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    Figuig: La petite mine en crise

    Par L'Economiste | Edition N°:2561 Le 03/07/2007 | Partager

    . Impossibilité d’accéder au stade de PME. Des artisans mineurs surexploités, en colère. Dérisoires, les prix réglés aux producteursDes artisans mineurs, ayant tiré les leçons du passé, cherchent à trancher avec la Centrale d’achat et de développement minier du Tafilalet et de Figuig. C’est le cas de l’association Boudhar du développement minier de Béni-Tadjit, dans la province de FiguigLa Cadétaf, gérant des centres miniers dans les provinces de Zagora, Errachidia et Figuig, est accusée, selon Lahcen Belghoud, président de l’association Boudhar, de surexploiter la main-d’œuvre minière et de sous-payer le minerai produit, notamment le zinc. Les résultats des analyses pour déterminer la teneur du minerai sont également vivement contestés par les artisans mineurs et les travailleurs indépendants. Un droit de regard sur le cahier des charges au terme duquel les sociétés Brochim et Glomine se sont adjugé le monopole de l’achat, et la commercialisation du minerai aussi est revendiquée. «Mais en vain», précise le président de Boudhar. Ainsi, les artisans mineurs ont organisé régulièrement des manifestations et des sit-in pour protester contre ces pratiques et les dénoncer, pour exprimer leur mécontentement et indignation.L’association révèle aussi qu’un déficit notoire est enregistré en matière de formation, qui devrait en principe permettre aux artisans mineurs de passer au stade d’industriels et, en conséquence, à la petite mine de parvenir au stade de PME. Le même déficit est signalé en matière de financement et d’équipement. La Cadétaf ne contribue pas à la protection sanitaire et sécuritaire de l’artisan mineur telle que stipulée dans le dahir de 1960. Par ailleurs, «la teneur du minerai produit est, déplore Belghoud, sous-évaluée, alors que les prélèvements relatifs aux frais et charges de fonctionnement de la Cadétaf, de l’entreposage, du magasinage, de vente, de commercialisation… sont surévalués». Ainsi, note-t-il, les prix réglés aux producteurs sont dérisoires par rapport au cours des principaux marchés mondiaux, sur lesquels les prix référentiels connaissent, ces derniers temps, une véritable explosion avec l’entrée massive de clients chinois. Le prix du zinc avoisine les 4.000 dollars la tonne. Et des ouvrières, exposant leur santé à diverses maladies, ne perçoivent que 25 DH pour une journée de 8 heures de dur labeur. En somme, il semble que la Cadétaf est loin d’assumer les missions pour lesquelles elle a été créée. Elle fait toujours face à une industrie minière artisanale. En l’absence d’accompagnement, de structuration et de promotion de la petite mine, les artisans mineurs et les travailleurs indépendants, ayant appris le métier sur le tas, continuent de «trimer» sans résultat. Ne faudrait-il pas s’orienter vers une organisation libérant la petite mine et permettant aux exploitants de mettre en place un organisme fédérateur de synergie, privé, associatif ou coopératif, pour une meilleure exploitation du secteur ? L’Etat ne devrait-il pas aller vers une véritable mise à niveau de la petite mine?Le dernier conseil d’administration a certainement constitué une bonne occasion de débattre de la problématique de la petite mine et de l’ensemble des problèmes soulevés par les associations d’artisans mineurs.Mohammed Zerhoudi

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