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Finance.com
Les ambitions africaines d’Atcom

Par L'Economiste | Edition N°:2861 Le 16/09/2008 | Partager

. La filiale cible des secteurs à rentabilité élevée. Dans le pipe, un projet de télévisionPour une firme née il y a à peine six mois, on peut dire que le bébé est plutôt précoce. Atcom est, en effet, déjà actionnaire majoritaire dans trois filiales: Mosaik, Média Jet et Sigma Technologies. En ligne de mire également, l’acquisition de 51% de Med K, agence de communication spécialisée dans l’affichage digital. Atcom est dotée d’un capital de 100 millions de DH et emploie une douzaine de personnes, mais si l’on intègre le groupe, elle compte plus de 200 employés. Sur le plan de son organisation, Atcom détient 100% de Financière Media.Com dont le capital s’établit à 300.000 DH. Et c’est cette dernière qui détient des participations de 51% dans Média Jet et Sigma Technologies, et 60% de Mosaik. «Nous avons initié cette entreprise dans le cadre d’un projet de développement africain», explique Moncef Belkhayat, président du directoire. Atcom veut justement dire: Africa Teldis (Telecommunication & Distribution) and Communication. Un acronyme qui résume à lui seul l’activité du groupe: les télécommunications, la distribution et les médias. «Nous avons d’abord commencé par la mise en place d’une vision stratégique qui consiste à cibler des entreprises dans divers secteurs d’activités de la communication et des médias, et qui ont un sens industriel et en même temps des synergies entre elles. Et nous avons tenu à ce que le modèle soit duplicable dans d’autres pays, notamment africains. Et enfin, quelles que soient les entreprises ciblées, nous avons choisi un mode de gestion basé sur trois éléments: nous prenons le contrôle à hauteur de 51%, nous demandons à ce que les actionnaires fondateurs et les managements restent dans la gestion avec une clause de maintien des actionnaires et des dirigeants et, enfin, nous ne nous immisçons pas dans les affaires opérationnelles de ces entreprises».

Un fonds d’investissement
Les actionnaires managers conservent donc toutes leurs responsabilités au sein des filiales, qui gardent une totale indépendance au niveau de leur métier, de leur organisation et de leur gestion. A charge pour le groupe mère d’apporter «la dimension stratégique et de développement». En fait, comme l’explique le président, Atcom fonctionne comme un fonds d’investissement qui a pour vocation d’analyser les opportunités d’investissement dans le cadre d’une vision préétablie et d’une stratégie sectorielle, qui est celle de créer le maximum de synergie entre les filiales et tous les grands groupes marocains qui sont en train de se développer en Afrique.«Notre projet est novateur en ce sens qu’il consiste à hisser le drapeau national pour aider les grands groupes marocains à s’implanter en Afrique. Nous oublions la dimension concurrentielle locale», déclare le président.Atcom va-t-elle cibler le secteur de la communication dans son acception la plus large? «Tout à fait, mais nous n’avons pas de visées sur la presse, parce que nous allons sur un modèle où les secteurs ont des niveaux de rentabilité plus élevés», précise Belkhayat. Par contre, la télévision représente un secteur dans lequel le groupe a de franches ambitions. Son projet est d’ailleurs à l’étude auprès de la Haca. Et les initiateurs du projet ne cachent pas leur optimisme.«Nous avons opté pour cette stratégie afin de pouvoir générer très vite des retours sur investissement permettant de croître dans le cadre de notre projet de développement africain». La filiale média constituera donc pour Finance.com une plateforme pour opérer et se développer en Afrique en utilisant les synergies que les grands groupes marocains ont développées à l’échelle africaine pour pouvoir les accompagner et les services en Afrique. Et les grands groupes nationaux dont il est question, il en existe une flopée, et pas des moindres: Maroc Telecom, Attijariwafa bank, le groupe BMCE à travers son réseau Bank Of Africa, le groupe ONA, Royal Air Maroc… «Dans les deux prochaines années, nous sommes convaincus que tous ces grands groupes auront besoin d’être accompagnés sur le plan communication, média, relations publiques et institutionnelles dans les différents pays africains. Nous nous sommes proposés de créer cette plateforme pour les accompagner et apporter nos services pour leurs besoins de développement en Afrique».Pour cela, le management est d’ores et déjà affairé à analyser et à étudier les différentes implantations dans le continent noir. «Le premier secteur que nous avons identifié est celui de la communication et de la créativité à travers Mosaik, qui va être implantée dans les sous-régions africaines dans les prochains mois».Hassan EL ARIF
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