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    FMI: L’économie mondiale florissante, mais gare à l’inflation

    Par L'Economiste | Edition N°:2362 Le 15/09/2006 | Partager

    . Une croissance de 5,1% en 2006 reculant à 4,9% en 2007. Le rapport conjoncturel d’automne rendu public hier à SingapourL’économie mondiale continue à afficher une santé florissante malgré le léger refroidissement de la croissance aux Etats-Unis, a estimé le 13 septembre le Fonds monétaire international, tout en mettant en garde contre le retour de l’inflation et le pétrole cher. «La croissance mondiale devrait progresser de 5,1% cette année avant de revenir à un taux plus modéré de 4,9% en 2007», souligne le FMI dans son rapport conjoncturel d’automne publié à Singapour. En avril dernier, il n’attendait respectivement que 4,9% et 4,7%. Le monde connaît «la période d’expansion mondiale (...) la plus forte depuis le début des années 70», avec une croissance supérieure à 4% depuis quatre ans et qui devrait le rester en 2007, souligne-t-il. Néanmoins, «ces prévisions solides sont entourées de plus d’incertitudes que par le passé avec des risques de dégradation de la situation», a tempéré le chef économiste FMI, Raghuram Rajan, devant la presse. Le rapport s’inquiète notamment du retour de l’inflation, qui accélère un peu partout et pourrait entraîner des hausses de taux d’intérêt plus sévères que prévu de la part des banques centrales. Il redoute aussi de nouvelles flambées du prix du pétrole et/ou une chute brutale du marché immobilier aux Etats-Unis. Rajan a insisté en priorité sur le risque causé par le «ralentissement plus accentué que prévu aux Etats-Unis, accompagné de l’incertitude sur l’étendue de l’autonomie de la croissance du reste du monde par rapport à la croissance américaine». Le rapport a en effet revu en baisse sa prévision pour la première économie mondiale l’an prochain à 2,9%. «Un effondrement abrupt du marché immobilier pourrait coûter jusqu’à un point de pourcentage» à la croissance américaine, prévient-il. La zone euro sort enfin de l’ornière avec une croissance prévue de 2,4% en 2006, son taux le plus élevé en six ans, note le FMI, avant de redescendre à 2% l’an prochain. Ce ralentissement s’explique essentiellement par la hausse prévue des impôts en Allemagne en 2007. Au Japon, le fort appétit des consommateurs va permettre d’afficher une croissance de 2,7% cette année, avant de revenir à 2,1% en 2007. Du côté des économies émergentes et des pays en développement, la croissance reste forte à 7,3% en 2006 (7,2% en 2007), emportée par les 10% de croissance de la Chine cette année et l’an prochain. Au chapitre des risques, le gendarme du système financier mondial s’inquiète des pressions inflationnistes dans les pays industrialisés. A commencer par les Etats-Unis où elles ont été la conséquence de la hausse des salaires et de la modération de la productivité. Enfin, l’examen des déséquilibres mondiaux montre, selon le rapport, que le creusement des déficits courants américains a pu être financé sans trop faire souffrir le système financier mondial. Pour l’avenir, le FMI invite la Réserve fédérale à songer à de nouvelles hausses des taux pour juguler l’inflation, le Japon à poursuivre le relèvement progressif des siens et la Chine à oeuvrer en faveur d’une plus grande flexibilité de ses taux de change.


    Secousses pétrolières

    Une autre menace mondiale: de nouvelles secousses sur le marché pétrolier, avec une situation politique toujours volatile au Moyen-Orient, qui «pourraient alimenter une nouvelle hausse des prix». Selon le rapport, il faut s’attendre, au vu des contrats négociés sur les marchés, à un «prix moyen du baril de 75 dollars en 2007, proche du record atteint début août». Pourtant, le FMI rappelle que malgré les récentes flambées des prix pétroliers, l’économie mondiale a su faire preuve d’une résistance exemplaire, les hausses étant dues «à une forte progression de la demande plutôt qu’à des difficultés d’approvisionnement».Synthèse L’Economiste

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