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Financement des grands projets : Les joint-ventures atténuent les risques

Par L'Economiste | Edition N°:237 Le 04/07/1996 | Partager


Le financement de projets d'infrastructures en eau, électricité et téléphone a pour avantage d'alléger la contrainte financière du budget public. Outre les crédits à l'export ou le leasing, les prêts adossés à l'émission de produits obligataires permettent le financement de ce type de projet.

Parmi les contraintes liées au financement, les remboursements, liés au cash-flow dégagé, s'effectuent sur une longue période, générant un risque de change élevé.

De plus, le financement international endosse le risque pays.
Par ailleurs, les banques centrales du G7 recommandent des taux de provisionnement différents sur leur appréciation du risque pays. "Ainsi, le taux est fixé à 20% aux Pays-Bas et à 44% en France pour le risque Maroc", précisent MM. Jouahri et Krief.
Pour l'heure, le nombre de projets réalisés reste modeste.

D'une part, les grands opérateurs arrivent difficilement à trouver des partenaires locaux susceptibles de mobiliser des fonds propres suffisants pour la viabilité du projet.

D'autre part, l'incapacité de certains pays émergents à mettre en place une législation et une réglementation incitatrice freine ce type d'initiative. Enfin, les mécanismes de couverture de certains risques (politique ou de change) proposés par les organismes multilatéraux sont limités.

Les grands projets sont de plus en plus initiés dans le cadre de joint-ventures. "Ce schéma permet de répartir chacun des risques liés à la construction, l'exploitation et la commercialisation".

Par ailleurs, l'appel au marché financier local contribue à alléger les coûts de financement puisqu'il dispense de la couverture de 15 à 20% du risque de change. "La salle des marchés de la BMCE Paris est sollicitée par Bouygues pour ses dépenses en Dirhams liées aux projets réalisés au Maroc", explique M. Jouahri.

L'émission obligataire publique ou les placements privés constituent une autre alternative. Mais les acheteurs de dette sont très sélectifs. Les réserves techniques des zinzins peuvent être une source de financement des grands projets, tout comme le fonds dédié ou l'émission contre garantie.

Des limites au recours du marché financier local sont cependant relevées. Il s'agit à la fois de la nature du contrôle du projet par le partenaire local, des difficultés d'émission en bourse dès le lancement du projet et de l'effet d'éviction provoqué par des niveaux élevés de taux des Bons du Trésor.

Mouna KABLY

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