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Football anglais: Des paris de plusieurs millions de Dollars en Asie

Par L'Economiste | Edition N°:513 Le 24/05/1999 | Partager

· La télévision alimente l'explosion du football anglais en Asie en raison d'une remarquable opération de marketing de sa Ligue

· Les Thaïlandais parient régulièrement sur le Championnat d'Angleterre malgré le marasme économique


Dans une ambiance bien particulière combinant la passion du ballon rond et de l'argent, des légions de fans de football en Asie ont parié des millions de Dollars sur la finale de la "Cup" anglaise. L'affiche légendaire de samedi (Manchester United contre Newcastle) a constitué une poule aux oeufs d'or pour les chaînes TV, les annonceurs publicitaires et même les marchands de souvenirs.
Le potentiel du marché (3 milliards de consommateurs) est "incroyable" et "étant donné le niveau d'intérêt, nous serions cinglés de ne pas venir", a confié un dirigeant de club anglais.
C'est la télévision qui, surtout depuis la Coupe du Monde de 1994, alimente l'explosion du football en Asie, anglais surtout, en raison d'une remarquable opération de marketing de sa Ligue.
La chaîne sportive ESPN-STAR, basée à Hong-Kong, doit retransmettre les finales de la Coupe d'Angleterre et de la Ligue des Champions "dans plus de 39 millions de foyers à travers le pays", se flatte un porte-parole. Sans compter les télés locales en Thaïlande, en Malaysie, à Singapour et Hong-Kong qui diffusent en direct chaque samedi soir les rencontres du Championnat d'Angleterre, puis les repassent à longueur de journée.
En Malaysie (16 millions d'habitants), près de 750.000 téléspectateurs ont récemment regardé le dernier duel de la saison entre Arsenal et AstonVilla.
Le football est évidemment une manne pour des publicitaires à la conquête du marché "yuppie" masculin. En Thaïlande, les retransmissions télévisées sont saturées de clips, au point de reléguer le match dans un coin de l'écran.

A Bangkok et Singapour, autant qu'à Londres et Manchester, les gamins arborent comme une seconde peau les dernières tuniques des Cannoniers de l'Arsenal ou des Diables Rouges. Et rares en Thaïlande sont les voitures ou les motos dépourvues d'auto-collants rouges de Liverpool ou de Manchester United, qui a récemment supplanté son rival d'Anfield dans le coeur des autochtones, succès oblige.
Chaque centre commercial de Bangkok abrite sa boutique spécialisée de souvenirs (maillots, vidéos, posters...) consacrés quasi exclusivement au foot anglais. Les miettes vont au "Calcio". "Nos affaires liées au football ont augmenté de 30% par an sur les deux dernières années", en dépit de la crise, explique Suchin Juntorn, de FBT sports, une firme locale de merchandising qui possède notamment un magasin de quatre étages à Bangkok.
Cette passion du football ne serait toutefois pas asiatique si elle ne se manifestait pas d'abord par une frénésie de paris, en principe interdit en Thaïlande.
Selon une étude de la respectable Thai Farmers Bank (TFB), la deuxième banque du pays, les Thaïlandais parient régulièrement des dizaines de milliards de Bahts sur le Championnat d'Angleterre malgré le marasme économique.

Adil BOUKHIMA (AFP)

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