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Economie

Financement de la santé: L'argent public paye les soins des plus riches

Par L'Economiste | Edition N°:533 Le 21/06/1999 | Partager

· Une étude conjointe Banque Mondiale/MSP analyse le financement du secteur de la santé au Maroc

· 56% de l'argent public est destiné aux soins de santé des 30% des riches


LE diagnostic établi par la Banque Mondiale et Le Ministère de la Santé Publique dans leur note conjointe sur le financement du secteur de la santé n'est peut être pas nouveau. En revanche, une révélation risque de faire sensation. Le financement des hôpitaux publics profite plus aux catégories aisées. "Les 30% les plus riches de la population bénéficient de presque 56% de l'argent public qui finance les hôpitaux. Les 30% les plus pauvres n'en reçoivent que moins de 13,5%. La situation est encore plus grave pour les pauvres du milieu rural qui représentent 24,1% de la population totale du pays et qui ne reçoivent que 7,4% de ce financement", souligne le document.
La note ne manque pas de relever le clivage qui existe entre les milieux rural et urbain en matière de santé. L'écart ne concerne pas uniquement le financement, mais porte aussi sur la disponibilité et l'utilisation des services sanitaires. Selon le rapport, "les ratios urbains hôpital et médecin par habitant sont 3 à 4 fois supérieurs aux ratios ruraux". L'éloignement des formations sanitaires pose également problème. Plus de 10 km séparent 31% de la population rurale d'une instance de soins.
Même dans les régions dotés de formations sanitaires, les indigents rencontrent des obstacles pour accéder à des soins directs et rapides. La raison consiste notamment en la généralisation des paiements privés. L'autre pénurie constatée dans les zones rurales concerne les cabinets privés. Un total de 95.418 personnes vivant dans les campagnes disposent d'un cabinet contre un pour 4.354 personnes en ville.

Autre point abordé par la note, la centralisation excessive de la gestion du système de soins de santé. A ce niveau, le document précise que "les compétences en matière de gestion et les données requises pour la prise de décision font défaut à tous les niveaux du système". S'y ajoute le gaspillage induit par le manque de coordination entre les secteurs public et privé. Quant aux dépenses, elles restent orientées principalement vers les hôpitaux au détriment des soins ambulatoires et des services préventifs qui restent peu développés.
Pour ce qui est de la rentabilité de la gestion du système de soins de santé, elle reste faible. Le taux d'occupation des hôpitaux reste à ce niveau le principal indicateur (60%). A elles seules les 13 polycliniques de la CNSS totalisent 33% de taux d'occupation. S'y ajoute le nombre moyen d'opérations effectuées par les chirurgiens du secteur public qui sont de l'ordre de 135 par an (soit une sur deux jours ouvrables).

Khadija MASMOUDI

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