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    Economie

    Financement agricole
    Le filon du microcrédit

    Par L'Economiste | Edition N°:3394 Le 29/10/2010 | Partager

    . Un outil à l’efficacité avérée contre la pauvreté en milieu rural. Les organismes internationaux s’engagent à la révision de leur «modèle» L’agriculture est aujourd’hui à un tournant décisif. C’est une activité à la fois sur un marché globalisé et le territoire avec des enjeux sociaux de proximité. Son développement est devenu un véritable enjeu et choix de société dont le corollaire est sans conteste la problématique de financement. Pour cela, l’agriculture est au cœur des stratégies nationales de développement…et de croissance à l’échelle internationale. La 3e édition du congrès international sur le financement agricole et rural, ouvert à Marrakech du 28 au 30 octobre, à ce titre, tombe à point nommé. Les cinq grandes associations régionales dont une mondiale, CICA (Confédération internationale du crédit agricole), regroupant les organismes financiers ruraux et agricole, n’auront pas la partie facile, tant il est vrai que le Crédit agricole du Maroc, hôte de la rencontre, a mis la barre très haut. Avec son co-organisateur, l’association régionale du Crédit agricole du nord-est de l’Afrique (Nenarca), ils invitent les différents acteurs du secteur à repenser le rôle des institutions de la finance et la micro-finance rurale. Tout un programme. Quand on sait que la grosse problématique est de concilier la logique de gros business, qui nécessite une mobilisation financière importante et l’enjeu de la sécurité alimentaire. Reste à trouver le moyen de promouvoir des mécanismes de financement de l’agriculture dans le monde rural sans pour autant impacter négativement l’équilibre social et environnemental. L’insistance des experts de la Banque mondiale, du FAO ou encore du Pnud à revoir certains modèles n’a d’égal que l’urgence de la situation. D’où la nécessité d’apporter un nouveau modèle en terme de développement agricole et rural au travers un mécanisme financier adapté au changement climatique. De plus, l’agriculture dans les pays en développement doit devenir «intelligente» face au changement climatique, si l’on veut relever le défi consistant à nourrir un monde plus densément peuplé, préconise un rapport de la FAO. Les experts sont unanimes à dire s’attendre à ce que le changement climatique réduise la productivité et la stabilité de l’agriculture ainsi que les revenus dans beaucoup de régions, qui sont déjà confrontées à des niveaux élevés d’insécurité alimentaire. Parallèlement aussi, l’augmentation des cours des matières premières agricoles, imputables en partie au fort développement des biocarburants, a poussé les gouvernements, la Banque mondiale, le FMI à revoir leur visions et surtout à tirer la sonnette d’alarme sur la nécessité de remettre le secteur agricole et la sécurité alimentaire au cœur des priorités économique nationales et internationales. A ce titre, le plan Maroc Vert dont l’objectif vise à moderniser la petite agriculture et améliorer le revenu des petits paysans est intéressant. Ceci passe par l’agrégation des petites exploitations, la formation et le développement d’infrastructures. Avec le volet développement de l’agriculture moderne et intensive, le plan nécessitera près de 150 milliards de DH d’investissement d’ici 2020. Ce n’est pas gagné. Le président de la Cica , René Carron, appelle à ne pas surestimer les capacités des groupements de crédit agricole. D’autant plus que la production agricole présente des risques spécifiques notamment la volatilité des prix, les aléas climatiques. A ce titre, leur gestion nécessite de fait une vue globale pour la compétitivité de l’exploitation agricole mais aussi pour la survie de la filière agroalimentaire. Par conséquent, «le sujet est à la fois technique et politique», fait remarquer Jean Cordier, professeur à Agrocampus Ouest-Rennes. Toutefois, «la responsabilité des banques et des assurances pour une nécessaire innovation produit est évidente et généralement assumée en partenariat avec les pouvoirs publics». Les pistes avancées portent sur la défiscalisation de l’épargne ou encore le traitement de la catastrophe. Dès le XVIIe siècle, Quesnay et les physiocrates défendaient la thèse selon laquelle la terre doit avoir la primauté dans l’économie d’un pays. Au Maroc, la part de l’agriculture dans le PIB s’élève à plus de 16%. B.B & B.T.

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