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Politique

Forcing diplomatique sur le Maghreb

Par L'Economiste | Edition N°:1814 Le 19/07/2004 | Partager

. Sahara et lutte contre le terrorisme . Projet d’une réunion euroméditerranéenne sur la DéfenseLe Maghreb n’a jamais connu autant de visites franco-espagnoles dans un laps de temps aussi court. Barnier, Zapatero, Alliot-Marie, et prochainement Sarkozy… les navettes Paris-Alger et les tournées au Maroc et à Tunis indiquent que de grands changements se préparent pour cette région. Le dossier central est celui du Sahara qui bloque l’intégration régionale et empêche la naissance du “grand partenaire nord-africain”. Le dynamisme franco-espagnol prend la relève d’une ONU dont les projets de solutions débouchent sur rien. Maintenant, changement de démarche, avec les anciennes puissances coloniales, dont le poids politique, humain, commercial et financier est considérable sur les pays du Maghreb. La France et l’Espagne ont donc pris la relève en prônant un “dialogue direct”. On inverse la logique du règlement. Plus besoin de proposer un accord écrit et de dialoguer sur cette base. Il faut dialoguer d’abord et se mettre d’accord ensuite. Faut-il le souligner, il s’agit là d’un changement de méthode. Car l’ONU restera le parrain des négociations. Il n’y a pas que le Sahara qui préoccupe. La deuxième vague des responsables européens qui visitent le Maghreb (Alliot-Marie et Barnier) soulève un autre souci: la sécurité. A Alger, Michèle Alliot-Marie a lancé des discussions au sujet d’un accord-cadre, similaire à ceux signés avec le Maroc et la Tunisie. Maintenant, ce qui est intéressant pour le Maroc dans cette visite est la tenue probable d’une réunion élargie sur le thème de la défense. Alliot-Marie a proposé une rencontre à Paris à l’automne prochain du groupe “4+3” (Espagne, France, Portugal et Italie face au Maroc, Algérie et Tunisie) pour organiser des exercices communs et former des officiers. Voilà donc une autre raison à l’agitation franco-espagnole: la lutte contre le terrorisme. Il faut signaler à ce niveau que le ministre espagnol de la Défense était récemment au Maroc et que justement le chef de la diplomatie française, Michel Barnier, traitera du même dossier avec les Tunisiens. Les pays du Maghreb, à qui on reproche d’exporter des terroristes, sont particulièrement concernés par cette lutte. “Des zones grises sont apparues en Somalie et en Afghanistan, elles sont propagées notamment en Afrique et menacent à vos frontières, en particulier dans la région sahélo-saharienne”, a rappelé la ministre française de la Défense. Cela renvoie vraisemblablement au clan du Polisario, dont l’opacité du circuit d’armement fait redouter une prolifération du terrorisme et/ou de trafic de personnes.N. L.

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