×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Société

Fin de cavale pour Bouchti

Par L'Economiste | Edition N°:2420 Le 12/12/2006 | Partager

. Le faux espion reconnu coupable pour escroquerie et dénonciation calomnieuse. Il écope de deux ans de prison ferme Espion, agent double, séparatiste… La mystérieuse affaire de l’ex-agent des Forces Auxiliaires (FA) Hicham Bouchti, qui avait réclamé l’asile politique en Espagne, toucherait-elle à sa fin? En tout cas, Bouchti a été condamné le 29 novembre dernier par le TPI de Casablanca à deux ans de prison ferme avec incarcération directe et sans attendre la confirmation en appel et à 3.000 DH d’amende. Bouchti, qui comparaissait libre, a donc été arrêté à la fin de l’audience et conduit à la prison d’Oukacha. Noureddine Kacine, le président du collège judiciaire qui a traité cette délicate affaire, s’est appuyé sur les articles 264 et 540 du code pénal et l’article 42 du code de la presse. Les chefs d’inculpation sont «l’escroquerie, l’immigration clandestine et la calomnie», peut-on lire dans l’énoncé du jugement dont L’Economiste détient copie. L’histoire de Bouchti, comme il l’a racontée devant le juge d’instruction, commence en août 2005. Né en 1978 à Oujda, ce jeune homme venait de sortir de prison après avoir été condamné à deux ans de prison par le tribunal militaire du temps où il travaillait au secrétariat de l’inspection générale des FA à Oujda. Sans emploi, il décide d’immigrer en Espagne. Il passe illégalement en territoire espagnol (Mellilia) et réclame l’asile politique. Il est donc autorisé à rester en Espagne le temps que les autorités Ibériques étudient sa demande. Pendant ce temps, Bouchti se rend à Madrid et rencontre deux personnes qui le conseillent de communiquer sur l’histoire de son incarcération tout en l’alimentant avec des informations sur les violations des droits de l’homme au Maroc. Bouchti s’exécute et commence à rencontrer des journalistes espagnols et se présente en officier des FA. Il finit par rencontrer le journaliste Ali Lamrabet, qui publie aussi son histoire sur les colonnes d’El Mundo. Après quelques voyages à Paris, l’ex-agent des FA revient à Madrid. Il se rend au poste de police le plus proche et demande à faire une déposition pour le moins étrange. «J’ai rencontré Lamrabet et un autre journaliste d’El Mundo qui m’ont demandé de faire une fausse déclaration à la police espagnole. Je me suis exécuté parce qu’ils m’avaient promis l’acceptation de ma demande d’asile politique. Et j’ai donc déclaré avoir été contacté par les services secrets français et marocains pour leur fournir des informations sur Ali Lamrabet», explique Bouchti dans le rapport du juge d’instruction. En juillet dernier, Bouchti revient à Oujda et se dirige au poste de police pour raconter son périple. Le parquet engage alors l’action publique et poursuit Bouchti pour escroquerie (parce qu’il se faisait passer pour un officier des FA alors qu’il ne l’était plus), immigration clandestine et dénonciation calomnieuse. Le parquet a fait appel de la décision rendue en première instance. Autant dire que Bouchti risque la prison pour une période encore plus longue. Naoufal BELGHAZI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc