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Financement des PME : Fonds de garanties et capital risque à la rescousse

Par L'Economiste | Edition N°:64 Le 28/01/1993 | Partager

L'initiative privée est de plus en plus encouragée. Cependant, les promoteurs se heurtent souvent à des problèmes de financement. La Fondation Friedrich-Naumann, en collaboration avec les Associations des Jeunes Promoteurs, des Jeunes Entrepreneurs, l'Espod et le Club de Casablanca, a organise, les 21 et 22 Janvier, un colloque pour réfléchir sur le "Financement des PME au Maroc: limites et perspectives".

Les banques ne prêtent qu'aux grandes entreprises". C'est un constat qui s'est dégagé lors de ces deux jours de réflexion sur "le financement des PME". En effet, les PME trouvent souvent des difficultés à trouver des ressources extérieures aussi bien dans le monde industrialisé que dans les Pays en Voie de Développement. Pourtant, elles occupent une place importante dans le tissu économique des différents pays. En Allemagne, 90% des entreprises ont moins de 10 employés. Au Maroc, les PMI représentait 94% des entreprises industrielles en 1989. A la même époque, elles occupaient 50% de la main d'oeuvre. Par ailleurs, elles réalisaient 48% de la production, 39% des exportations, 39% de la valeur ajoutée industrielle et 4,5% du PIB. La PME est appelée à jouer un rôle beaucoup plus important en ce qui concerne l'encouragement de l'initiative privée et la résorption du chômage, notamment dans le processus de libéralisation actuellement en cours.

Les objectifs qui sont assignés à la PME nécessitent cependant une assistance financière, en particulier pendant la phase de démarrage. Cependant, le système bancaire, souvent accusé "de ne pas s'engager dans le risque", ne peut pas toujours répondre à toutes les demandes.

Les banques commerciales interviennent le plus souvent dans le financement à court terme de par la nature de leurs ressources. La première formule de financement dirigée vers les PME, la Procédure Simplifiée Accélérée (PSA), a été mise sur pied en 1972. Par la suite, d'autres modes de financement ont été élaborées pour soutenir la création et la croissance des petites entreprises, notamment le Crédit Jeune Promoteur, le Crédit Moyen Terme réescomptable (CMTR) et le Prêt Export-PME (Prex-PME). L'un des plus médiatisés, le Crédit Jeunes Promoteurs, est initié en 1987. Par la mise en place de ce mode de financement, les pouvoirs publics visent particulièrement la stimulation de l'esprit d'entreprise, l'insertion des jeunes diplômés dans la vie active et la création de nouveaux emplois. En 1992, le total des investissements réalisés s'est élevé à 1,5 milliard de Dirhams, dont 1 milliard (82% du montant des financements) au titre du prêt Jeune Promoteur. Plusieurs autres structures de financement orientées vers la PME ont ensuite fait leur apparition, en particulier dans le cadre des relations de partenariat entre le Maroc et certains pays occidentaux. L'engagement des organismes étrangers se fait souvent sous forme de participations en capitaux à risque. Ce mode de financement (le capital risque) se présente depuis peu comme une nouvelle formule de participation destinée particulièrement à soutenir le démarrage des entreprises.

Cependant, malgré la panoplie de modes de financement, la PME se considère toujours comme marginalisée dans la distribution du crédit. Le manque d'informations sur les lignes de crédit disponibles, la préférence accordée aux grands groupes industriels et la nature des garanties ont souvent été cités comme quelques-uns des problèmes qui entravent la recherche des financements. Dans ce cadre, la plupart des intervenants ont insisté pour qu'il y ait beaucoup plus de souplesse et de transparence dans la sélection des dossiers de crédits. Toutefois, les prêts ne peuvent pas être accordés sur la base d'éléments incomplets, d'autant que la PME est considérée comme très risquée. De plus, "les dirigeants des PME sont incapables de fournir des documents comptables ou tout autre document exigés par les banques ou de garanties à même de sécuriser les prêts"* a noté M. Kamal Sebti de l'USAID.

C'est dans cette optique que les fonds de garanties ont été conçus pour remédier aux risques liés au financement des PME. Ils sont destinés à compenser une partie des pertes encourues par l'organisme prêteur en cas de défaillance de l'emprunteur. L'objectif est de sécuriser et d'encourager les banques au financement des PME. L'USAID a mis en place deux fonds de garanties. Il s'agit de "la Garantie du portefeuille de prêts" au PME et du "Fonds de garanties de prêts d'investissement en faveur des PME exportatrices marocaines".

Cependant, le succès d'un projet n'est pas toujours lié aux moyens et garanties financiers. Ce ne sont qu'une partie parmi un ensemble d'éléments qui contribuent à la réussite, l'esprit d'entreprise entre autres.

A.D.N.

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