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Filière de primeurs
Le prix de la tomate double

Par L'Economiste | Edition N°:3443 Le 12/01/2011 | Partager
Au détail, il s’établit entre 6 et 7,50 DH le kilo
Les sorties à l’export limitées entre 1.000 et 1.500 tonnes/jour

Après le marasme des mois de novembre et décembre derniers, le marché des tomates reprend de plus belle. Lundi dernier, la caisse de tomates issue des écarts de triage ou de la marchandise tout venant était négociée entre 130 et 170 DH sur le marché de gros d’Inezgane à Agadir. Place hautement représentative des transactions sur les fruits et légumes puisque la région en concentre 70% de l’approvisionnement du pays et plus de 90% s’agissant de l’exportation. Ces niveaux de prix sont à augmenter de 50 à 60% pour les ventes en détail. Frais de transport et marges des intermédiaires obligent, le prix du kilo devrait se situer entre 6 et 7,5 DH. A l’export, la tendance à l’amélioration a été amorcée dès la fin de la semaine passée. Les offres pour les tomates rondes variaient entre 0,65 et 0,70 euro/kg sur le marché Saint Charles (France) contre 0,40 et 0,45 euro/kg quelques jours auparavant. Poivron et haricot vert ont vu également leurs prix s’apprécier sensiblement. A titre d’exemple, le poivron a été commercialisé entre 0,70 et 0,80 euro/kg contre 0,50 euro/kg alors que le prix de l’haricot vert est passé à 1,50 euro/kg pour la catégorie I dite helda. Ceci, après un mois de décembre jugé catastrophique par la profession. Période qui a été marquée par une perturbation des ventes due notamment aux intempéries en Europe et à des problèmes d’ordre logistique au Maroc. (cf. Edition du jeudi 6 janvier.www.leconomiste.com). Pour juguler la situation, les professionnels ont dû réduire les niveaux des expéditions à 1.000 tonnes/jour malgré l’importance des stocks accumulés dans les frigos. Décision qui a été confirmée lors de la réunion du comité des primeurs tenue la veille du week end dernier à Agadir. «Cette rencontre qui a réuni les producteurs, exportateurs et responsables du contrôle de la qualité, a été consacrée exclusivement à la tomate», signale Mohamed Kabbage, secrétaire général de l’Apefel (Association des producteurs exportateurs des fruits et légumes). En cause aussi, la répartition du contingent au titre du mois de janvier. Celui-ci s’élève à 31.000 tonnes auxquelles s’ajoute un quota additionnel de 8.400 tonnes. Mais ce dernier n’a été réparti qu’à moitié pour maintenir le dosage des sorties qui a été porté à 1.500 tonnes/jour maximum. Prudence oblige, la veille sur la qualité sera aussi de rigueur. Un écrémage des marchandises sera opéré au niveau des calibres et de la présentation des fruits. D’autant plus que la production espagnole s’annonce cette année d’une qualité irréprochable.
Pour le moment, le potentiel export prévu pour le mois de janvier, toutes destinations confondues, est de l’ordre de 50.000 à 60.000 tonnes. Autant dire que le marché intérieur ne profitera que d’une offre limitée à prix probablement élevés.

A. G.

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