les voitures importées seront plus accessibles et augmenteront leur part de marché. C'est pourquoi ils essaient de conquérir des places en tant que fournisseurs des constructeurs internationaux. Du coup, ils assurent leurs arrières: si le montage local recule, ce ne sera pas grave. Ils n'auront rien perdu, puisque l'essentiel de leurs affaires se ferait alors avec les constructeurs tandis que le montage local ne serait qu'un appoint.

    Il est cependant nécessaire de relever que tous les équipementiers ne sont pas égaux devant cette inéluctable mondialisation. Il y a ceux qui n'ont pas terminé, entamé ou réussi leur mise à niveau. Ceux qui ne peuvent prétendre à être les fournisseurs de constructeurs intraitables sur la question de la qualité: leurs clients le sont tout autant. C'est l'un des points sur lesquels le responsable des achats de Ford a insisté. D'ailleurs sa visite à un fabricant de pots d'échap-pement n'aurait pas procuré satisfaction. Il est normal que Ford soit sévère. Quand on produit 8.000 voitures par jour et qu'on n'est pas le seul constructeur sur le marché européen, la qualité est lourdement sanctionnée par le marché.
    Ford, déjà présent au Maroc à travers SCAMA qui commercialise ses voitures de tourisme et ses véhicules utilitaires légers ne vend pas de grandes quantités compara-tivement aux pays européens. A Juillet 1997, les ventes ont porté sur 462 voitures de tourisme et 84 véhicules utilitaires légers.
    M. Juan Assensio qui devra remettre son rapport le 13 octobre a été reçu le 7 octobre par M. Abderrazak El Mossadeq, le secrétaire d'Etat au Commerce, à l'Industrie et à l'Artisanat.o

    Hakim ARIF

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