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    Affaires

    Financement de la TPE
    Comment convaincre les banques?

    Par L'Economiste | Edition N°:2168 Le 09/12/2005 | Partager

    . Lier l’accès au financement à l’accompagnement. Resserrer le partenariat avec les AMC. Créer des sociétés de caution mutuelle régionalesLa montée en puissance des associations de microcrédit (AMC) est une aubaine. Mais il ne faut pas occulter le rôle du secteur bancaire. Il faut l’inciter, lui aussi, à se positionner sur le segment de la TPE. Pour cela, les banques devront élaborer une offre de proximité. Mais pour que le dispositif fonctionne, l’octroi de prêts et de garanties doit être conditionné par le recours à la formation et au réseau d’accompagnement. Le rôle des AMC est primordial dans le secteur informel de subsistance. Elles seront à la fois des structures de financement et d’accompagnement des microentreprises. Toutefois, pour garantir l’indépendance des décisions financières, les deux fonctions sont appelées à être scindées.Ainsi, l’instruction des dossiers pourrait être assurée par la Maison de la création d’entreprises et/ou les Comités d’appui locaux à la petite entreprise (CALPE). Il s’agit de structures légères d’accompagnement et de suivi généraliste. “Des expériences de services intégrés sont déjà initiées par certaines AMC comme Al Amana dans le cadre du Programme national d’appui à la microentreprise (PNAM)”, relève l’étude commandée par le ministère du Commerce et de l’Industrie.Cependant, les AMC ne seront en mesure de remplir cette mission que si les procédures sont simplifiées et le plafond de financement de microcrédits individuels relevé. Il est préconisé de le porter à 50.000 DH, suivi de tranches allant jusqu’à 150.000 DH, selon les besoins. Il faudra également monter un fonds de refinancement des AMC et un fonds de garantie pour leur permettre d’accéder à des ressources financières plus adaptées. “Sans oublier la conception et la mise en place d’un fonds de garantie de bonne fin des crédits accordés à la clientèle, à l’image des contre-garanties de la Banque Européenne d’Investissement qui couvre, en Europe, les risques du portefeuille global des AMC”.En contrepartie, les AMC pourraient s’engager à appliquer des taux d’intérêt modérés et inciter certains des bénéficiaires à passer de l’informel au formel. En outre, il est conseillé de créer des sociétés de caution mutuelle régionales interprofessionnelles afin de favoriser la solidarité entre les emprunteurs. Il n’est pas exclu d’optimiser le rôle des AMC grâce à des partenariats avec le réseau bancaire.De leur côté, les banques commerciales sont en mesure de contribuer au financement pérenne des AMC. “Elles prendraient le relais des financements internationaux qui sont limités dans le temps”. Ce qui leur permettrait également de resserrer les liens avec le segment des TPE. Quant aux microentreprises formelles dotées d’un potentiel de développement, elles pourraient être traitées directement par le réseau bancaire. Mais pour que cela fonctionne, le top management des banques doit faire preuve d’une volonté politique et accroître la décentralisation des décisions pour l’octroi des crédits. Il faut également concocter des produits adaptés, mobiliser des responsables locaux et établir une connexion avec les AMC, via les comités locaux d’engagement. “Ces opérations pourraient intervenir après un premier ou un second prêt accordé par les AMC et bénéficier de la garantie nationale ou régionale de bonne fin de remboursement du client”. Reste que les engagements bancaires ne pourront être sécurisés que si le réseau d’accompagnement est qualifié pour faire des choix pertinents.Dans tous les cas, sur le registre du financement, un seul mot d’ordre: pas de prêts d’aide à la création d’entreprises sans recours aux compétences du réseau d’accompagnement, à la formation en particulier.M. K.

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