International

FMI: La réforme des pouvoirs adoptée

Par L'Economiste | Edition N°:2768 Le 02/05/2008 | Partager

. Plus de pouvoir aux pays émergentsLE projet de réforme des pouvoirs au FMI, proposé par son nouveau DG Dominique Strauss-Kahn, a été adopté à 92,93% par ses 185 Etats membres, a indiqué l’institution financière internationale. «J’interprète ce résultat comme le début de la nouvelle légitimité du Fonds», a commenté Dominique Strauss-Kahn, cité dans un communiqué. Il s’agit du premier grand chantier de l’ancien ministre français des Finances, choisi fin septembre pour rendre sa légitimité à une institution fortement décriée et menacée d’obsolescence. Cinq pays n’ont pas voté, trois ont voté contre, et deux ont voté blanc, a indiqué, sans plus de précision, un haut responsable du Fonds. Ce projet, censé donner davantage de pouvoir aux pays émergents, devait être approuvé par 85% des Etats membres (exprimé en droits de votes). Beaucoup espéraient davantage de ce compromis qui prône le transfert d’un bloc de droits de vote fixé à 2,7 points de pourcentage des pays du Nord (57,9%) vers les pays du Sud (42,1%). Cette redistribution des cartes, qui a vocation à être réactualisée tous les 5 ans, avantage les pays en forte croissance, comme la Chine, la Corée, l’Inde, le Brésil et le Mexique. Les principaux perdants de ce rééquilibrage sont, dans l’ordre, la Grande-Bretagne, la France, l’Arabie Saoudite, le Canada et la Russie. Assortie de la vente de 400 tonnes d’or et la suppression de 380 emplois, la nouvelle équation règle l’essentiel d’une réforme engagée pour réduire le contrôle de l’institution par les pays riches et la sortir du déficit. La «très large majorité» des pays membres s’est donc rangée au pragmatisme affiché par le nouveau DG.Synthèse L’Economiste

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