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Filière de primeurs
Objectif, 1,7 million de tonnes à l’export

Par L'Economiste | Edition N°:3443 Le 12/01/2011 | Partager
Mais la diversification des marchés est en panne
Une enveloppe d’investissement de 21 milliards de DH

FER de lance des exportations des produits agricoles à l’état frais, les primeurs affichent une croissance à la fois forte et soutenue. En l’espace de 5 années, les exportations ont pratiquement doublé pour se situer aux alentours de 750.000 tonnes.
Abstraction faite des réalisations de la campagne passée qui a marqué un fléchissement de 14% par rapport à la saison précédente, la tendance s’est toujours inscrite à la hausse. De moins de près 400.000 tonnes en 2004/2005, les exportations ont atteint 675.000 tonnes lors de la campagne 2009/2010 après avoir culminé à 786.600 tonnes l’année précédente. Le chiffre d’affaires drainé annuellement à l’export est de l’ordre de 3,5 milliards de DH.
Avec une superficie moyenne de 30.000 ha, les cultures hors saison de primeurs assurent une production totale de 1,6 million de tonnes. Elles concernent environ 8.000 producteurs et créent plus de 12 millions de journées de travail.
Selon les termes du contrat-programme signé avec le gouvernement, la filière s’engage à mettre en place 12.000 ha de cultures sous serres et 8.000 ha de plein champ pour atteindre une production de 3 à 3,5 millions de tonnes en 2020. A cette échéance, l’export sera porté à 1,7 millions de tonnes. Avec à la clé, la réalisation de 150 projets d’agrégation autour de stations de conditionnement et d’unités de valorisation. Le tout, moyennant une enveloppe globale d’investissement de 21 milliards de DH dont 2 milliards à la charge de l’Etat.
La filière a connu une forte diversification par produits et par variétés. De sorte, que les tomates qui représentaient plus de 90% des exportations n’interviennent aujourd’hui que pour 30%. Une panoplie de produits comme l’haricot vert, le poivron, la courgette, le concombre, les piments, les petits pois ou encore les salades et autres potiron et poireaux font désormais partie des exportations. Au chapitre des fruits, le melon, fraise, framboise, pêche, figue de barbarie, pastèque et avocats sont aussi expédiés.
Néanmoins, la diversification par marchés n’a été que timidement entreprise. Les marchés de l’Union européenne continuent en effet de concentrer l’essentiel des exportations marocaines. La campagne passée, ils ont absorbé plus de 92% de nos expéditions de primeurs. Ceci, malgré un cadre contraignant caractérisé notamment par un système de quota, calendrier d’exportation et prix d’entrée assorti de pénalités en cas de non respect du seuil. Pour contourner, ces restrictions, les professionnels ont eu souvent recours au dédouanement des marchandises dans le cadre des accords de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Or, malgré son caractère légal et le coût fiscal qu’elle engendre, la pratique a toujours soulevé un tollé auprès de la concurrence espagnole. D’où la demande des professionnels de libéraliser le marché intérieur des fruits et légumes tout en instaurant des normes de qualité à l’instar d’ailleurs de l’Europe communautaire. Requête qui, parait-il a fait son chemin puisqu’elle figure parmi les engagements de l’Etat. Il en est de même de l’appui à la diversification des marchés extérieurs via la promotion des exportations.

 


Maraîchage: 6,7 millions de tonnes


Globalement, la filière maraîchère de primeurs (saison et hors saison) assure une production de 6,7 millions de tonnes. Elle procure 60 millions de journées de travail par, soit l’équivalent de 200.000 emplois permanents. Environ 50 millions de journées de travail sont assurées au niveau des champs et le reste par les stations de conditionnement. A elles seules, les cultures maraîchères de saison qui fournissent le marché de bouche et l’agro-industrie produisent plus de 5 millions de tonnes de divers fruits et légumes.

 


A. G.

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